Fiche matricule de recrutement

BONNET Frédéric

24/09/1894 - 17/04/1917

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Informations personnelles

Né le 24/09/1894 à Mhère (Nièvre)

Résidant à Mhère (Nièvre)

Père : P.N.I.

Mère : feue Bonnet Henriëtte

Profession : maçon

Résidence familiale : Mhère


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxnoirs
Yeuxbleus
Frontcouvert
Nez?
Visageovale
Taille1.71 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule 1405 Bureau de Cosne. Classe 1914

Inscrit sous le nr. 12 de la liste de canton à Corbigny

Classé dans la 2e partie de la liste en 1914: "Service auxiliaire insuffisance nasale respiratoire"


Détail des services et mutations diverses

19-10-1914
Classé dans le service armé par la commission de reforme de Cosne (décret du 26-09-1914)

26-10-1914
Incorporé au 95e Régiment d'Infanterie à Bourges. Arrivé au corps le dit jour. Matriculé sous le nr. 6605

15-11-1914
St. Agnan - Pont s/ Meuse - Tête à Vache
Le régiment a reçu un renfort composé de 295 jeunes soldats (classe 1914) et 44 anciens soldats revenus de convalescence.

22-11-1914
Les jeunes soldats, arrivés avec le renfort du 15 Novembre 1914 sont allés aux tranchées 22 le matin.

10-12-1914 au 15-12-1914
Le régiment est en repos à Vignon, suite les 1 e et 2 e bataillons partent pour le sous-secteur Tête à Vache dans le Forêt d'Apremont. Le 3e bataillon est à l Etang de Rouval.

30-12-1914
Le 1e bataillon va enlever le 85e RI. au Bois Brûlé.

01-01-1915
Combats au Bois Brûlé. Pertes du 1e bataillon: 6 officiers et 225 hommes de troupe tués, blessés ou disparus.

20-01-1915
Le 3e bataillon fait une attaque sur les tranchées allemandes au Tête à Vache, Forêt d'Apremont et s'empare 80 mètres de ces tranchées environ
Pertes: 148 tués, blessés ou disparus

31-01-1915
Le régiment va en réserve d'armée à Cousances aux Bois et Dagonville.

13-02-1915 au 23-01-1916
Le régiment se rend aux tranchées, St. Agnan, cote 322, St. Julien, Bois Brûlé, Tête à Vache, cote 360 et l'Etang de Rouval. Attaques, contre attaques, travaux au tranchées et boyaux. Bombardements d'artilleries ennemies.

23-01-1916 au 31-01-1916
Repos du régiment à Euville, Vignot et Commercy

04-02-1916
Mouvement du régiment direction la région de Douaumont.

24-02-1916
Arrivée du régiment à Douaumont, Hauteur de Fleury, la redoute de Thiaumont et la ferme de Thiaumont sur la route Fleury-Douaumont.

25-02-1916 au 28-02-1916
Vers 4 heures, le bombardement est violent et concentré sur la cote 378 et Douaumont. Les Boches débouchent. A 18 heures, le fort de Douaumont, qui 'n'a pas de garnison spéciale, est pris et tire alors sur le 95e. La situation est critique.
La nuit vient. Le 95e n'a toujours, pas mangé et
dormi depuis deux jours. Il neige, Le combat continu le 26. Le 2e bataillon en réserve dans le ravin de Thiaumont reçoit, sans bouger d'une semelle, un bombardement terrible de 9 heures du matin à 5 heures du soir.
A 16 h30, nouvelle attaque allemande au nord de la route Douaumont - Bras, elle est repoussée après un corps à corps furieux. Des tirailleurs qui fléchissaient à la droite, reviennent à la charge sous l'énergique intervention du capitaine Ferrère du 95e.
Après la bataille de Douaumont les unités se rendent individuellement au ravin à l'Ouest de Fleury. C'est a cet endroit que le régiment, après trois nuits et trois jours de veille, sans abris et non ravitaillé, en but des bombardements violents et à des attaques incessants, passe la nuit en réserve.
Le régiment a subi de grosses pertes:
Tués: 65, blessés: 241, disparus: 404
Le 95e va se reposer en faisant, des piquets et des
réseaux en forêt de Marcaulieu et à Thillombois.

18-03-1916 au 01-07-1916
Après quelques cantonnements secondaires le régiment est installé dans les Hauts de Meuse. Ce secteur comporte un séjour:
1° A Montgirmont-les-Eparges;
2° A Bonzée, Villers, Mont-sous-les-Côtes
Le 95e fera dans ce secteur, alternant dans chaque
zone, plusieurs séjours jusqu'au juillet, pour une deuxième participation à la bataille de Verdun.

