Fiche matricule de recrutement

PREVOTAT Philibert

26/04/1890 - 20/07/1919

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Informations personnelles

Né le 26/04/1890 à Mhère

Résidant à Mhère

Père : Prévotat Dominique

Mère : Tissier Marie

Profession : cultivateur

Résidence familiale : Mhère


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxchâtains moyens
Yeuxmarron foncé
Frontmoyenne
Nezgrand
Visage
Taille1.69

Recrutement

Fiche matricule nr. 878, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1910

Inscrit sous le nr. 32 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 1e partie de la liste en 1911 "Bon"


Détail des services et mutations diverses

09-10-1911
Appelé à l'activité pour le 37e Régiment d'Artillerie à Bourges. Arrivé le dit jour. 2e canonnier-conducteur. Immatriculé sous le nr. 2763.
Maintenu sous les drapeaux par application de l'article 33 de la Loi de 21 mars 1905.

08-11-1913
Passé dans la réserve de l'armée active. Certificat de bonne conduite "Accordé"

03-08-1914
Rappelé à l'activité par suite de mobilisation générale. Arrivé au 37e Régiment d'Artillerie de Campagne le dit jour. Immatricule sous le nr. 015881

Artillerie de corps du 8e corps d'armée, le 37e Régiment d'artillerie était mobilisé à Bourges le dimanche 2 aout 1914.
Les opérations de la mobilisation étaient terminées le 6 aout et, dès le 7, commençait à Port-Sec l'embarquement des batteries; elles arrivaient le surlendemain dans la région de Charmes, où se concentrait le corps d'armée.

09-08-1914 au 14-08-1914
Alertés dans la soirée du 9, les groupes se placent en queue de la division de Maud'huy (16e Division) qui, par une marche forcée de nuit, courait à l'ennemi. La Meuse était franchie sans incident le 10 au matin. L'avance se poursuivait par une chaleur accablante pendant les journées des 11, 12, 13 aout.

14-08-1914 au 17-08-1914
C'est devant Domèvre, que le régiment reçoit le baptême du feu; il appuie la 31e brigade Les Bavarois sont obligés de lâcher pied et le 16, vers sept heures du matin, les troupes passaient la frontière. Elles occupent facilement les hauteurs de Saint-Georges.
Pour les garder d'une contre-attaque éventuelle, il est ordonné aux batteries de prendre position tout près du village de Saint-Georges. Bientôt elles ouvrent le feu sur des batteries ennemies de gros calibre qui, guidées par un avion, prennent nos pièces comme objectif.
Pertes: 7 tués, 13 blessés



17-08-1914 au 20-08-1914
L'allemand reprend bientôt son mouvement de retraite et le 37e régiment accompagnant toujours la 31e brigade, la suit pas à pas jusqu'à Sarrebourg.

20-08-1914
La bataille de Sarrebourg commence; l'artillerie ennemie de très gros calibre se révèle; les masses allemandes dévalent les pentes au nord et au sud; il faut à tout prix les arrêter: c'est à cette mission que se dévouent les batteries.
Établies aux environs de la côte 322, à cheval sur la route de Sarrebourg, elles ne tardent pas à être en butte à un tir intense de front et d'enfilade d'artillerie ennemie;
sans arrêt, pendant plus d'une heure, elles exécutent les barrages. Mais le tir ennemi a atteint quelques pièces.
Les capitaines Coret et Rebulet, aidés de leur personnel, font des prodiges pour déplacer à bras et mettre en batterie un peu plus en arrière les pièces qui peuvent encore tirer. Mais l'ennemi les suit; le matériel disparait bientôt sous un encombrement d'arbres renversés et au milieu des entonnoirs. Une quinzaine de tués, une quarantaine de blessés gisent sur le sol. Au prix de ces pertes, la 31e brigade peut plus aisément effectuer sa retraite, l'artillerie ennemie concentrant surtout son feu sur nos batteries.

