Fiche matricule de recrutement

POTIER Claude

20/07/1184 - 16/03/1918

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Informations personnelles

Né le 20/07/1184 à Mhère

Résidant à Mhère, l'Huis au Clair

Père : Potier Louis

Mère : Graillot Jeanne

Profession : cultivateur

Résidence familiale : Mhère


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxblonds
Yeuxbleus
Frontmoyen
Nezordinaire
Visageovale
Taille1.65

Recrutement

Fiche matricule nr. 466, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1904

Inscrit sous le nr. 88 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 2e partie de la liste en 1904 "Bon"

"Dispense art. 21 fils ainé de veuve"


Détail des services et mutations diverses

08-10-1905
Appelé à l'activité pour le 1e Bataillon de Chasseurs à Pied. Arrivé au corps le dit jour. Immatriculé sous le nr. 3097. Chasseur 2e classe.

18-09-1906
Envoyé dans la disponibilité. Certificat de bonne conduite "Accordé"

01-10-1908
Passé dans la réserve de l'armée active

03-08-1914
Rappelé à l'activité suite de la mobilisation générale. Arrivé au corps le dit jour.
Incorporé dans le 41e Bataillon de Chasseurs à Pied. Immatriculé sous le nr. 01113

03-08-1914 au 10-08-1914
Le 41e BCP est le bataillon de réserve du 1e BCP. Casernement à Troyes. L'organisation du Bataillon se poursuit rapidement. Les 4 compagnies réunissant un effectif de 19 Officiers, 65 Sous-officiers et 1179 hommes sont constituées, complètement armées, équipées et munies de leurs voitures.

10-08-1914 au 20-08-1914
Le 41e BCP, rattaché au 13e Corps d'Armée, embarque en gare de Croncels et à 11h30 il départ direction Chatillon-sur-Seine, Is-sur-Tille et Gray. Le Bataillon débarque à Darnieulles le 11 et va cantonner à Mazelay. Dure étape, sous une chaleur torride.

Le 13e C. A. se porte sur la Meurthe, puis en direction de Sarrebourg. Le 41e d'abord maintenu en réserve, est affecté à la garde des parcs et des lignes téléphoniques.
Par Padoux, Rambervillers, Baccarat, Cirey-sur-Vezouze, Bertrambois, le 41e atteint la frontière Lorraine le 20 aout à 20 heures et occupe Hattigny.

20-08-1914
Les 3e et 4e Cies reçoivent le baptême du feu dans le bois de Nitting par un feu violent d'artillerie lourde.
Pertes: 1 caporal et 2 chasseurs disparus.

21-08-1914 au 10-09-1914
La retraite commence et s'accentue le 22. Le Bataillon couvre au Bois des Chiens, puis à Ancerviller le repli de divers éléments et se retire ensuite sur Baccarat, Rambervillers et Padoux.
À partir du 29 aout, le Bataillon affecté à la 26e Division, coopère à la défense opiniâtre des lignes de Rambervillers. Le 30 il est à Roville-aux-Chênes, le 31 au bois d'Anglemont, du 3 au 9 septembre, il tient la croupe 373 et Bru où il souffre sérieusement du feu de l'ennemi.
Pertes: tués 12, blessés 28, disparus 5

12-09-1914 au 26-02-1915
Le Bataillon reprend la marche en avant. Il traverse Ménil et va occuper Baccarat. Le 13, il passe la Meurthe et s'établit en avant-postes à Merviller.
Alors va commencer une période de 5 mois, pendant laquelle le Bataillon quand il n'est pas aux avant-postes va être chargé seul ou avec le concours des autres armes, de nombreuses missions délicates, souvent difficiles. Opérations de couverture, embuscades, reconnaissances qui donnèrent toujours des renseignements précieux et souvent des prisonniers.
Pertes: tués 16, blessés 76, disparus 9

27-02-1915 au 08-03-1915
Le Bataillon alerté à Baccarat est dirigé sur le Grand Bois qu'il nettoie, mais d'où il ne peut déboucher sur Montreux occupé fortement par l'ennemi sous la protection de son canon. Le 27 l'ennemi attaque fortement sur Brémenil. Le Bataillon est dirigé vers Badonviller et La Chapelotte où la situation semble plus grave. Il y a déjà été précédé par la Compagnie cycliste.
Cependant la 2e Compagnie, est dirigée sur La Chapelotte pour renforcer la Compagnie cycliste et les Coloniaux. Alors se produisent sur la côte 542 une série d'attaques et de contre-attaques furieuses où Chasseurs et Coloniaux subissent de lourdes pertes.
Pertes: tués 14, blessés 72, disparus 10, évacués pour gelures 225.

