Fiche matricule de recrutement

PILAVOINE Felix

19/04/1882 - 31/01/1917

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Informations personnelles

Né le 19/04/1882 à Mhère

Résidant à Vaupranges commune de Mhère

Père : Pillavoine François

Mère : Leibert Claudine

Profession : cultivateur

Résidence familiale :


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxblonds
Yeuxgris
Frontdécouvert
Nezmoyen
Visageovale
Taille1.64

Recrutement

Fiche matricule nr. 520, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1902

Inscrit sous le nr. 46 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 1e partie de la liste en 1903 "Bon"


Détail des services et mutations diverses

15-11-1903
Appelé à l'activité pour le 109e Régiment d'Infanterie. Arrivé au corps le dit jour. Immatriculé sous le nr. 7428. Soldat 2e classe

26-09-1904
Caporal

18-09-1906
Envoyé dans la disponibilité. Certificat de bonne conduite "Accordé"

01-10-1906
Passé dans la réserve de l'armée active

24-11-1908
Mariage avec Clémence JOLLY, né à Vaupranges 4 mars 1889, résidant à Boux

20-08-1909 au 11-09-1909
1e exercices au 85e Régiment d'Infanterie

15-05-1912 au 31-05-1912
2e exercices au 85e Régiment d'Infanterie

03-08-1914
Rappelé à l'activité par suite de la mobilisation générale. Arrivé le dit jour.

25-08-1914
Réforme nr. 2 pour tuberculose pulmonaire par la commission spéciale du Cosne

17-06-1915
Classé service armé par le conseil de révision de la Nièvre. Arrêt militaire du 09-04-1915.

09-09-1915
Incorporé au 95e Régiment d'Infanterie. Pillavoine reste en intérieur probablement au dépôt à Bourges.

31-12-1915
Passé au 27e Régiment d'Infanterie. Immatriculé sous le nr. 01677A. Incorporé dans la 7e compagnie (2e bataillon)
Le Régiment cantonne à Cousances-aux-Bois, où il restera au repos jusqu'au 17 janvier, repos bien gagné, au cours duquel les compagnies sont réorganisées.
Le JMO du 27e RI ne donne aucune notification d'avoir reçu un renfort le 31 décembre.

18-01-1916 au 21-06-1916
Le 27e RI monte en ligne au Bois de la Louvière et le Bois Brulé.
Jusqu'en juin 1916, la 15e Division tient à elle seule tout le secteur du 8e Corps, en Forêt d'Apremont, la 16e Division ayant été envoyée à Verdun. Deux bataillons sont en ligne, le 3e en réserve à Boncourt et dans la région de l'étang de Ronval. Chaque bataillon passe successivement 24 jours en ligne et 12 jours en réserve.
Les bombardements sont fréquents : celui des 21 et 22 février, lors du déclanchement de l'attaque de Verdun est particulièrement intense. On croit à une attaque; aussi, malgré la violence du tir, chacun reste à son poste.
Pertes: tués 80, blessés 305

22-06-1916 au 15-07-1916
Le Régiment est relevé et va cantonner à Vignot et Ville-Issey. Le 25, il se dirige par étapes sur le camp de Saffais, et après trois jours de marche, cantonne, le 27, à Flavigny, Burthécourt et Azelot.
C'est de cette époque que date la réorganisation des Bataillons.
Les 4e, 8e et 12e Compagnies passent au Dépôt Divisionnaire; une des Compagnies de Mitrailleuses de brigade est affectée au Régiment qui en compte ainsi une par Bataillon.
Le 1er juillet, le Régiment occupe ses cantonnements définitifs : Vigneulles, Barbonville et Saffais. Toute la 15e Division est alors mise à l'instruction jusqu'au 14, instruction intensive au cours de laquelle est étudiée dans tous ses détails l'attaque d'une position défensive puissamment fortifiée : une grande importance est donnée à la question des liaisons, surtout à la liaison avec l'Artillerie.
L'instruction des spécialités est poussée activement.