13-07-1916 au 13-08-1916
Le régiment est envoyé tenir la position: Ferme de
Dicourt, Ouvrage de la Laufée.
Un bataillon est en réserve dans le fangeux et nauséabond tunnel de Tavannes. En ligne, la lutte est dur le bombarde-
dément infernal. Le 22 juillet, une attaque d'un bataillon allemand, à minuit, après relève, anéantit la vaillante section 3 le la 11e Cie du lieutenant Rocherolles. Ce dernier, qui a juré de ne pas tomber vivant entre les mains de l'ennemi, tombe percé de coups de baïonnettes, la poitrine, écrasée de coups de' bottes allemandes après avoir glorieusement refusé de se rendre.
Total des pertes dans ce période:
Tué: 70, blessé 143, disparu 2

14-08-1916
Le régiment est relevé, et reprend le secteur des Eparges.

17-09-1916 au 30-11-1916
Après une série d'étapes, le 95e est embarqué à Ancemont, se repose trois jours à Ligny-en-Barrois et arrive par le chemin de fer' au Camp de Saffais 20 septembre Il y reste occupé à faire l'instruction des grandes unités. Puis après avoir débarqué dans les environs de Beauvais et séjourné une quinzaine de jours à Haute-Epine et Rothois, le régiment est transporté en autos à Proyard (Somme)

01-01-1917 au 11-01-1917
Le régiment commence une longue marche militaire qui,
en cinq étapes, l'amène à Marseille-en-Beauvaisis,
Choqueuse et Frétoy, d'où le train l'emporte à Sainte-Menehould.

21-01-1917 Au 29-03-1917
Les reconnaissances du Four de Paris sont faites et l'installation commence. Ce secteur est bouleversé par la guerre de mines. Le 5 février et le 5 mars notamment coûtent quelques pertes. Nous faisons plusieurs coups de main et lui du 27 mars nous procure des prisonniers.

30-03-1917
Le régiment est relevé et transporté par camions dans le secteur des Marquises, en Champagne, à proximité du secteur où la division doit être engagée dans la période offensive d'avril.

13-04-1917
Le 95e est dans ses emplacements d'attaque à la gauche de la ligne de combat. Il sera le pivot d'un du mouvement de conversion vers l'ouest, en vue de l'encerclement projeté dans le plan général. Le jour de l'attaque est fixé le mardi 17 avril


Jour de décès

17/04/1917

17-04-1917
L'heure H est fixé à 04 h 45
Bataillon d'attaque :
franchissement de la parallèle de départ. Progression vers les tranchées ennemies.
Bataillon de 2e ligne: départ de la ligne 1.
Bataillon de réserve: quitte la voie romaine vers la ligne 1.

05 h 30
Bataillon d'attaque :
les deux Cies de gauche ont fait leur conversion sous les rafales de mitrailleuses. La Cie à droite a pénétré dans le Bois de la Grille, aborde le boyau Juterborg. Elle est prise aussitôt sous le feu de mitrailleuses.
Bataillon de 2e ligne :
En arrivant à la 1e ligne allemande, la Cie à gauche a progressé dans les boyaux jusqu'a Doberitz qui elle occupe la 1e ligne allemande à la lisière S. du bois 98. La Cie du centre et de la droite a continué à découvert et progressent dans le Bois de la Grille, dans les bois 95 et 96.
Bataillon de réserve :
Le Bataillon quitte la parallèle de départ, quand la dernière Cie de 2e ligne a atteint la 1e ligne allemande.

06 h 30
Bataillon d'attaque :
Le boyau Doberitz est enlevé et nettoyé. Dans le bois 98 la liaison s'effectue entre les deux Cies de gauche. Mouvement effectué sous le feu de nombreuses mitrailleuses, placées dans la région N. du bois 96. La lisière du bois 98 au N. et contre le bois 96 a été atteinte au prix de grands efforts. l'Ennemi contre-attaque à la grenade appuyé par des feux de mitrailleuses. La Cie de droite est arrêtée sur des réseaux battus par une mitrailleuse. Son groupe de droite a progressé à 50 m. au delà des boyaux latéral 457, est arrêté par le feu des mitrailleuses. Il se replie sur le boyau 457. Le groupe de gauche de cette Cie n'a pu passer et se tient dans le boyau Juterborg et la 1e ligne reliant de boyau au bois 95, il se relie au bataillon de 2e ligne (7e Cie)
Bataillon de 2e ligne:
La Cie du centre progresse difficilement vers l'ouest et gagne le bois 96 ou s'engage un violent combat. Une seule section peut gagner le bois 98. Une Cie en renfort est demandée, car les munitions s'épuisent. La section qui a atteint le bois 98 doit céder à une contre-attaque. La 5e Cie en liaison avec une Cie du bataillon d'attaque, essaie un mouvement débordant sur le point d'où partait les feux de mitrailleuses, mais elle est ramené.
Bataillon de réserve :
Le bataillon avec ses deux Cies en ligne, occupe la tranchée de Skoda. Sa gauche au boyau de Juterborg, sa droite S.E. de la corne du Bois de la Grille. Des patrouilles de liaison suivent la progression du bataillon de 2e ligne dans le Bois de la Grille.

