Fiche matricule de recrutement

DENIS Georges Célestin

16/08/1182 - 19/04/1915

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Informations personnelles

Né le 16/08/1182 à Paris, Département de la Seine

Résidant à Canton de Tannay, Nièvre

Profession : Cultivateur, Élève des hospices de la Seine

Résidence familiale :


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxblonds
Yeuxbleus
Frontcouvert
Nezmoyen
Visageovale
Taille1.61 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule nr. 423 Bureau de Cosne. Classe 1902

Inscrit sous le nr. 1 de tirage de canton de Tannay

Classé dans la 1 e partie de la liste en 1902 « Bon »


Détail des services et mutations diverses

15-11-1903
Appelé à l’activité pour le 26e Régiment d’Infanterie. Arrivé au corps le dit jour. Immatriculé sous le nr. 7075. Soldat 2e classe. Certificat de bonne conduite « Accordé »

30-07-1904
A accompli au 8e Régiment de Dragons un stage comme ordonnance d’officiers montés du 16-06-1904 au 30-07-1904. A obtenu la note « Assez bien »

25-10-1906
Passé dan la réserve de l’armée active (art. 39 de la Loi du 21-03-1905)

13-10-1907
Résidant à St. Targeau, hameau de Moulignon

19-02-1909
Résidant à Fontenoy le Comte

14-06-1909
Résidant à St. Targeau, ferme de Boulignot

20-08-1909
1e période d’exercices du 20-08 au 11-09

03-04-1910
Résidant à Chevannes, chez Mr Rabier

11-09-1910
Résidant à St. Targeau, aux aux counettes

11-12-1910
Résidant à Montereau, hameau de Courceauxchy Bourdin

09-04-1911
Résidant à Pavigny forge chez petit ferme de Champagne

02-07-1911
Résidant à Voisenon chez Coutillon

12-09-1911
Résidant à Vert St. Denis, hameau de Pouilly le Fort, chez Poirier.

15-05-1912
2e période d’exercices du 15-05 au 31-05

16-12-1912
Passé au Régiment d’Infanterie de Cosne (85e RI)
N.d I 969 M/A1 du Général Commandant le 20e Corps Armée du 29-11-1911.

11-08-1914
Rappelé à l’activité mobilisation. Arrivé au corps aux armées.
85e Régiment d’Infanterie, 1e Bataillon, 4e Compagnie.
Le Régiment est déjà parti de Cosne le 7 et 8 aout et Le régiment débarque le 8 aout à Châtel Nomexy, sur la voie ferrée Nancy-Épinal.
Igney est son premier cantonnement

14-08-1914
Le lendemain, dans la soirée, le régiment se met en marche, et alors
commence la période de concentration où, en de longues étapes, par une chaleur accablante. Le régiment se porte à la Meurthe
Baptême du feu. Le régiment doit attaquer Domèvre, les 2e et 1e bataillons première ligne, le 3e bataillon en soutien. Après avoir franchi le
ruisseau de la Blette, les hommes entendent pour la première fois le sifflement des balles et l’éclatement des obus. Le 1er bataillon talonne l’ennemi qui se replie et, le 14 au soir, les 1ère et 3e compagnies occupent la partie sud-est de Blâmont.
Pertes : tués 9, blessés 68, disparus 8