16-07-1916 au 25-07-1916
Le 27e RI fait mouvement de Camp Saffais en diverses étapes sur la région de Verdun
Au milieu d'un chaos indescriptible de trous d'obus, de troncs d'arbres enchevêtrés, de rails tordus, on arrive aux abords du Fort de Souville, puis, après être passé près de la
Chapelle Sainte-Fine, on arrive en ligne. Il y a déjà quelques blessés.
La relève a lieu à découvert, car l'établissement de boyaux a été presque impossible. Pourtant, à proximité des premières lignes, on trouve quelques éléments de tranchées hâtivement creusés, reliant les trous d'obus qui constituent le principal élément de défense ; pas d'abris, pas de réseaux de fil de fer.

25-07-1916 au 01-08-1916
Le sous-secteur Est est divisé en 2 segments: 1 Segment Vaux Chapitre et 2 Segment Chapelle Ste Fine. La 2e ligne de résistance est constituée par la Position de Souville.
(voir carte)
Deux Bataillons sont en ligne dans le bois de Vaux-Chapitre ; le 3e à gauche, en liaison avec le 10e d'Infanterie, vers la Chapelle Sainte-Fine ; le 2e à droite, en liaison au Ravin des Fontaines avec des éléments de la 16e Division qui seront relevés quelques jours plus tard et qui tiennent, en avant du fort de Vaux, la Haie Renard, le Bois Fumin et le Bois de la Lauffée. Le 1e Bataillon est en réserve au Fort de Souville.
Les troupes sont à peine installées sur leurs emplacements qu'un tir de barrage d'une violence inouïe s'abat sur le terrain que l'on vient de traverser.
La mission du Régiment est de tenir à tout prix sur les positions actuelles, pour interdire à l'ennemi l'accès du Fort de Souville, point d'appui de la dernière ligne de défense de la Forteresse. Les conditions sont très défavorables, le ravitaillement rendu difficile par les bombardements répétés.



Dans la nuit du 28 au 29, une action est menée par la 9e compagnie en liaison avec le 2e Bataillon, pour s'emparer de la tranchée de Montbrison qui domine les positions de la région de Fleury. Après une courte préparation d'artillerie, l'assaut a lieu mais l'ennemi est sur ses gardes et ses mitrailleuses causent des pertes sévères.
Du 29 juillet au 31 juillet l'ennemie bombarde les emplacements du 27e RI avec obus de tous calibres et obus à gaz.
Aux carrières l'abri des agents de liaison et des téléphonistes sont détruit, le PC du Colonel est très endommagé et le poste de secours est effondré, enterrant les blessés.

Pertes: Tués 58, blessés 179, disparus 12

01-08-1916
À 1 heures et demie du matin, l'ennemi tente une première fois d'aborder les lignes, mais sans y réussir. Simple reconnaissance, sans doute, ou simulacre d'attaque. Mais, vers 5 heures et demie, le tir d'artillerie reprend avec une extrême violence; ce n'est plus le tir d'interdiction, très serré pourtant, des jours précédents, mais un « pilonnage » en règle de toute la position. Un tir d'écrasement comme personne n'en a jamais vu. Il y a
une forte proportion d'obus et de bombes à gaz. Vaux-Chapitre, le ravin des Fontaines, la côte de Souville disparaissent dans la fumée.
Des cartes et des documents trouvés sur les Allemands montreront que deux brigades bavaroises ont attaqué sur le front des deux bataillons du 27e RI. Mais ligne de défense n'est pas entamée. A 9 h. 3o, l'attaque est complètement enrayée sur le front du régiment. Quelques Allemands, encore tapis dans des trous d'obus devant la 1e ligne, sont délogés à la grenade ou faits prisonniers.
Mais, sur la droite du 27e RI, dans la région de la Haie Renard et du Bois Fumin, le 413e RI voisin n'a pu résister à la poussée et a été submergé. Des positions de Vaux-Chapitre, on les voit distinctement s'avancer dans la direction du fort de Souville. Notre petit poste qui tient le ravin des Fontaines est encerclé et occupé par l'ennemi qui, profitant de
cette situation, arrive presque à proximité des carrières. Tout le flanc droit du régiment est découvert, et la 5e compagnie qui tient l'aile droite du 2e bataillon, soumise de tous côtés au feu de l'ennemi, est dans une position très critique.
Mais, au fort de Souville, le 1e bataillon du 27e n'est pas encore intervenu. A midi, sous un soleil éclatant, la 1e compagnie et un peloton de la 2e partent à la contre-attaque, descendent les pentes du fort de Souville, alignés comme à la parade, en pleine vue de l'ennemi. Malgré les pertes, les vagues s'avancent par bonds, abordent l'ennemi et s'installent vers la Haie Renard et le Bois de la Lauffée, barrant la route de Souville. L'échec de l'ennemi est complet.
Pertes: tués 89, blessés 208, disparus 52