08-03-1915 au 01-07-1915
Le Bataillon resta 4 mois sur cette position du "Rendez-vous des Chasseurs" qu'il avait si vaillamment arrachée à l'ennemi. L'activité, déployée dans les travaux d'organisation, fit souvent citer comme modèle ce secteur qui demeura inviolé: l'ennemi contraint à la défensive et harcelé sans trêve, ne renouvela pas ses attaques jusqu'à la relève le 28 juin.
Le 29 et le 30, le Bataillon est à Bertrichamps.

01-07-1915 au 10-03-1916
Le 41e BCP passe à la 152e Brigade qui fait partie de la 41e Division en secteur devant Saint-Dié.
Par Raon-l'Étape le Bataillon entre le 3 juillet dans le secteur de la vallée du Rabodeau tenu par le 41e BCP et un Bataillon du 43e RIT. Les 1e, 3e et 4e Cies occupent le sous-secteur de la Forain, la 2e Compagnie est au bois du Palon. Le secteur est très étendu, (presque tout l'effectif est en ligne). La proximité et l'activité de l'ennemi, ainsi que notre position délicate accrochée en contrebas de la côte 521, qui domine Senones, exigent des travaux importants et une vigilance extrême. Le 41e BCP consacre à sa tâche sans répit et son ardeur au travail sous la protection de patrouilles incessantes, mit bientôt le secteur à l'abri de toute aventure.
Le succès du 8 juillet à La Fontenelle et l'échec des tentatives allemandes des 15, 16, 17 juillet pour reprendre cette position, le succès du 24 sur Launois, imposèrent à l'ennemi une attitude défensive avec réaction de mitrailleuses et bombardement d'artillerie lourde et Minenwerfer.
Le 15 décembre il reprend ses positions de La Forain, La Poterosse, où quelques jours plus tard il est remplacé par le 120e BCP. Le Bataillon vient cantonner en réserve à Denipaire et La Chapelle Vercoset.

Dans les premiers jours de janvier 1916, le 41e reprend son secteur du Rabodeau avec sa vie de vigilance et, de travail d'autrefois. Le 21 février au moment où l'ennemi attaque furieusement sur Verdun, il bombarde violemment la côte 521. En quelques jours plus de 10.000 obus de tous calibres tombent sur le secteur, bouleversant tranchées et abris.
Mais les allocations de munitions paraissent épuisées chez l'ennemi, le calme renait peu à peu, les travaux de réfection se poursuivent activement et le 10 mars quand le Bataillon va cantonner à Raon-l'Étape, il peut être fier du secteur qu'il a organisé pendant 8 mois.
Pertes dans ce période: tués 20, blessés 67

12-03-1916 au 23-05-1916
Le bataillon débarque à Bussang en Alsace et Par le col de Bussang et la vallée de la Thur, le bataillon va cantonner à Saint-Amarin. Du 16 au 28, il est au Sudel où tranchées françaises et allemandes se touchent presque, où la grenade et la torpille entrent souvent en jeu, surtout au Doigt.
Le 16 avril, le 41e BCP prend le secteur de l'Alsacienne à l'Est de Thann. Il occupe la côte 425: secteur très agité où tous les jours le bombardement occasionne des dégâts et des pertes; mais où toujours il travaille avec entrain.
Pertes: tué 1, blessés 18

23-05-1916 au 17-07-1916
Après relève, le bataillon va cantonner à Bischwiller et par des marches en montagne assez pénibles quitte la vallée de la Thur pour gagner la vallée de Munster.
Le 1 juin il est à la Schlucht et cantonne au Collet. Le 8, il occupe le secteur Sulzern-Ampfersbach, où la lutte à la torpille se poursuit sans arrêt.
La vie de secteur, travaux d'organisation défensive, patrouilles et embuscades en terrain accidenté, résument cette période.
Pertes: 1 tué et 1 blessé

17-07-1916 au 10-08-1916
Le bataillon quitte Saint-Laurent le 18, cantonne à Adoncourt et embarque le 20 à Girancourt à destination de l'Oise. Le 21, il débarque à Marseille-en-Beauvaisis, d'où
il gagne Fontaine-la-Vaganne qui deviendra son cantonnement jusqu'au 10 aout, pendant qu'il s'entrainera sous une chaleur torride au Camp de Crèvecœur.

