Fiche matricule de recrutement

SIMON Adrien

03/05/1891 - 26/07/1917

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Informations personnelles

Né le 03/05/1891 à Paris

Résidant à Gacogne

enfant assisté de la Seine

Profession : domestique de culture

Résidence familiale :


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxroux moyen
Yeuxroux
Frontmoyenne
Nezconvexe relevé
Visagelarge
Taille1.66 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule nr. 1122, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1911

Inscrit sous le nr. 80 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 1e partie de la liste en 1912 "Bon"


Détail des services et mutations diverses

01-10-1912
Appelé à l'activité pour le 13e Régiment d'Infanterie à Decize.

10-10-1912
Arrivé au corps. Soldat 2e classe. Incorporé dans le 1e bataillon, 1e compagnie. Immatriculé sous le nr. 4003

20-03-1914
Nommé soldat 1e classe

15-03-1915
Passé au 90e Régiment d'Infanterie et nommé caporal. Incorporé au 1e bataillon, 1e compagnie. Immatriculé sous le nr. 8895.
Partie au front le dit jour.
Selon sa fiche matricule Simon a resté en intérieur du 02-08-1914 au 15-03-1015.
Probablement on a vu ses qualités militaires et il a suivi les cours pour caporaux ou sous-officiers.

Le 90e RI fait partie de la 33e brigade, 17e division, 9e Corps d'Armée. Il participe dans la bataille de Flandres depuis octobre 1914 et a subi des sérieuses pertes.
Au jour du passage de Simon au 90e RI, ce régiment reste en cantonnement de repos à Herzele, entrainant les hommes à la marche.
Pendant ce période le régiment reçoit un renfort de 9 sous-officiers et 519 hommes venant des différents dépôts dont le dépôt du 13e RI.

26-03-1915 au 04-04-1915
Le 90e RI est embarqué en camion autos pour Vlamertinghe et de là, il va relever le 66e RI dans la tranchée de demi-repos à Hooghe.
Le 30 mars il relève le 125e RI en 1e ligne dans le secteur Sud
Pertes: tués 5, blessés 36

04-04-1915 au 09-05-1915
Le 90e RI est relevé par les troupes anglaises. Le régiment quitte définitivement la Belgique et commence une série de marches vers le sud et arrive le 13 avril aux environs de Frévent en Artois.
Le 24 avril il tient en 1e ligne le secteur de Roclincourt au sud d'Arras. Le 1 mai le 90e RI débarque dans la région de Sains-les-Pernes et relève le 6 mai les 256e RI et 281e RI à la 1e ligne pour l'attaque sur Loos.

09-05-1915 et 10-05-1915
L'attaque sur Loos se déclenche à 10 heures. Le 1e bataillon attaque tout entier, ses compagnies déployées en première vague. Le 2e bataillon, dans des places d'armes, prêt à déboucher. Les compagnies de gauche atteignent la 1e ligne allemande d'un bond. Pour elle c'est un distance de 250 m. A droite la 1e Cie qui faut marcher 800 m. sur la 1e ligne allemande est pris dans le flanc par le feu des mitrailleuses, lui causent de très lourdes pertes. Ses hommes ne peuvent faire aucun mouvement sous les rafales de balles. Les compagnies se terrent. Les blessés qui sur le terrain bougent ou essayent de revenir au tranchée de départ sont achevés par les balles.
A 11h30 la 7e Cie va renforcer les 4e et 8e Cies qui, sans liaison à droite, risquent d'être enveloppées. A 13h50 les 5e et 6e Cies débouchent pour rejoindre et entrainer en avant les 1e et 2e Cies. Mais en butte à une fusillade intense elles doivent aussi s'arrêter après avoir parcouru plusieurs centaines de mètres.
Pendant toute la journée l'ennemi bombarde avec violence les positions conquises et le 10 mai à 3 heures du matin, une contre-attaque allemande parvient à quelques mètres de la ligne française où il est fauchée par le feu.
Au matin les 1e et 2e bataillons sont relevés par le 68e RI et vont se reconstituer derrière le crassier de la fosse nr. 7
Pertes, dont beaucoup d'officiers et sous-officiers: tués 109, blessés 269, disparus 143.