21-08-1914 au 16-09-1914
Le repli se poursuivait au cours des journées suivantes; les 31e et 32e brigades venaient s'établir sur la Mortagne aux environs de Mattexey et Clézentaine; les groupes chargés de les appuyer mettaient en batterie et, du 28 aout au 11 septembre, luttant tantôt contre l'artillerie, tantôt contre l'infanterie ennemie, contribuaient à briser toutes les attaques de cette dernière.

16-09-1914 au 01-10-1914
Le 16, les batteries étaient embarquées à Charmes et transportées dans la région de Saint-Mihiel. Elles y arrivent le 17, remontent immédiatement vers le Nord, traversant les
villages de Vaubécourt, Rembercourt, Triaucourt, systématiquement incendiés par les allemands. Brusquement, elles faisaient ensuite face à l'Est, mettaient en batterie pour
protéger éventuellement le 5e corps d'armée. Finalement, elles étaient ramenées vers le sud, entre Mécrin et Sampigny, face au camp des Romains, pour barrer à l'ennemi le passage de la Meuse.

Note 1:
Et c'est d'ici que tous les informations sur Philibert Prevotat ne sont pas trouvables. Le 37e RAC, partie de Bourges avec 4 groupes de batteries est partager en deux. Les 1e et 2e groupes continuent d'être l'artillerie du 8e Corps d'Armée et les 3e et 4e groupes sont désignés comme l'artillerie divisionnaire de la 123e Division d'Infanterie

N'aucune information dans quel groupe Prevotat était incorporée et dans quelles batailles il a participée.

Une reconstruction de son parcours pendant la guerre on trouve dans sa fiche matricule.

Note 2:
La guerre de stabilisation s'étant généralisée dès la fin de 1914, il apparut très rapidement nécessaire de créer des matériels nouveaux mieux adaptés aux tirs de destruction des abris contre lesquels le canon de 75 à trajectoire trop tendue était inadapté. Les Allemands possédaient déjà des sortes de lance-bombes, les "minenwerfers" qui provoquaient de lourdes pertes dans nos tranchées. Pour s'y opposer, on utilise tout ce que l'on pouvait, et en particulier, on récupéra dans les arsenaux des mortiers anciens de divers calibres dont le 150 qui datait du règne de Louis-Philippe. On improvisa beaucoup et finalement dès 1915, des matériels mieux étudiés commencent à sortir des usines, ce furent les divers types de 58, plus tard, en 1916, le 150 et enfin, le 240. L'Artillerie de Tranchée naquit donc presque spontanément et prit une importance toujours croissante, très appréciée des fantassins, car les artilleurs étaient parmi eux et partageaient leurs risques et leurs souffrances; elle supplée souvent l'artillerie lourde encore insuffisante, d'ailleurs son appellation officielle était: Artillerie légère puissante. Mais tout le monde appelait du même nom l'arme et son servant, le "crapouillot". Ce nom avait été donné, en premier lieu, au vieux mortier Louis-philippard en raison de sa ressemblance avec un crapaud.

Les premières batteries de tranchée furent formées dans les dépôts d'artillerie de campagne, ou sur place, au front même, avec des volontaires venant des régiments d'artillerie, mais souvent aussi des autres Armes, de la Cavalerie en particulier. Ces batteries portaient le n° 101 et suivants pour le calibre 58, 121 et suivants pour le 150 modèle 1916 et 151 et suivants pour le 240.
Chaque batterie comprenait 12 mortiers (sauf pour le 150 et le 240 où il n'y en avait que 6). En 1917, au moment où l'artillerie de tranchée atteint son apogée (3000 mortiers, 300 batteries, 50000 canonniers) elle est réorganisée en groupes spécialisés toujours rattachés à des RA puis, en mars 1918, c'est la création des régiments: 175, 176, 177, 178èmes Régiments d'Artillerie de Tranchée.