18-08-1914 au 20-08-1914
Le mouvement en avant est repris. La 31e brigade a pour mission d’occuper Sarrebourg avec le 95e RI, flanc gardé par les 3e et 4e compagnies du 85e RI qui se portent sur Bühl. L’attaque est appuyée par les 2e et 3e bataillons du 85e RI. Ces mouvements s’exécutent sans que le régiment ne rencontre de résistance de la part de l’ennemi.
Le lendemain, la division doit enlever les hauteurs situées au nord de Sarrebourg et le régiment reçoit comme objectif Reding, localité située à l’extrême droite du front d’attaque de la division.
A 8 heures, le 2e bataillon atteint la route de Sarrebourg-Bühl. A ce moment précis, l’artillerie ennemie ouvre un feu d’une extrême violence. Les batteries boches, qui avaient leur tir réglé sur ce point, tirent par salves de quatre pièces. Le 3e bataillon, qui au cours de la progression, a été arrêté en arrière de la lisière sud de Sarrebourg, est alors envoyé sur Petit-Eich pour appuyer l’attaque du 2e bataillon. Il exécute son mouvement par petites colonnes qui gagnent le lit de la Bièvre, où les hommes marchent dans l’eau jusqu’à la ceinture.
A 16 heures, tout le régiment est engagé (sauf les 1ère et 2e compagnies, qui gardent les ponts de la Sarre). Il forme deux groupements: le groupement de Bühl, et le groupement d’attaque de Petit-Eich.
Dans la soirée, l’action se ralentit sur tout le front. Le colonel Rabier en
profite pour pousser dans la direction de Reding quelques éléments. Ils sont immédiatement soumis en plein découvert à un barrage des plus violents de shrapnells et un tir très nourri de mitrailleuses qui les prennent d’enfilade. Seule une patrouille de la 9e compagnie arrive aux
abords de Reding.
Depuis longtemps notre artillerie de campagne est réduite au silence par les pièces de 150 et de 210, auxquelles elle ne peut répondre parce que hors de sa portée. Nos troupes, écrasées par le feu de l’artillerie lourde, sont chassées des maisons du village par des incendies qui se déclarent
en plusieurs endroits.
Un ordre de la brigade prescrit au 85e de se replier en manœuvrant.
Ces journées de combat avaient été particulièrement dures. Des pertes considérables, dues surtout à la supériorité de l’artillerie lourde ennemie qui opérait comme sur un champ de manœuvre dont chaque point était repéré d’avance.
Pertes : Tués 45, blessés 275, disparus 646
L’historique du 85e RI donne 1 137 tués, blessé et disparus.
Autre sources parlent de plus que 1300 hommes.

21-08-1914
Repli du 8e Corps d’Armée derrière La Mortagne. Le 85e RI se porte à Lorquin, puis le 1e bataillon à Aspach, cote 356, les 2e et 3e bataillons au Bois de La Minière. À 7h les 1e et 3e bataillons manœuvrent en retraite sur le signal de Hattigny. À 9h le régiment se porte à la cote 375 ouest des bois de Blamont. Étape pénible en raison de la fatigue des jours précédents et du terrain détrempé et glissant.
Stationnement de la nuit du 21/22 : Barbas et Blamont avec le 95e RI.

22-08-1914
Retraite sur Flin, après un bombardement violant sur le Bois des Prêtres.

24-08-1914
La situation matérielle du régiment est suivante :


  1. dans le commandement : 1 colonel blessé, 2 chefs de bataillon tués.

  2. Dans les unités : 2 capitaines tués, 1 blessé, un nombre considérable de chefs de section, officier ou sous-officiers tués, blessés ou disparus.

  3. Troupe : 1150 hommes environ tués, blessés ou disparus.

  4. Service Médical : disparu en entier (médecins et infirmiers restés dans le lazaret de Sarrebourg

  5. Mitrailleurs : 3e section disparue

  6. Musique : disparue pour les 2/3



25-08-1914 au 02-09-1914
l’Ordre de reprendre l’offensive sur le front de toute l’armée est donné.
les 1er et 3e bataillons appuient l’attaque de Mattexey par le 95e RI, qui est considérablement éprouvé.
Le 26, le 1e bataillon pénètre dans Clézentaine en feu.
Le 28, le 3e bataillon reçoit l’ordre de passer la Mortagne et de s’établir dans le bois du Feing. La 10e compagnie franchit la rivière sous un feu violent. Après un vif engagement sous bois, la compagnie doit se retirer sur la Mortagne. A 18 heures, le 3e bataillon, appuyé par le 2e attaque le bois du Feing et le village de Saint-Pierremont. La 11e atteint sans trop de pertes son objectif, la 12e essaie de déboucher sur Saint-Pierremont. Les troupes sont accueillies par un feu terrible. Dans leur ardeur, des braves inconnus se jettent dans le ruisseau de Beloitte, qu’ils essaient de franchir et le courant les emporte. D’autres, parviennent jusqu’au pont du village, à quelques mètres des mitrailleuses qui les fauchent.
Au moment où le 2e bataillon atteint la Mortagne, une fusée donne le signal d’un tir de barrage des plus nourris. Une fraction de la 8e compagnie, d’autres de la 6e, sont décimées par l’éclatement malheureux d’un obus de gros calibre.
Après une nouvelle opération sur Saint-Pierremont, le régiment est relevé par le 13e RI, le 2 septembre.
Pertes dans ce période : tués 27, blessés 102, disparus 53