12-05-1915
Simon est nommé sergent

12-05-1915 au 25-05-1915
Le 90e RI reste sur les positions en soutien des attaques executées par le 125e RI et le 281e RI au nord de la route de Lens. Le 16 mai il est relevé et va au repos à Nœux-les-Mines

25-05-1915 au 30-05-1915
Attaque du 3e bataillon du 90e RI sur l'ilot de maisons dit les Cornailles à l'ouest de Liévin. Le 1e bataillon est en réserve à la Cité de Calonne. Après la préparation d'artillerie, la 11e Cie s'élance à 12h10 à l'assaut des Cornailles. Rapidement elle gagne les premières maisons et commence à organiser le terrain conquis. Mais les résistances ennemies se font de plus en plus sérieuses, des combats corps à corps s'engagent dans les boyaux. L'artillerie allemande a ouvert un feu terrible sur les anciennes premières lignes et les Cornailles. Dans la journée du 26 le bombardement devient extrêmement violent. Une contre-attaque fait reculer le 68e RI, épuisé par l'attaque de la veille.
Dans la nuit du 26 au 27, le 1e bataillon relève le 68e RI sur ses positions. Le régiment tient ses positions dans les journées suivantes mais subit des sévères pertes. Le 60e RI est relevé le 30 mai et il est embarqué en camions-autos pour la région de Neuville-Saint-Vaast.
Pertes: tués 52, blessés 267, disparus 27

07-06-1915 au 18-06-1915
Après un court repos, dans laquelle le régiment reçoit un renfort de 630 hommes, le 90e RI relève le 68e RI dans les tranchées parallèles au chemin creux de Neuville-Saint-Vaast à Souchez, en face du carrefour de Cinq-Chemins. Le régiment devra attaquer ce carrefour des Cinq-Chemins, tenu fortement par les Allemands et, après l'avoir conquis, marcher sur le Château de la Folie. L'attaque est fixé au 16 juin à 12h15.
Les 3e, 4e, 6e et 7e compagnies se portent en avant. Elles dépassent la crête et arrivent aux défenses accessoires ennemies qui n'ont pas été endommagées par l'artillerie. Une fusillade très vive qui part de la tranchée allemande, des mitrailleuses qui se démasquent tout à coup ramènent les compagnies à la crête. Malgré un feu intense de l'artillerie allemande, on s'accroche au terrain. L'attaque est reprise à 14h45. Les compagnies repartent, mais l'artillerie lourde allemande, les oblige de se terrer après quelques bonds.
Malgré la fatigue extrême des bataillons qui, depuis deux jours sont sans sommeil, sous un soleil cuisant, sans recevoir d'aliments et d'eau, les hommes n'ayant pu s'emparer de la tranchée ennemie, creusent la terre afin de conserver le léger gain de terrain fait dans la matinée, se retranchent sur la crête, malgré le tir continu de l'artillerie allemande.
Le 17 l'attaque est reprise par le 3e bataillon, mais comme la veille, l'assaut se brise devant les fils de fer, non entamés par les obus.
Le 18 les 1e et 2e bataillons sont relevés et passent en réserve.
Pertes: tués 79, blessés 289, disparus 43.

29-06-1915 au 01-09-1915
Le 29, le Régiment est relevé. Le 14 Juillet, il commence une série de marches vers le Sud. Le 25 Juillet, il atteint Liencourt dans l'Oise.
Le 6 aout, enlevé en autos, le 90e RI va relever des troupes du 14e C. A. dans la Somme, dans les secteurs de Lihons. Il tient ce secteur sans grosses pertes jusqu'à la fin d'aout, époque à laquelle, relevé de nouveau, il est transporté en Artois pour préparer et prendre part à la 2e bataille d'Artois du 25 septembre 1915.