22-02-1917 au 20-03-1917
Passé au 4e Régiment d'Artillerie de Campagne, 121e Batterie de 58 de tranchée. Immatriculé sous le nr. 012897
Le JMO du 121e Batterie note un renfort de 22 hommes ce jour.
La batterie cantonne dès le 12 février 1917 à Laboissière-en-Santerre (Somme) et occupe le front à Doncourt-Popincourt.
Pertes: tués 1, blessés 5

20-03-1917 au 24-04-1917
La batterie quitte Laboissière-en-Santerre et embarque le 21 mars à la gare de Montdidier. Elle débarque à St. Hilaire-au-Temple et bivaque au Bois 133, 2 km est des Grandes Loges (Marne)
La batterie construit des positions et tire dans le secteur de Moscou devant Baconnes.
Pertes: blessés 4

24-04-1917 au 26-06-1917
La 121e Batterie de 58T embarque à St. Hilaire-au-Temple et débarque le 25 avril à Montreux-Vieux (Haut-Rhin) et vient cantonner à Gommersdorf.
Le 1 mai la batterie construit des positions dans le Bois de Carspach. Le 28 mai la batterie quitte le cantonnement de Gommersdorf et vient cantonner à Mertzen (Alsace) où elle construit des positions dans le bois communal de Fulleren
Pertes: 1 blessé

26-06-1917 au 29-08-1917
La batterie quitte Mertzen et embarque à Montreux-Vieux. Elle débarque à Lemmes (Meuse) et bivaque au Bois de Chapitre et construit des positions de 240L à la Cote de Talou près de Verdun.
Pertes: 2 blessés

29-08-1917 au 19-09-1917
La batterie quitte le bivouac du Bois de Chapitre et, par tracteurs automobiles, est transportée à Suippes (Marne) où elle cantonne Rue J.B. Martin. Le 31 aout la batterie prend position dans le secteur de Saint Soupplet.

19-09-1917 au 01-10-1917
La batterie quitte le cantonnement de Suippes par voie ferrée et bivaque le même jour au Nord-ouest de Brouy (Aisne). Elle prend position au Moulin de Laffaux, construit ses positions.

01-10-1917
La 121e Batterie de 58T du 4e RAC est affectée au 49e Régiment d'Artillerie de Campagne et forme dans ce régiment la 103e Batterie de 58T.
Prévotat est incorporé dans ce régiment et immatriculé sous le nr. 0867

02-10-1917 au 05-11-1917
La 103e Batterie occupe la même position au Moulin de Laffaux et commence son tir le 17 octobre.
Pertes: 11 blessés, dont 10 intoxiqués par gaz.

05-11-1917 au 28-11-1917
La 103e Batterie embarque à Mersin (Aisne) et débarque le 6 novembre à Belfort. Elle vient cantonner à Charmont (Territoire de Belfort)
Le 12 novembre la batterie quitte le cantonnement de Charmois et vient cantonner à Soppe-le-Haut (Alsace) Elle construit ses positions à l'Est de Michelbach, face au Kalberg.

28-11-1917 au 14-12-1917
La batterie quitte Soppe-le-Haut et vient cantonner par voie de terre à Sévenans. (Territoire de Belfort)

14-12-1914 au 17-01-1918
La batterie embarque à Belfort et vient débarquer à Corcieux (Vosges) où elle cantonne pour 2 jours. Suit elle part pour Raves et prend position à la cote 766, Nord-est de Wisembach. Le 27 décembre la batterie prend position à la cote 607
Le 17 janvier la batterie quitte les Vosges et fait mouvement par voie de terre à Belfort pour y cantonner.

19-01-1918 au 01-04-1918
La 103e batterie quitte Belfort et vient cantonner à Montreux-Vieux (Haut-Rhin) et fait mouvement le 20 janvier à St. Ulrich où elle fait des travaux en 2e ligne.

