Fiche matricule de recrutement

DEFOSSE Louis

16/05/1895 - 19/09/1918

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Informations personnelles

Né le 16/05/1895 à Mhère

Résidant à Mhère (Enfert)

Père : Defosse Charles

Mère : Charneau Marie

Profession : cultivateur

Résidence familiale :


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxchataîns
Yeuxjaune foncé
Frontdécouvert
Nezrectiligne
Visageovale
Taille1.77

Recrutement

Fiche matricule nr. 1617 bureau de Cosne. Classe 1915

Inscrit sous le nr. 22 de la liste de canton de Corbigny

Classé dans la 1e partie de la liste en 1914 « Bon »


Détail des services et mutations diverses

19-12-1914
Incorporé au 27e Régiment d’Infanterie.

20-12-1914
Arrivé au corps

23-04-1915
Passé au 10e Régiment d’Infanterie

29-04-1915
J.M.O. du 10e RI :
« À 4h30 un renfort arrive à « La Croix St. Jean » destinées au 2e Bataillon. Ces renforts sont immédiatement répartis pars les unités. Le régiment reconstitue ses cadres fortement éprouvés par les derniers combats. »
Le 10e RI occupe janvier 1915 le front dans le Foret d’Apremont secteur Bois d’Ailly, lieu « Croix St. Jean » et a subi des grosses pertes chaque jour.

04-06-1915
Passé au 167e Régiment d’Infanterie dit « Les Loups du Bois du Prêtre »
Ni le J.M.O. du 10e RI, ni le J.M.O. du 167e RI mentionne le passage de Defosse. On sait pas le raison. Peut-être le raison est la constitution d’une nouvelle 128e Division d’Infanterie et réorganisation du 167e RI pour les combats en Argonne

02-07-1915 au 25-09-1915
la 128e Division d'Infanterie nouvellement constituée, prend position en Argonne. Le 167e RI occupe le terrain au pied des pentes de la rive droite de la Bionne entre la Harazée et la Hoyette.
Immédiatement, les travaux sont entrepris. Ils comportent la mise en état des premières tranchées de 2e ligne, (Tranchée de Servon). La construction d'une tranchée de 2e et 3e ligne, (tranchée intermédiaire, tranchée circulaire). Établissement de boyaux d'accès, (boyau de Mamey, boyau de Toul et boyau de Nancy). Beaucoup de bombardements d’obus,
attaques en contre-attaques. Une vraie guerre de tranchées.

25-09-1915
Pendant une attaque du 167e RI sur la sortie N des bois de la Noue de Beaumont, Defosse est blessé par un éclat d’obus à la jambe gauche.
Les pertes de ce jour sont :
Tués 96, Blessés 522 dont Defosse, disparus 452
Cette attaque fait part de l’offensive de Champagne. Les résultats :4 km de terrain gagnés. Pour cela, 200 000 Allemands et 140 000 Français ont été tués, blessés ou portés disparus.


Defosse nr. 249 sur la liste de 522 blessés dans le J.M.O.

28-04-1916
Proposé pour changement d’armes (artillerie). Commission de réforme d’Autun. Voir avis collectif nr. 20
Je n’ai pas pu trouver le raison de ce changement. Peut-être c’est le résultat de la blessure de Defosse qui lui fait inapte à être fantassin.

01-06-1916
Passé au 37e Régiment d’Artillerie de Campagne (RAC)
Une groupe du 37e RAC est incorporé dans la 66e division d’Infanterie dit la « Division Bleue », parce que c’est une division de chasseurs.
Après une période de manœuvres au camp d'Arches le 37e RAC embarque et suivent la 66e Division de chasseurs vers la bataille de la Somme.

19-08-1916 au 01-10-1916
L’AD 66 se met en batterie dans la Somme entre Curlu et Feuillères, puis le 1 septembre dans le ravin de Croisette-Monacu et le 15 Septembre au bois de Riez et à Omniecourt. De ces 3 positions successives les 3 groupes appuient l'infanterie des 7e et 6e C. A. dans les attaques sur Clery, la tranchée des Berlingots, Bouchavesnes, le bois Labbé. Pendant cette période qui dura 44 jours les artilleurs de la Division surmenés par des tirs intenses et incessants décimés par les bombardements meurtriers et continuels qui leur font perdre la moitié de leur effectif, sans sommeil, sans repos.

