Fiche matricule de recrutement

SIMONIN Pierre

29/08/1882 - 22/05/1916

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Informations personnelles

Né le 29/08/1882 à Mhère

Résidant à Mhère (Chassy)

Père : Simonin Jacques

Mère : Montingeon Jeanne

Profession : cultivateur

Résidence familiale : Mhère (Chassy)


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxblondes
Yeuxgris bleu
Frontordinaire
Nezfort
Visageallongé
Taille1.61 m
Poids

Recrutement

Fiche matricule nr.511, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1902

Inscrit sous le nr. 35 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 2e partie de la liste en 1902 "Bon"

Dispensé art. 21: fils ainé d'une famille de 8 enfants


Détail des services et mutations diverses

14-11-1903
Appelé à l'activité pour le 85e Régiment d'Infanterie. Arrivé au corps le dit jour.
Soldat 2e classe, immatriculé sous le nr. 4040

18-09-1904
Envoyé dans la disponibilité. Certificat de bonne conduite "Accordé"

01-10-1906
Passé dans la réserve de l'armée active

24-08-1908 au 20-09-1908
1e période d'exercices

15-05-1912 au 31-05-1912
2e période d'exercices

04-08-1914
Rappelé à l'activité suite de la mobilisation générale. Arrivé au corps le dit jour. Immatriculé sous le nr. 013927

05-08-1914 au 30-01-1915
Resté au dépôt du 85e Régiment d'Infanterie à Cosne. Le raison pour rester au dépôt n'est pas claire. Peut-être c'était son âge ou le fait que son frère Charles, plus jeune, était déjà au front et était tué le 31 aout 1914.

31-01-1915
Parti aux armées, 85e RI, 1e bataillon, 4e compagnie.
Le 85e RI est en repos dans les cantonnements de Levoncourt, La Valée et Lignières et a occupé les tranchées de La Louvière.
Note dans le JMO: "Le régiment passe, avec la 31e brigade, en réserve d'armée. Ce temps de repos est prévu de 12 jours. Pendant a double séjour aux tranchées de La Louvière, le régiment a perdu, sans combat, près de 500 hommes.
Note dans le JMO du 31 janvier 1915: "Arrivé d'un détachement de renfort venant du dépôt. (1 officier et 103 hommes)"

12-02-1915 au 22-02-1915
Le régiment était remonté à la tranche Bois Brulé où l'ennemi, supérieur en artillerie et en engins de tranchée, entretenait depuis novembre une lutte sévère, causait de lourdes pertes et, bastion par bastion, tranchée par tranchée, enlevait la redoute du Bois Brulé et ses abords. Le 15 février, il faisait sauter quatre mines et s'emparait de la première ligne.

22-02-1915
Attaque pour reprendre le terrain perdu le 15. L'attaque est sans succès. Les allemands contre attaquent en masse. L'artillerie enfin déclenchée ouvre le feu, mais trop tard. Les compagnies et sections du 1e bataillon plient et se retirent pied à pied sur les emplacements du matin.
Pertes : tués 18, blessés 106

23-02-1915 au 22-01-1916
Le 85e RI reste dans les tranchées de Louvière et du Bois Brulé. Les hommes travaillent les tranchées, abris et boyaux. Tous les jours ils sont bombardés par obus et grenades.
Le 22 avril le régiment fait une attaque sur les lignes allemandes au Tête à Vache, avec des sévères pertes.
Le 21 janvier 1916 le régiment est enlevé et va cantonner à Commercy.
Les pertes dans ce période: tués 157, blessés 815, disparus 17.

22-01-1916 au 22-02-1916
Le 85e RI est en repos, suit fait mouvement au Camp Belrain pour instructions, travaux et exercices.

22-02-1916 au 25-02-1916
Le régiment reçoit l'ordre de se mettre en route direction Verdun. En marches forcées le 85e RI gagne le 24 février le ravin sud de Fleury devant Douaumont où il bivouaque.

25-02-1916
Le 85e RI quitte le bivouac à 4 heures pour aller se rassembler au ravin situé à l'ouest de la Ferme Thiaumont. De là les 2e et 3e bataillons se portent au bois 378 à Louvemont pour occuper un secteur défensif entre Louvemont et le cote 378. Le 1e bataillon se porte au ravin près de Bras sur Meuse en réserve.
A 15 heures les 2e et 3e bataillons fait mouvement direction Louvemont, pour y relever le 3e régiment de Zouaves. Ce mouvement est exécuté sous un violent bombardement d'obus de tous calibres. Les pertes sont importantes, surtout au 2e bataillon qui perd son commandant.
Le 1e bataillon, en réserve subit des pertes importantes par un obus de 240 qui éclat dans un arbre, tuant ou blessant une cinquantaine d'hommes.
Pendant la relève l'ennemi attaque violemment à gauche du régiment vers Louvemont. Craignant d'être débordé le commandant du régiment fait exécuter une contre-attaque à la baïonnette. Il se place en tête de la 6e Cie et l'entraine à l'assaut. Il tombe mortellement blessé. Tous les officiers de la 6e Cie sont tués et en raison de ces faits la contre-attaque échoue.
Pertes ce jour: tués 43, blessés 141, disparus 127