01-04-1918
Création des nouveaux Régiments d'Artillerie de Tranchée qui portent les numéros 175, 176, 177 et 178.
Suit cette réorganisation la 103e Batterie du 49e RAC forme, avec la 102e Batterie de 58T du 49e RAC, 121 Batterie de 240L du 49e RAC et la 126e Batterie de 240L du 253e RAC le 1e Groupe du 175e Régiment d'Artillerie de Tranchée.
La 103e batterie fait la 2e batterie dans ce régiment.
Prévotat est incorporé dans le 175e RAT et immatriculé sous le nr. 07000R

02-04-1918
À partir de cette date il existe 2 JMO. Le JMO de la 103e batterie du 49e RAC continue et le JMO du 175e RAT commence le 1 avril 1918. Le JMO du 175e RAT est plus précise.

La 2e batterie du 175e RAT cantonne encore à St. Ulrich et est à la disposition de l'artillerie du 40e Corps d'Armée, pour la construction des positions de batterie de 90 et de 95 et des observatoires de la 2e position.

05-05-1918
La 2e batterie est mise à la disposition de la 73e Division d'Infanterie pour l'exécution de coups de main prévus dans les secteurs de Schönholz et du Glückerwald. Elle est employée à partir de 7 mai à réfectionner et à construire des positions de batterie dans ce secteur.

01-06-1918 au 11-06-1918
Les 2e et 4e batteries sont chargées d'exécuter un tir de diversion dans la région de Seppois pour appuyer un coup de main. Les positions sont armées le 1 juin et le tir de préparation exécute le 2 juin. 500 bombes de 58 et 30 bombes de 240.
Le coup de main projeté n'a pas été exécuté.

11-06-1918 au 26-08-1918
La 2e batterie du 175e RAT reste dans ce secteur. Elle prend les positions de défense. Le personnel fait partie des instructions au 9e Régiment d'Artillerie à Pied et fait des tirs de réglage et contrebatterie.
Pertes: néant

26-08-1918
Le 1e Groupe embarque à Montreux-Vieux à destination Bar-sur-Seine. Arrivé le 27 aout. Cantonnement Magnant à 6 km nord de Bar-sur-Seine.
Les 2e et 3e batteries sont dotées du matériel de 150 Fabry, modèle 1917. La 4e batterie est dotée de mitrailleuses, fusils mitrailleurs et VB pour la protection des 3 autres batteries du groupe.
Prenant comme base ce nouvel armement, l'artillerie de tranchée doit pouvoir être utilisée dans la guère de mouvement. Le groupe doit progresser avec l'infanterie et assurer lui-même sa protection. Le but de l'instruction pendant le séjour à Bar est de rompre les batteries au déplacement rapide, à l'exécution du tir de façon que ce groupe soit capable d'entrer en action dans le minimum de temps.

28-08-1918 au 11-11-1918
Arrivé du 1e Groupe au Camp Mailly pour les expériences d'appuyer direct des chars d'assaut dans leur progression avec les 150 Fabry. Les expériences ne sont pas un succès.
Suit on a proposé d'utiliser les chars Schneider déclassés pour y monter le 150 Fabry et transporter les munitions (100 bombes)
Le résultat des trois expériences effectuées a été très satisfaisant.

11-11-1918
La signature de l'armistice a mis fin à ce projet.

04-12-1918
La 1e Groupe est dirigé sur l'Alsace par étapes.

03-01-1919
Arrivé du 1e Groupe à Altdorf. Le personnel est employé à l'organisation d'un dépôt de munitions françaises et allemandes à proximité d'Altdorf.

01-04-1919
Les 1e et 2e batteries du 175e RAT sont dissoutes


Jour de décès

20/07/1919

Ce jour Philibert Prévotat est décédé à trois heures le matin à l'asile départemental Beauregard à Bourges (Cher). Genre de mort "confusion mentale hallucinatoire" (maladie contractée en service). "Mort pour la France"

Dans mes recherches, je n'ai pas trouvé la date que Prévotat est tombé malade, ni à quelle date il était hospitalisé à Bourges. Les circonstances de sa mort ne sont pas connues.


Citations

Néant


Médailles

Néant


Inhumation

Probablement le cimetière communal à Mhère. Pas de confirmation.


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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