18-10-1916 au 10-10-1916
Des reconnaissances sont parties dans le secteur de Sailly-Saillisel, et le lendemain les groupes du AD 66 vont mettre en batterie dans le ravin de Rancourt et du bois Gigot (Ravin des Aiguilles). C'est ici que se place
un des épisodes les plus dramatiques de la vie du Régiment et dont les survivants ont gardé tous un souvenir également ineffaçable : à la suite d'une erreur la colonne se trouve égarée de nuit dans ce « Bled» défoncé
et incroyablement boueux qu'était la Somme, les canons et les caissons roulent dans les trous d'obus et disparaissent avec leurs chevaux dans la boue, les hommes exténués par plusieurs marches forcées, mettent deux jours à se tirer de ce mauvais pas. Mais bien des chevaux sont restés enlisés dans la boue, et bien des hommes y sont restés aussi, victimes du tir ennemi.
Les 3 groupes AD 66 restent sur leurs positions appuyant les progressions des 66e et 42e DI vers Sailly-Saillisel, et le bois de St-Pierre Vaast.

10-11-1916
Au front dans les Vosges. Travaux et appui plusieurs coups de main.

21-03-1917 au 01-04-1917
Secteur de l'Aisne. Les 3 groupes de AD 66 sont rassemblés pour la grande offensive du mois d'avril, en position d'attente dans le bois de Beau-Marais.

01-04-1917
Le groupe du 37e RAC de l’AD 66 est incorporé dans un nouveau régiment qui est formé et nommé le 240e Régiment d’Artillerie de Campagne. Le régiment consiste de 3 groupes à 3 batteries.

09-04-1917
Defosse passe au 240e RAC. Il est incorporé dans la III groupe, 29e batterie

16-04-1917 au 14-06-1917
L'échec de la grande offensive oblige le Régiment à rester sur ses positions d'attente, sans abri, en plein marais aux vues de l'ennemi qui les bombarde sans arrêt en gros calibre. A la fin du mois d'avril dans la nuit du 29 au 30, un tir particulièrement efficace d'obus toxiques estimés
au nombre 20.000 pendant 12 heures réduit à presque rien les deux premiers groupes du Régiment.
Les batteries changent fréquemment d'emplacements dans l'inhospitalier bois de Beaumarais pour échapper du moins aux tirs d'artillerie réglés,
Pertes du 30 mars au 14 juin :
285 tués, blessés et intoxiqués, 450 chevaux et 9 canons démolis

18-07-1917 au 28-08-1917
Après un repos dans la région de Chelles, le régiment devait prendre part, à la revue du 14 Juillet à Paris, mais le 13 le front le réclame et il est rappelé en hâte dans le secteur de la Royère. ( Chemin des Dames)
Il prend position le 18 Juillet dans la région de Chavonnes, d'Ostel. Vailly, Rougemaison, pour appuyer la 77e DI relevée une semaine après par la 66e DI. La groupe III est en position dans les environs de la Fosse Marguet.
Le 30 juillet les chasseurs enlèvent la tranchée de la Gargousse (près de la Royère) aidés par les tirs du 240e RAC.
Pertes dans cette période : tués 6, blessés 22

Le 240e passe la fin du mois d'aout et le début de septembre à Borest près de Senlis. Dès le 10 Septembre un fort détachement composé de tout le personnel, troupe et officiers, disponible est transporté dans la région de Vailly pour y construire 26 positions de batterie, en vue de la bataille d'octobre qui se prépare.

23-09-1917 au 01-12-1917
Le gros du Régiment reprend peu près ses positions du mois de juillet.
La IIIe groupe prend ses positions à Oigny.
La réaction de l'artillerie a été particulièrement violente vers le 15 octobre où elle a occasionné des pertes au 240e notamment par l'ypérite. Une citation dit : « Le IIIe groupe du 240e R AC a subi pendant plusieurs jours de violents bombardements ennemis du 15 au 20 Octobre 1917 ; malgré des pertes sensibles en matériel et en personnel tués, blessés ou intoxiqués, a parfaitement assuré sa mission ».
Le 240e RAC coopère pour sa bonne part à la victoire de la Malmaison les 23 et 25 octobre par la violence de ses tirs de harcèlement préparatoires pendant plusieurs semaines et par la bonne exécution des barrages roulants bien ajustés, et il fait un bond en avant pour poursuivre de ses feux l'ennemi en déroute au-delà de l'Ailette.