11-08-1916 au 01-09-1916
Le Bataillon part pour la Somme. Le 15 à 20 heures le 41e BCP, faisant rattaché à la 66e Division du 7e Corps d'Armée, part pour occuper les positions du secteur de Cléry-sur-Somme, les compagnies sont échelonnées dans l'ancienne 2e ligne allemande entre la ferme de Monacu et la route de Curlu-Cléry. La position est arrosée copieusement par le canon ennemi qui cause des pertes assez lourdes, dès le second jour une corvée de ravitaillement est presque entièrement détruite au bois Gâchette.
Malgré les tirs violents d'artillerie et d'infanterie les patrouilles circulent activement, reconnaissant les points faibles de la position ennemie, les patrouilleurs en barque sur la Somme tout en assurant la liaison avec le bois du Chapitre coopèrent souvent aux reconnaissances des lignes ennemies.
Dans la nuit du 21 au 22 aout, la 1e ligne est avancée presque jusqu'au cimetière de Cléry.
Le 29 éclate un violent orage, la pluie est torrentielle. En moins d'une heure le secteur est transformé en un immense bourbier, l'eau envahit les tranchées et les niches individuelles qui s'effondrent sur les têtes, cependant que l'ennemi augmente l'intensité de son tir d'artillerie. Le 1 septembre le 41e BCP est relevé après 17 jours en ligne
Pertes: tués 49, blessés 105, disparu 1

01-09-1916 au 13-09-1916
Repos pour le 41e BCP

13-09-1916 au 17-09-1916
A 6 heures départ en camions autos et arrivée à 15 heures à Laneuville, les routes sont encombrées de canons de toutes sortes. Le Bataillon se retrouve en pays de connaissance, cantonnant dans le Vallon N. 0. de Suzanne.
Pendant 4 jours le Bataillon reste en ligne, faisant partie de la réserve des troupes qui doivent attaquer Bouchavesnes, il a à effectuer au prix de pertes sensibles plusieurs déplacements sous des feux de barrage intenses.
Pertes: tués 9, blessés 31

17-09-1916 au 10-10-1916
Le bataillon est au repos à Le Fossé, La Bélière et Hérlgny.

11-10-1916 au ??-??-????
Nouveaux préparatifs de départ, le 11 les camions autos transportent le 41e BCP au camp 13. Après un court séjour le bataillon va prendre position au Vallon de Maurepas, en réserve du 32e C. A. dont les troupes vont attaquer Sailly-Saillisel.
Le 16 sous une pluie battante, le 41e BCP est dirigé sur la tranchée des Portes de Fer où il reçoit l'ordre de tenir la 2e ligne du secteur.
Pour s'y rendre il doit traverser une zone violemment battue par les barrages d'artillerie ennemie, les pertes sont lourdes. Vers 1h 30 le bataillon arrive à la 2ème ligne et s'installe dans la carrière et la tranchée de Teplitz. Le tir ennemi est ininterrompu, c'est une destruction systématique mètre par mètre. Carrière et tranchée sont méconnaissables, partout le terrain est jonché de cadavres, de débris d'armes, de caisses de grenades défoncées, à chaque instant sous la pluie la terre est retournée par un nouvel obus, enterrant souvent plusieurs Chasseurs. Nombreux furent ceux qui au cours de la journée se trouvèrent comme le Capitaine JACOB enterrés vivants et ne durent leur vie sauve qu'au dévouement inlassable des pionniers.

Le Bataillon reçoit l'ordre d'attaquer et d'enlever la tranchée de Batak et terminer la conquête de Sailly.


Sailly : tranchée Batak


Le 17 à 9h 30 tout se trouve en place, la préparation d'artillerie commence à10 heures et à 11h 45 l'attaque se déclenche; les vagues d'assaut sortent de leurs tranchées avec beaucoup de crânerie et d'élan. La lutte est ardente, l'ennemi qui a peu souffert de la préparation d'artillerie oppose une résistance opiniâtre, surtout à la tranchée de Batack défendue par une compagnie entière et de nombreuses mitrailleuses.
A 15h 30, tous les objectifs sont atteints, plus de 200 prisonniers et de nombreuses mitrailleuses restent entre les mains des chasseurs du 41e.