01-09-1915 au 25-09-1915
Le 90e RI commence aussitôt des travaux d'approche devant les tranchées allemandes entre Wailly et Ficheux. Trois parallèles successives sont poussées devant les lignes reliées par des boyaux. Le travail est fait la nuit, mais l'ennemi qui a éventé nos travaux dès le premier jour réagit violemment. Les hommes doivent travailler souvent à découvert sous dés feux violents d'artillerie et de mitrailleuses. Les pertes sont sensibles et le travail à exécuter après une longue étape est pénible. Néanmoins, les trois parallèles sont prêtes pour le jour fixé pour l'attaque.
Pertes: tués 13, blessés 42

25-09-1915 au 30-09-1915
A 12h25, heure de l'attaque, le 68e RI se porte résolument à l'attaque de la première ligne ennemie. Le 90e RI, est prêt à le suivre. Mais l'attaque est rapidement enrayée par les mitrailleuses et le régiment reste sur ses positions. Le 27, le 90e RI relève en première ligne le 68e RI et une partie de la 4e Brigade Marocaine.
Pertes: tués 13, blessés 42

01-10-1915 au 08-10-1915
Relevé, le 90e RI embarque en chemin de fer à la gare de Saulty. Il débarque le soir même à Nœux-les-Mines. Le 9e Corps d'Armée relève les Anglais sur les positions qu'ils ont acquises devant Loos le 25 Septembre.
Le 3 Octobre, le 90e RI, relève le 114e RI sur la ligne établie à l'Est et au Nord-est de Loos entre le crassier de la fosse nr. 15 et la route de Lens à La Bassée, au sud du puits 14 bis. Le 1e Bataillon est en réserve dans le village de Loos.
Les renseignements font craindre, dès le 7, une attaque allemande. Le 8 au matin, on constate que les Allemands ont pratiqué des brèches dans leurs fils de fer. Des dispositions sont prises pour parer à l'attaque. A 12 h. l'ennemi commence sur nos deuxièmes lignes, sur le village de Loos et les arrières un feu extrêmement violent avec obus de tous calibres. En même temps, les batteries françaises sont prises sous un
véritable barrage par obus asphyxiants.
A 15h45, des troupes allemandes sortent de leurs tranchées, du côté du puits 14 bis, et attaquent les Anglais.
A 15h50, une première vague sort brusquement en face du 3e Bataillon. Cette vague, formée d'hommes sur une ligne et au coude-à-coude, est arrêtée partout et littéralement fauchée par le feu.
Quelques minutes après, l'attaque se propage sur le 2e bataillon. Les hommes ayant un champ de tir assez restreint montent dans un bel élan sur le parapet et fusillent les assaillants. Le tir de barrage de l'artillerie s'était déclenché. Tous les Allemands qui ont franchi la crête sont tués. Une deuxième vague ennemie s'avance en rampant sans plus de succès. Une troisième vague réussit à atteindre nos réseaux de fils de fer. Elle est anéantie. A 17 h., l'attaque allemande est définitivement brisée et des prisonniers se rendent dans nos lignes.
Pertes: tués 18, blessés 72

09-10-1915 au 14-04-1916
Durant trois mois, le 90e RI a son temps partagé par les périodes de repos à Bruay et de première ligne dans le secteur devant Loos.
Relevé par les troupes anglaises, le 9° Corps d'Armée est au repos dans les premiers jours de Janvier 1916. Le 9 Janvier, le 90e RI est en première ligne dans le secteur du
Bois en Hache. Il y reste durant tout le mois de janvier et après la relève du Corps d'Armée dans ce secteur par l'armée britannique le 90e RI, tient, pendant le mois de février, le secteur de la côte 110.
Le 10 mars, relevé par les troupes anglaises, le Régiment est embarqué et mis au repos à Rosendal, Malo-les-Bains, près de Dunkerque.
Le 1 Avril, le 90e RI est transporté dans la région de Montdidier et le 13 avril, embarquant de nouveau en chemin de fer, il débarque à Revigny le 14 et s'achemine vers le Nord-est, pour prendre part à la Bataille de Verdun.