02-09-1914
Le commandant du 85e RI signale ce jour dans le J.M.O. :
« La situation sanitaire du régiment laisse fort à désirer ( fatigue considérable des hommes, nombreux cas de typhoïde et de diarrhée dysentériforme, provenant de la qualité d’eau consommée, de la présence des cadavres et de déjections de toutes sortes, peut-être dans une certaine mesure de la qualité de pain de distribution, qui est fréquemment moisi. »

09-09-1914
Le 2e bataillon soutient une attaque du 98e RI sur Xaffévillers, les 1e
et 3e bataillons une action du 95e RI sur Saint-Pierremont.
Pertes : 4 tués, 140 blessés, 41 disparus.

13-09-1914
Le 8e C.A. était rappelé sur la Moselle et le 85e RI embarquait à
Châtel-Nomexy pour une destination inconnue. De ceux qui six semaines auparavant avaient débarqués en cette même gare, plus de 1 500 manquaient à l’appel.

18-09-1914
Le 16e DI se porte sur les cotes de la Meuse. Étapes sous une pluie battante et par une nuit des plus obscures. Des guides sont pris à Dompierre. Vers 23h le régiment atteint Thillot-sous-les-Cotes entièrement abandonné. Interdiction d’avoir des feux ou de la lumière. L’ennemi est signalé vers Woël – Doncourt avec postes avancés vers Avillers et ferme à 3 km au nord.

19-09-1914
le 2e bataillon entre vers 11 heures, dans Woël évacué par l’ennemi. A la même heure, le 3e bataillon occupait Doncourt. Ses objectifs atteints, le régiment reçoit à la nuit, l’ordre de pousser sur Saint-Hilaire.
Le 1er bataillon, resté jusque- là en réserve, en est chargé. Ces mouvements n’échappent pas aux observateurs ennemis. Une batterie ouvre le feu et le premier obus tombe sur le groupe des officiers du 1er bataillon, rassemblés autour de leur chef pour recevoir ses instructions.
Pertes : 6 tués, 14 blessés.

20-09-1914
Le régiment, embarqué à Lérouville, est transporté à Sainte-Menehould. Il cantonne à Rapsecourt, en réserve d’armée; mais, après quarante-huit heures de repos, il est rappelé sur la Meuse.

22-09-1914 au 30-09-1914
L’ennemi était maitre du fort du Camp-des-Romains. Il faut alors
l’empêcher à tout prix de passer la Meuse. Tandis que le 2e bataillon s’organise face au fort, le colonel, avec ses deux autres
bataillons, se porte dans la direction du bois d’Ailly, pour barrer le passage à un ennemi beaucoup plus nombreux et mieux armé. Le choc est sanglant. Combats dans le Bois d’Ailly. L’ennemi, avec des mitrailleuses, s’est terré dans de petits éléments de tranchée construits à la hâte, dans le fossé nord de la route de Marbotte à Saint-Mihiel, ayant derrière lui le bois d’Ailly. Le 29, le 1er bataillon occupe les tranchées de la Maison-Blanche, où il reçoit l’ordre d’attaquer la route à lisière du Bois d’Ailly. Les hommes délaissent leurs tranchées et, à travers les petits sapins, se ruent sur le bois d’Ailly. Au-dessus de leurs têtes, les shrapnels éclatent; devant leurs poitrines les mitrailleuses crépitent. Mais malgré les pertes, les 3e et 4e (Denis) compagnies progressent toujours. Bientôt elles sautent dans le fossé de la route pour un terrible corps à corps à la baïonnette. L’ennemi se repli.
Pertes dan ce période : 25 tués, 101 blessés, 30 disparus.