26-02-1916
Le 85e RI, encore les 2e et 3e bataillons en ligne reçoit support du 1e bataillon de réserve. Toute la ligne est réorganisée à l'aide d'autres troupes, surtout les Tirailleurs Marocains.
A 8 heures le commandant du 2e bataillon signale qu'il n'a plus rien à sa gauche. Le 273e RI est parti, la section de mitrailleuse également et à sa droite le 3e bataillon se retire en arrière pour se reformer, sans être remplacé. Il reste tout seul avec son bataillon découvrant complètement la gauche du 85e RI jusqu'à la Cote du Poivre. Le bataillon est enveloppé par l'ennemi et la liaison avec ce bataillon devient impossible. Aucun agent de liaison ne peut franchir le barrage de mitrailleuses et d'obus.
A 10 heures le commandant du 3e bataillon envoie le renseignement que le 2e bataillon, en partie, fait prisonnier. Il emporte de masqué le trou causé par la disparition du 2e bataillon et le 273e RI. Il se place en tirailleurs à la lisière du petit bois au sud de la Ferme d'Haudromont, la 9e Cie (de Renault) en échelon à gauche pour parer à un enveloppement possible.
Pendant la journée l'ennemi attaque violemment et en nombre, débouchant de la Ferme d'Haudromont et de la crête. De nombreux corps à corps se produisent. Les unités restantes descendent dans le ravin et s'arrêtent sur le versant sud où elles trouvent le 160e RI qui creusait une tranchée. Le régiment, très éprouvé, se met en marche pour aller se rassembler dans le ravin ouest de Fleury.
Pertes: tués 12, blessés 61, disparus 534

27-02-1916 au 08-03-1916
Le 85e RI est relevé et part pour Verdun, caserne Marceau, pour s'y réorganiser à un régiment de 2 bataillons. Le 1 mars le régiment se porte à Lahaymeix. Au passage du village de Villers-sur-Meuse un obus tombe sur la queue de colonne, tuant un caporal et deux hommes et en blessant trois autres. Repos et exercices au cantonnement.

08-03-1916 au 21-03-1916
Le 85e RI relève à Paroches le 13e RI. Il reste là jusqu'au le 13 mars et va cantonner à Sommedieue et environs pour repos et réorganiser le régiment à 3 bataillons.

22-03-1916 au 15-05-1916
Le 1e bataillon relève un bataillon du 13e RI à Trésauvaux les Hures partie sud. Le 23 mars le 3e bataillon relève le III/13e RI sur la partie nord des Hures. Le commandant le régiment prend son PC dans la zone I sur le sommet Coté des Hures. Tous les jours Trésauvaux et le Cote des Hures sont bombardé par obus de tous calibres.
Pertes: tués 21, blessés 42, disparus 3.

15-05-1916 au 22-05-1916
Reformé à trois bataillons, le régiment monte dans la tranche des Éparges, zone 2, où le 1e bataillon relève le 3e bataillon du 95e RI. Il occupe cette terrible zone des entonnoirs, sans tranchées. Que de petites postes isolées et mal ravitaillées. L'artillerie ennemie bombarde consciencieusement le ravin de la Mort et le Trottoir; ce sont des tirs de harcèlement continuels.


Jour de décès

22/05/1916

A 1 heure 30, une forte secousse ébranle les plus profonds abris, accompagnée d'une détonation terrible; l'ennemi vient de faire sauter une mine à la droite du bataillon, près de la 1e compagnie. Un tir d'obus et de torpilles, d'une violence extrême, s'abat alors sur la position. Mais les fusées rouges ont été comprises de nos artilleurs et notre barrage se déclenche, tandis que les gradés rassemblent avec peine les survivants et s'apprêtent à repousser toute attaque. Le bombardement diminuait d'intensité, quand une deuxième mine, plus importante que la première, explose à 2 heures 15 au centre du bataillon, sous la 4e compagnie. A nouveau l'ennemi concentre sur cette zone de la tranche des Éparges, déjà fortement ébranlée, le tir de ses minenwerfer et de son artillerie lourde; à nouveau, les 75 établissent un barrage infranchissable. Cette fois-ci, les pertes sont sévères, le bombardement encore plus violent; cependant la 1ère et la 4e compagnie réussissent à occuper les lèvres nord des nouveaux entonnoirs. Le bombardement se maintient jusqu'au jour.

De suite la deuxième explosion de la mine à 2 heures 15, 41 hommes de la 4e Cie sont disparus, dont Pierre Simonin. Il est tué ce jour à l'âge de 33 ans.

Son décès était déclaré par jugement du Tribunal de Clamecy du 15 juillet 1921.


JMO du 22-05-1916 du 85e RI avec les noms des disparus


Citations

Néant


Médailles

Néant


Inhumation

Un lieu d'inhumation n'existe pas.


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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