09 h 30
Bataillon d'attaque :
La Cie de gauche est contre-attaquée sur ses 2 ailles. Elle résiste pied à pied, très réduite. Elle prend la liaison avec la Cie de droite. La Cie de droite tient ses emplacements.
Bataillon de 2e ligne :
La résistance continue dans les bois 96 et 95, mais les munitions s'épuisent. Un barrage est établi dans le boyau du bois 95 à 50 m. environ au N. de la lisière S. La fraction de droite de la 5e Cie prend possession du boyau S. de 456 et se met en liaison avec le 27 RI. qui vient d'arriver à sa hauteur.
Bataillon de réserve :
Une section a été mise à la disposition de chacun des bataillons d'attaque et de 2e ligne. Une section forme crochet définitif à la gauche du bataillon de 2e ligne (sur la ligne 459 - 465)

11 h 30
Bataillon d'attaque :
La Cie de gauche, contre-attaquée du N.E. et maintenu par des barrages de mitrailleuses est coupé de ses communications. La Cie de droite est remplacée par deux sections du bataillon de réserve. La situation reste très critique. Les officiers de la Cie de gauche forcent le barrage ennemi avec un petit groupe d'hommes. Ils rejoindront nos lignes à la nuit. La Cie de droite est relevée par des fractions de notre 2e ligne. Ce qui reste de bataillon d'attaque est placé en liaison avec le bataillon de réserve pour tenir la tranchée Skoda entre le point 466 et le boyau Doberitz. Un poste est placé dans la partie Sud du bois 98.
Bataillon de 2e ligne :
Les Cies résistent sur place. Dans le Bois de la Grille, nombreuses contre-attaques qui se succéderont jusqu'a 21 heures. En fin de journée la situation est suivante:
1 Cie dans le boyau Doberitz depuis la 1e ligne allemande jusqu'a la lisière sud du bois 98. (n'a pas bougé depuis le matin)
1 Cie dans le boyau du bois 98 face à l'ouest depuis 50 m. au N. de la lisière Sud.
1 Cie dans le boyau marqué 456
Bataillon de réserve :
Le bataillon est soumit à bombardement violant à partir de 10h 30. Le bombardement de la tranchée de Skoda se poursuit jusqu'a 17 heures 30. En fin de journée le bataillon est installé dans la tranchée de Skoda en liaison à gauche avec le bataillon de 2e ligne. À droite avec une Cie du 27e RI. Unes section reste à la disposition du bataillon de 2e ligne qui se fixe autour du réduit 456.

Pertes de la journée, elles sont lourdes.
Tués: 5 officiers et 94 hommes
Blessés: 16 officiers et 253 hommes
Disparus: 1 officier et 171 hommes


Citations

Cité à l'ordre du 95e Régiment d'Infanterie nr. 544 du 11 Septembre 1917:
"Soldat intrépive et brave le 17 Avril 1917 en Champagne s'est porté à l'assaut d'une position ennemi et est tombé au Champ d'Honneur au cours de l'attaque"


Médailles

Croix de Guerre avec Étoile de Bronze


Inhumation

Dans la fiche de recrutement c'est noté que le 9 Mai 1917 le décès de Bonnet était constaté sur le champ de bataille. "inhumé au Bois de la Grille (bois 96 isolé)"

Le 9 mai 1917 le 95e RI. était parti de secteur Bois de la Grille et le secteur était occupé par le 25e, 47e et 2e RI. qui ont continué la bataille dans le bois et inhumé les cadavres.
C'est évident que le tombe de soldat Bonnet c'est détruit par des bombardements violents surtout dans le bois 96.

En cherchant tous les Nécropoles Nationales dans la Marne on ne peut pas trouver le nom Bonnet Frédéric du 95e RI. mort le 17-04-1917
Probablement le corps est exhumé au bois 96 et inhume dans un des 2 ossuaires comme soldat inconnu dans la Nécropole Nationale "Le Bois du Puits" à Auberive-Moronvillers (Marne)


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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