14-04-1916 au 22-04-1916
Débarqué à Revigny, le Régiment cantonne à Contrisson et après quelques jours de marche stationne au bivouac du bois de Saint-Pierre sur la rive gauche de la Meuse.
Dans la nuit du 20 au 21 Avril, le 90e RI relève le 156e RI sur la cote 304.
Le régiment, tient les premières lignes qui barrent le ravin de la Hayette et défendent la cote 304. Les le et 3e bataillons sont en première ligne et le 2e bataillon est en réserve au village d'Esnes.
Les Allemands soumettent les premières lignes, les villages et les routes à des bombardements continuels avec obus de gros calibre.

22-04-1916 au 27-04-1916
A 12h30 l'intensité du bombardement s'accroit. Les première et deuxième lignes déjà à peu près inexistantes sont complètement retournées. Les hommes, dans la fumée opaque des éclatements, n'ont de refuge que dans les trous d'obus épars.
A 16h30, les Allemands sortant de leurs lignes, marchent sur nous, protégés par un tir de barrage roulant. Après avoir avancé quelque peu devant le 3e bataillon, les Allemands sont arrêtés par nos feux et doivent se replier en désordre. Devant le 1e bataillon, après avoir progressé jusqu'à 200 mètres de notre ligne, les Allemands sont arrêtés par les
Mitrailleuses et la fusillade. Ils s'accrochent au terrain.
Les tirs de l'artillerie ennemie restent soutenus les 23, 24, 25 et 26 avril.
Dans la nuit du 26 au 27, le 90e RI est relevé par le 290e RI et le régiment vient se placer en réserve à Béthelainville, Vignéville et au bivouac du bois Saint-Pierre.
Pertes: tués 136, blessés 215, disparus 5.

02-05-1916 au 06-05-1916
Le 90e RI relevant le 290e RI, vient occuper les mêmes positions que dans la période du 21 au 26 Avril. La cote 304 est soumise à des bombardements par obus de gros calibres qui ne se ralentissent ni de jour ni de nuit. Le 3, l'intensité du feu va croissant. Les batteries allemandes font converger leurs feux sur nos lignes de la cote 304.
Le travail de réfection est impossible et inutile. Les gros obus martèlent sans répit les positions. Les corvées de ravitaillement et de matériel ne peuvent passer sous les barrages qui plusieurs fois par nuit font rage derrière les deuxièmes lignes.
Un grand nombre d'hommes ensevelis périssent étouffés. Les armes brisées sont rendues hors d'état de servir, les mitrailleuses sont enterrées. Sous ce bombardement sans précédent, les hommes n'ont aucun repos. Dans l'enfer des obus qui éclatent sans relâche, ils doivent endurer les angoisses les plus déprimantes. Les pertes sont lourdes, les cadres s'éclaircissent et les sections fondent. La proportion des tués est très élevée.
Le 4 Mai, le bombardement devient furieux. Depuis le matin il affecte la forme d'un barrage continu. A 14h le tir est d'une violence inouïe et à 16 heures, après avoir envoyé des obus fumigènes, les Allemands attaquent, arrivent dans la fumée jusqu'à notre ligne sans avoir été vus. Le 3e bataillon, est submergé. Les Allemands qui ont crevé la ligne à gauche du régiment le prennent de dos. Le le bataillon résiste, quelques mitrailleuses encore en état arrêtent la progression ennemie.
Le 2e bataillon est appelé en toute hâte pour contre-attaquer. Il arrive dans la nuit sous un feu de barrage roulant. Les Compagnies du 1e bataillon sont réduites à quelques fusils, les munitions vont manquer. De plus, les hommes sont exténués.
Depuis trois jours, sous la violence inouïe de ce martèlement sans trêve, ils n'ont pas mangé et le manque d'eau et de sommeil les fait cruellement souffrir.
Deux Compagnies du 2e bataillon attaquent au petit jour mais ne peuvent progresser devant la fusillade. Dans la journée, le 2e bataillon relève le 1e bataillon et les éléments du 3e bataillon.
Pertes: tués 49, blessés 140, disparus 494