01-12-1917
Defosse est nommé maitre pointeur

05-12-1917
Mouvement du 240e RAC en Haut Moselle par plusieurs étapes.

13-12-1917 au 30-03-1918
Le IIIe groupe relève le 1e groupe du 225e RAC. Les batteries sont positionnées : 27e batt. Honeck, 28e batt. Niedereck, 29e batt. Freundstein.
Une section du IIe Groupe prise sous un tir méthodique à ypérite perd son personnel dont plus de la moitié meurt dans l'espace d'un mois. Pendant 3 mois le régiment assure la surveillance des lignes sur un secteur de 17 km. depuis le Judenhut jusqu'à la route de Thann à Mulhouse. Ses positions sont fréquemment et violemment bombardées, et, quand le régiment est relevé, c'est avec un personnel déjà fatigué
qu'il marche vers les champs de bataille décisifs de l'année 1918.

31-03-1918 au 01-05-1918
Mouvement du 29e batterie vers Ailly sur Noye par Haut Rhin, Haute Saone, Montmarck (Oise) Bosquel (Somme). Le mouvement arrète à Remiencourt où le batterie est mis en position d’attente à 20h.

04-05-1918 au 31-05-1918
Le 29e batterie prend position près d’Ailly sur Noye. Le 66e Division a formé 2 groupes d’artillerie. Le 29e batterie forme avec le III/240 et le I/240 le groupe Sud. Tirs de harcèlement et de concentration sur l’artillerie allemande dans la région Dommartin et Bois d’Hailles.

01-06-1918 au 08-08-1918
Même tirs de harcèlements. Le 240e RAC reste le seul artillerie de la 66e Division. Dans ce période plusieurs canons dans les groupes éclate et le régiment est assez fatigué par une épidémie de grippe qui atteint environ 8% de l’effectif.

08-08-1918 au 18-09-1918
La 29e batterie a occupé une position près de Mailly-Raineval. La guerre de mouvement commence. Tirs sur le Bois de Moreuil et Genouville. Suit avances par Warsy, Plessis, Rozainvillers. Tirs d’accompagnement sur le Bois des Courettes.

18-09-1918
La 59e DI relève la 66e DI. L’artillerie de cette division reste en secteur. Organisation d’Artillerie : 1 groupe d’AC, Colonel Joly 1/240, 2/240, 3/240. Selon le J.M.O. de la 29e batterie, la 3/240 est stationnée à la Ferme Monticouvé et le 29e batterie à la Ferme St. Remy.
Selon le J.M.O. du AD59 : « Tirs de concentrations massifs sur les nids de mitrailleuses repérées et sur le Mont des Singes, voie ferrée et bois environnants (préparation de l’attaque) Tirs de C.P.O. en réponse à des tirs ennemis, harcèlements sur les arrières. Consommation : 18.000 coups de 75, 900 de 155 »

Ce jour là Defosse est blessé. Ni le J.M.O. de l’AD59, ni le J.M.O. du 240e RAC, ni le J.M.O. de la 29e batterie mentionne sa blessure.
Le Service Santé de la 66e Division mentionne ce jour un transport de 6 blessés.
Defosse est transporté du Ferme St. Remy sur l’Ambulance 3/55 à Jaulzy.


Jour de décès

19/09/1918

Ce jour à 13h Defosse est mort pour la France, des suites de plaie du thorax par éclat d’obus, dans l’Ambulance 3/55 SP. 236 à Jaulzy.
Il avait 23 ans.


Citations

Cité à l’ordre du 240e d’Artillerie nr. 25 du 5 juillet 1917 :
« Bon servant, blessé comme fantassin en Argonne à son poste de combat le 25 septembre 1915 »

Cité à l’ordre du 240e d’Artillerie du 16 aout 1917 :
« Ancien fantassin s’est mis avec ardeur à apprendre ses nouvelles fonctions et est devenu un très bon pointeur s’est particulièrement distingué pendant les tirs du 25 juillet au 12 aout 1917 »

Cité à l’ordre du 240e d’Artillerie nr. 43 (1) du 26 octobre 1917 :
« Très bon pointeur s’est particulièrement distingué pendant la période d’attaques du 20 au 25 octobre 1917 »


Médailles

Médaille Militaire
Croix de Guerre, avec palmes


Inhumation

Pas trouvé confirmation, mais probablement au Cimetière Communal de Mhère.


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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