Le 21 vers 17 heures, les allemands contre-attaquent énergiquement sur le saillant nord du village de Sailly; l'ennemi est mal reçu et subit beaucoup de pertes. Le 41e est le maitre incontesté du terrain conquis. Pour se venger l'ennemi redouble l'intensité de son bombardement. Jusqu'au 26 ce sont des opérations de détails pour trouver la liaison avec les unités voisines et fixer définitivement la ligne.

Dans-la nuit du 26 au 27, le Bataillon relevé, bivouaque dans le ravin de Maurepas. La fatigue est extrême, les pertes dures, l'effectif du Bataillon est réduit à 240 hommes.
Pertes: tués 68, blessés 201, disparus 5

03-11-1916 au 11-03-1917
Le bataillon est ramené en camions autos à Rogy, il embarque à Leuilly et vient dans les
Vosges où il débarque le 6 à La Chapelle pour aller cantonner à Laveline devant Bruyère.
Le 15, embarquement en direction de Belfort, le bataillon va pendant 11 jours cantonner à Rougegoutte.
Le 28, départ. Cantonnement à Roppe, puis à Dannemarie.
Le Bataillon est affecté à la 164ème Division qui vient d'être formée sous les ordres du Général GAUCHER.
C'est la vie de secteur qui reprend jusqu'au mois de mars. A Ammerzwiller, Gildwiller, Gomersdorff et le Banholz, le bataillon passe successivement tantôt en ligne, tantôt en réserve; rivalisant d'ardeur au travail et d'audace dans les coups de main que son "Groupe franc" exécute sous la froide et irrésistible impulsion du Lieutenant CONNAULT.
Les renseignements rapportés sont toujours précieux, plusieurs prisonniers allemands sont cueillis dans leurs lignes.
Pertes dans ce période: tués 10, blessés 31, disparus 2

02-04-1917 au 23-04-1917
Jours d'instructions à Pierrefonds, puis le 21, il fait étape sur Précy-la-Croix et se fixe
à Mont-Saint-Père le 23.

10-05-1917 au 01-06-1917
Les camions-autos l'emmènent prendre position au Plateau de Vauclerc à l'ouest de Craonne le secteur entre le boyau de Speyer et le boyau de Ranstadt dans la Tranchée des Sapinières. La 2e compagnie entre le boyau du Neckar exclus et le boyau de Stauffen inclus.
Un secteur très agité, les nombreux cadavres restés sur le terrain attestent de la violence des assauts qui ont précédé. Journellement le bataillon repousse des attaques ennemies et subit des pertes; le 22 il participe à l'attaque du Plateau des Casemates où il atteint la Tranchée de Troyes. Il organise le terrain conquis, repoussant plusieurs contre-attaques.
Pertes: 32 tués et 140 blessés

01-06-1917 au 24-06-1917
Dans la nuit du 31 mai au 1 juin, le bataillon relevé va se reformer au sud de l'Aisne à Glennes où il reçoit des renforts de 3 officiers, un adjudant, 2 sergents, 17 caporaux et 178 chasseurs. Bien utiles pour réparer les pertes qui ont été lourdes.
Le 15 juin, en réserve de Division il va cantonner à Maizy.

24-06-1917
Le 41e BCP se porte par compagnie de Maizy sur Moulin Rouge. Le bataillon tout entier est logé dans les camps de Moulin Rouge, Loredde et Kitchener

25-06-1917
Le soir la Grotte du Dragon et le Doigt d'Hurtebise sont enlevés par la 164e Division à 18heures 5. Les troupes d'attaque comprenaient entre autre le Groupe Franc du 41e BCP.
Pertes: tués 2, blessés 5

26-06-1917 au 04-07-1917
Le 41e BCP monte à 21 heures en ligne. Il occupe dans le secteur dit l'Hurtebise le quartier Y dans lequel se trouve le monument commémoratif de 1814 et les entrées Nord et Sud de la fameuse grotte du Dragon.
Pendent toutes les journées et particulièrement dans les soirées le secteur est bombardé par l'artillerie ennemie sur tout le secteur. Dans la nuit on répare les boyaux et tranchées.
Pertes: tués 2, blessés 25

04-07-1917 au 19-07-1917
Le bataillon est relevé par un bataillon du 68e RI. Les chasseurs, à 3h 30 rassemblés dans le bois de Moulin Rouge mangent une soupe au fromage qu'ils arrosent de pinard.
Le 6 on fait mouvement par compagnies sur les nouveaux baraquements à Chery-Chartreuve. Aussi ce jour le départ de permissionnaires à raison de 25% de l'effectif.
Les jours suivants sont employés au nettoyage des armes, des effets, du linge etc.
Le bataillon reçoit un renfort, composé de 4 sergents, 11 caporaux et 116 chasseurs.