06-05-1916 au 30-05-1916
Le 6 au soir, le régiment est relevé et va au bois Saint-Pierre, qu'il quitte le 8 pour être transporté dans une zone de repos dans la région de Robert-Espagne.
Le 90e RI reçoit pendant le repos 4 fois un renfort soit un total de 872 hommes.

30-05-1916 au 10-09-1916
A la fin du mois de mai le régiment tient position devant les lignes allemandes à l'est d'Auberive. Période de coups de main et des travaux.
10-09-1916 au 01-10-1916
Participation aux manœuvres du 9e C. A., au Camp de Mailly.

01-10-1916 au 26-10-1916
Embarqué en chemin de fer à Arcis-sur-Aube, le 90e RI arrive dans la Somme, à l'Ouest d'Amiens. Transporté à l'Est d'Amiens le 8 octobre, à Aubigny, le régiment s'achemine, à partir du 21, vers la zone de combat, où il devra continuer la poussée tendant à la rupture des lignes ennemies. Le 21, le 90e RI est à Morlancourt.
Pertes: néant

26-10-1916 au 07-11-1916
Le 90e RI, transporté hâtivement à Maricourt, il relève le 414e RI en première ligne sur les pentes à l'ouest de Sailly-Saillisel.
Le régiment a mission de porter la première ligne française à distance d'assaut d'une tranchée allemande parallèle à la route de Péronne à Bapaume. Pour réaliser cette progression, il faut s'emparer de petits points de résistance tenus par les Allemands et couvrant cette tranchée. Ces points de résistance sont d'anciens abris de batteries abandonnés et des trous d'obus organisés. De ces emplacements, les mitrailleuses ennemies bloquent toute avance vers le nord-est.
L'état des chemins est très mauvais et le champ de bataille lui-même n'est qu'un champ de boue. Des reconnaissances ont reconnu plusieurs postes tenus par l'ennemi.
Sans attirer l'attention de l'ennemi, la ligne est portée à 300 mètres en avant. Ces opérations ne se font pas sans pertes. Les tirs de barrage sont d'une violence extrême. Néanmoins, suivant les ordres reçus, la progression vers la tranchée de Bukovine continue. Le mauvais temps rend les réglages d'artillerie peu précis.
Les objectifs peu visibles et isolés sont difficilement atteints par nos obus et l'attaque de ces objectifs doit être remise. Néanmoins, chaque nuit, une progression sous le feu des mitrailleuses est réalisée et peu à peu notre ligne s'approche, enveloppe les points de résistance ennemie.
Le 31 octobre, le 1e bataillon est relevé par le 2e. Le 1 novembre, une tentative d'attaque par surprise d'une ancienne casemate échoue sous le feu des mitrailleuses.
Dans la nuit du 3 au 4 Novembre, le 3e bataillon relève le 2e, la 7e Cie reste en place pour attaquer le lendemain. Après une préparation d'artillerie, le 4 novembre, à 15 h., le 3e bataillon et la 7. Compagnie se portent à l'attaque. L'assaut mené énergiquement nous rend maitres des points d'où l'ennemi nous tenait en échec depuis plusieurs jours. La 7e Cie a complètement surpris l'ennemi. Malgré des pertes sensibles, le 3e bataillon s'installe sur le terrain et organise une ligne parallèle à la tranchée de Bukovine..
La première mission du Régiment est complètement réalisée.
Le lendemain, 5 Novembre, le 3e bataillon devra se porter à l'attaque de la tranchée de Bukovine.
A 11h10, les hommes sortent résolument des trous d'obus conquis la veille. La tranchée de Bukovine et la route nationale du Transloy sont dépassées. Mais la progression à gauche a été nulle et des mitrailleuses prenant le Bataillon de flanc l'obligent à rétrograder.
Les tirs de barrage allemands sont très violents et les pertes s'accroissent.
Les 6 et 7 Novembre, le bataillon s'organise sur sa nouvelle ligne. Le temps n'a pas cessé d'être mauvais et la brume a empêché les réglages d'artillerie et rendu l'observation impossible. Les hommes, vivants paquets de boue, dont les armes encrassées ne peuvent fonctionner, se sont dépensés sans compter, faisant preuve d'un courage au-dessus de tout éloge.
Pertes: tués 93, blessés 418, disparus 87