01-10-1914 au 12-02-1915
Le 1e et le 3e bataillon vont cantonner à Sampigny. Dans le mois
d’octobre et de novembre, ils sont engagés dans différents secteurs de la forêt d’Âprement, Croix Saint-Jean, Bois Brulé, la Louvière, où peu à peu, la guerre de rase campagne fait place à la guerre de position.
Jusqu’au 3 décembre, le 2e bataillon tient Han et les passages de la Meuse, puis, après un court repos à Vignot, rejoint le régiment au Bois Brulé. C’est le commencement d’une longue et pénible période d’occupation en forêt d’Âprement. Notre ligne est maintenant continue, des boyaux sont creusés, des réseaux de fil de fer sont posés; toute une organisation défensive, minutieusement étudiée, apparait.
Néanmoins la vie du secteur reste très dure et plus particulièrement pendant les mois d’hiver. C’est la boue qui envahit la tranchée où veillent les guetteurs; c’est le froid rendu plus difficile à supporter par suite de l’immobilité; les mains se crevassent, les pieds gèlent; c’est le ravitaillement difficile pendant la nuit; c’est la vermine qui s’attaque à l’homme et le ronge; c’est, les lignes se touchant, la lutte continuelle à la
grenade de tranchées à tranchées; ce sont les nombreuses et petites attaques locales.
Pertes dans ce période : 105 tués, 652 blessés, 27 disparus

12-02-1915
Après avoir été au repos à Lignières-Levoncourt- Lavallée, le régiment était remonté à la tranche Bois Brulé où l’ennemi, supérieur en artillerie et en engins de tranchée, entretenait depuis novembre une lutte sévère, causait de lourdes pertes et, bastion par bastion, tranchée par tranchée, enlevait la redoute du Bois Brulé et ses abords. Le 15 février, il faisait sauter quatre mines et s’emparait de la première ligne.

22-02-1915
Attaque pour reprendre le terrain perdu le 15. L’attaque est sans succès. Les allemands contre attaquent en masse. L’artillerie enfin déclenchée ouvre le feu, mais trop tard. Les compagnies et sections du 1e bataillon plient et se retirent pied à pied sur les emplacements du matin.
Pertes : tués 18, blessés 106

23-02-1915 au 11-04-1915
Le 85e RI reste dans les tranchées de Louvière et du Bois Brulé. Les hommes travaillent les tranchées, abris et boyaux. Tous les jours ils sont bombardés par obus et grenades.
À la fin de ce période Denis est tombé malade.

Le 8e C.A. avait un problème avec la fièvre typhoïde et la Service Santé parle d’une épidémie dès la fin d’octobre 1914. Les soldats du 85e RI ont reçu une vaccination en janvier et février 1915 contre typhoïde.

En recherchant le J.M.O du groupe brancardiers ils ont ramené dans le secteur Foret d’Âprement 3 malades du 85e RI le 31 mars. Après cette date et le 11 avril il n’y avait pas des malades du 85e RI.

Le parcours des malades était suivant : les malades sont transportés du front, poste de secours, au Ambulance 8/8 au caserne Oudinot à Commercy. Ambulance 8/8 était une ambulance de triage des blessés et malades. Malades contagieux ou non transportables était transporter à l’Ambulance 6/8 situé aussi au caserne Oudinot ou les malades sont traité. Si c’était nécessaire le malade était transporté à Void, Ambulance d’évacuation.



11-04-1915
Évacué malade sur hôpital de Neufchâteau pour fièvre typhoïde.


Jour de décès

19/04/1915

Ce jour là, Georges Denis a décédé à 7h30 le matin à l’hôpital Rebeval à Neufchâteau, âgé de 32 ans.
Mort des suites de maladie contractée en service.
Mort pour la France


Citations

Néant


Médailles

Néant


Inhumation

88 – Vosges
Commune de Neufchâteau
Nécropole Nationale
Tombe 684


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

- archives SHDGR GR 26 N 130 004 0075 T

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