19-07-1917 au 21-07-1917
Le bataillon est alerté et est transporté par camion autos au Champ d'Asile. Le Cdt de bataillon reçoit l'ordre de faire immédiatement la reconnaissance du secteur de Californie.
Le 20 juillet vers 21 heures le bataillon quitte Champ d'Asiles et il relève sur le plateau de Californie des éléments des 32e et 66e RI dans les tranchées Von Fett et du Lieutenant Michel. La relève se termine le 21 juillet à 2 heures du matin avec quelques pertes.
Pertes: tués 2, blessés 11


Craonne Californie


22-07-1917
(Source JMO)
Dès l'aube, plusieurs avions ennemis survolent les lignes à faible hauteur et mitraillent les occupants. À 4 heures 30 deux fusées rouges partent des lignes ennemies et instantanément les batteries boches entrent en action, couvrant notre secteur de fer et de feu. Un véritable déluge d'obus et de torpilles s'abat sur toutes nos tranchées.
À 5 heures l'infanterie ennemie s'élance à l'assaut de nos positions avec de forts effectifs. Les vagues d'assaut sont précédées par des équipes de lance-flammes qui ballaient tout sur leur passage.
L'attaque ennemie est orientée sur la droite de notre secteur et sur le 77e RI à notre droite. Ce régiment se voit contraint à lâcher pied et les fractions de notre 1e compagnie qui se trouvent dans la Tranchée des landes, ainsi que la section de mitrailleuses qui les soutiennent, sont rapidement environnées et livrées à leurs seuls moyens.
Aucun gradé ni chasseur de ces fractions n'a rejoint le bataillon. Tous ont été tués, blessés ou prisonniers.
Les Allemands cherchant à progresser dans la Tranchée de Lt. Michel rencontre une vive résistance opposée par une partie de la 2e Cie et une section de mitrailleuses. Les groupes boches sont alors pris d'enfilade et subissent de sérieuses pertes (--)
Les boches opèrent difficilement leur retraite de trou d'obus en trou d'obus sous le feu nourri de tous les défendeurs.
Le tir de l'artillerie ennemie reste très violent jusque vers 10 heures et se continue toute la journée sous la forme d'un tir de harcèlement.
Pertes de la journée: tués 18, blessés 39, disparus 55

23-07-1917 au 07-08-1917
Un des blessés est Claude Potier, atteint par un éclat d'obus dans l'abdomen.
Il est transporté du poste de secours au Ambulance 4/9 à Beaurieux. La fonction du Beaurieux était une ambulance de triage. Le temps que Potier a resté sur un poste de triage indique que la blessure de Potier était grave et qu'il n'était pas transportable.

08-08-1917 au 23-10-1917
Potier est transporté sur l'hôpital d'évacuation Ambulance 10/21 située à Saint-Gilles dans la Marne près de Fismes. Il restera dans cet hôpital jusqu'au 23 octobre.

24-10-1917 au 16-03-1918
Potier est transporté de Saint-Gilles à Paris, où il est hospitalisé à l'hôpital auxiliaire nr. 117 dans la Rue de la Pompiers, 16e Arrondissement.
C'est le lycée Janson de Sailly, transformée en hôpital.


HA nr 117 Paris


Jour de décès

16/03/1918

Ce jour Claude Potier est décédé à l'hôpital auxiliaire nr. 117 à Paris, des suites de blessures de guerre du 22 juillet 1917. Blessé à Vauclerc, Plateau de Californie.
Potier était célibataire et il avait 33 ans


Citations

"Au front depuis le début. Très calme, très froid dans les moments de danger et l'estime de ses chefs et de ses camarades pour la tenue et le dévouement que lui sont habituels"
(L'ordre du 41e bataillon nr. 259 du 10 juillet 1917)

"Au front depuis le début de la campagne. A toujours donné à ses camarades l'exemple d'un beau courage et s'est distinguée en manifs circonstances par son absolu mépris du danger. Blessé grièvement à son poste de guetteur."
(Ordre nr. D 6477 du 6 mars 1918 reproduit à l'ordre nr. 359 du 28 mars 1918 du 41e Bataillon)


Médailles

Croix de Guerre avec étoile de bronze

Croix de Guerre avec palme

Médaille Militaire (J.O. du 18 avril 1918)


Inhumation

Lieu d'inhumation pas trouvé. Probablement à Mhère ?


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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