09-11-1916 au 22-12-1916
Le régiment va au repos pour recompléter ses effectifs à Morlancourt puis camp 117 à Bray.

22-12-1916 au 27-01-1917
Le 90e RI tient le secteur au sud de Bouchavesnes et au nord de Cléry-sur- Somme.
Il organise défensivement le secteur. Le temps est humide et froid et le terrain difficile. Néanmoins, les travaux entrepris se poursuivent sans relâche et le 21 Janvier, les troupes britanniques assurent la défense du secteur.

27-01-1917 au 19-03-1917
Le Régiment quitte la Somme et est transporte au nord de Villers-Cotterêts.
Durant le mois de Février, il travaille à l'organisation de défenses dans la zone avancée du Camp retranché de Paris. Le 6 Mars, le 90e RI, quitte la région de Villers-Cotterêts et
après une série de marches, arrive au Camp de Mailly, le 16 mars, où il participe aux manœuvres du 9° Corps d'Armée.

19-03-1917 au 19-04-1917
Le régiment, ayant quitté le Camp de Mailly, commence une série de marches vers le nord-ouest. Le 15 Avril, le 90e RI marche vers le nord et cantonne à Lagery. Le 15 avril il cantonne à Lagery. Le 16, dès le matin, il marche vers le Nord. Par les champs et les chemins de terre, pour laisser libres les routes, le régiment va bivouaquer dans les bois au sud de Romain.
le 19 avril, le régiment se met en marche à une heure le matin, franchit l'Aisne et gagne le Bois de Beaumarais. Le soir même, il relève le 89e RI du 5° Corps d'Armée.

19-04-1917 au 27-04-1917
Le Régiment s'était établi sur les positions conquises le 16 avril, entre la Ville-au-Bois et Corbény. Le terrain n'a pu être encore organisé et les Allemands bombardent violemment les positions qu'ils ont perdues. Dans la nuit du 20 au 21 Avril, un détachement de la 5e
Compagnie progresse le long de la Route Nationale Nr. 44, occupe un barrage allemand et repousse une contre-attaque.
Dans la nuit du 21 au 22 avril, le 1e bataillon se porte résolument en avant et progresse de 300 à 400 mètres sur un front de 500 mètres, parallèlement à un bois tenu solidement par l'ennemi. Le Bataillon tente de s'organiser aussitôt sur la nouvelle ligne, mais le sol, de nature rocheuse, rend le travail pénible et lent.
Dans la nuit du 22 au 23 avril, le 2e bataillon progresse, lui aussi, de 200 à 300 mètres et vient s'établir sur une nouvelle ligne parallèle aux positions ennemies.
Jusqu'au 27, le Régiment travaille à l'organisation de ces nouvelles lignes.
Pertes: tués 24, blessés 99, disparu 1

27-04-1917 au 11-05-1917
Le 90e RI, relevé par le 68e RI est mis en réserve.

11-05-1917 au 05-06-1917
Le 90e RI, relevant le 68e RI, vient occuper le même secteur.
Le 22 Mai, la 1e Cie a été mise à la disposition de la 18e Division (66e RI) pour l'attaque d'un système d'organisations allemandes. Le même jour, à 16h20, la le Cie toute entière
sort la première de toutes les troupes d'assaut et bondit sur les positions ennemies.
La compagnie arrive sur son objectif et fait 54 prisonniers et malgré les pertes qui se font durement sentir, organise le terrain qu'elle a conquis.
Le 23 au matin, la 3e Cie s'empare d'une barricade allemande et progresse de 200 mètres dans un boyau ennemi.
Le 27 Mai, le Régiment tient le secteur devant Chevreux et le 5 Juin relevé, il est emmené au repos.
Pertes: Le JMO ne donne pas des pertes. J'ai trouvé 27 tués pendant ces jours.

08-07-1917 au 26-07-1917
Le régiment relève le 68e dans le secteur d'Hurtebise. Les Compagnies sont soumises chaque jour à des bombardements d'une grande violence qui causent des pertes. Plusieurs coups de main ennemis échouent. Les positions sont bouleversées, retournées par les obus ennemis. Chaque nuit, les hommes creusent de nouvelles tranchées sur la crête étroite d'où ils dominent la vallée de l'Ailette.
Le 18 Juillet, les Allemands attaquent violemment le plateau de Californie et celui des Casemates, tenus par la 18e Division. Le Régiment est alerté et le 19 le 2e bataillon reçoit l'ordre de se porter en renfort de la 18e Division.
Le 22, le 1e bataillon est appelé à la rescousse et contre-attaque brillamment le 24 Juillet avec le 152e RI.
Le 90e RI, est de nouveau avec ses 2e et 3e bataillons en ligne sur la crête d'Hurtebise.
A 18 h15, toutes les batteries allemandes ouvrent le feu sur les premières lignes et à 18h35 l'infanterie allemande prononce une vigoureuse attaque sur less positions. Les 3e et 2e bataillons tiennent bon. Mais le régiment à son gauche ayant cédé, la 7e Cie qui formait l'extrême gauche est submergée et bousculée.
Dans la nuit, le bombardement redouble de violence. Les obus de tous calibres martèlent la ligne sans répit. Les positions n'existent plus et les pertes sont lourdes.
A partir de 3 heures, le feu roulant est intense et à 4 heures une attaque allemande submerge les bataillons. Des contre-attaques sont aussitôt déclenchées et contiennent l'ennemi à la crête.
Pertes: tués 52, blessés 165, disparus 447


Jour de décès

26/07/1917

Le monument d'Hurtebise autour duquel des combats furieux ont fait rage reste en notre possession en cette journée du 26 Juillet. Quoique exténués de fatigue, de soif, nos hommes, cramponnés sur les pentes abruptes, dans des gros trous d'obus, font face à l'ennemi. L'artillerie lourde allemande concentrant ses feux sur la crête étroite du Chemin des Dames nous cause de dures pertes. Les ravitaillements en munitions sont des plus pénibles.
Pendant ces bombardements, Adrien Simon est blessé par un éclat d'obus, qui lui a arraché la main droite et presque sa cuisse droite.
Il est transporté sur l'ambulance 4/9 à Beaurieux (Aisne) où il est décédé des suites de blessures de guerre. Adrien Simon avait 26 ans.


Citations

Cité à l'ordre du Régiment nr. 45 du 5 juin 1915:
"A donné le plus bel exemple et a montré le plus grand sang froid en lançant des grenades et maintenant à leur poste les hommes de sa demi section sous un violent bombardement."


Médailles

Croix de guerre


Inhumation

Après son décès Simon était inhumé au cimetière de Beaurieux (Aisne) Tombe 655.

Aujourd'hui on peut trouver son tombe à
02 - Aisne
Commune de Pontavert
Nécropole nationale Beaurepaire
Tombe 957


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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