02-08-1916 au 05-08-1916
Pendant la nuit, des éléments du 56e RI et du 10e RI viennent renforcer le 1e bataillon, la liaison est rétablie avec les unités voisines et la nouvelle position rapidement organisée.
Jusqu'au 4, l'ennemi se borne à reprendre ses tirs de harcèlement et ne tente pas de se venger de son échec. Dans la nuit du 4 au 5, le Régiment est relevé sur ses emplacements par le 4e Zouaves.
Pertes: tués 19, blessés 107, disparus 1

07-08-1916 au 17-08-1916
Repos pour le 27e RI à Chancenay près de Saint-Dizier.

22-08-1916 au 15-09-1916
Le 27e RI monte en ligne dans le secteur de Reillon en Lorraine. La 15e Division est sous les ordres du général commandant le D. A. L. (Détachement des armées de Lorraine) et mise à la disposition du 3e Corps de cavalerie.
Le front est calme, de temps à temps un bombardement par obus ou un coup de main par l'ennemi.
Pertes: tués 16, blessés 32

15-09-1916 au 27-11-1916
Le Régiment est relevé du 15 au 21 septembre et se rend au Camp de Saffais.
Le 22, tout le régiment est rassemblé au Camp de Saffais : 1e et 3e bataillon à Barbonville, 2e bataillon et état-major Saffais. Le 20 octobre les éléments qui occupent ce dernier cantonnement le quittent pour s'installer à Blainville.
Pendant deux mois, la 15e Division, puis tout le 8e Corps d'Armée, sont mis à l'instruction au Camp de Saffais.

27-11-1916 au 18-12-1916
Le 27e RI quitte Camp Saffais et embarque à Einvaux et Blainville pour Grandvilliers. Le régiment cantonne à Cempuis et Halloy.

18-12-1916
Le 27e RI est enlevé en camions automobiles et transporté dans la zone II du 2e Corps d'Armée Coloniale. Les bataillons cantonnent à Bayonvillers camp 62 et à Ignaucourt, camp 160.

19-12-1916 au 08-01-1917
Le 27e RI se porte par voie de terre dans la zone I du 2e C.A.C. où il remplace un régiment de la Division du Maroc.
Le 23 décembre le régiment occupe les emplacements suivants dans la Zone I:
1e bataillon, Centre de résistance du Centre
2e bataillon, Centre de résistance du Nord
3e bataillon, Centre de résistance du Sud
De nouveaux préparatifs sont faits en vue de la reprise de l'offensive de la Somme. Dans le courant de décembre, tout est prêt, mais, lorsque le 27e monte en ligne, les projets d'offensive ont été abandonnés et ordre est donné d'organiser la position défensivement.
Dans ces terrains argileux la boue croupit en permanence dans les boyaux, vous cloue au sol et rend la marche extrêmement pénible. Souvent des hommes enlisés sont contraints d'attendre sous les obus le secours des camarades. Les tranchées et les boyaux de 1e lignes, comblées par les éboulements, sont impraticables. C'est dans la boue jusqu'au genou que veillent les guetteurs, c'est dans la boue que l'on s'étend pour se reposer.

08-01-1916 au 20-01-1916
Les bataillons du 27e RI sont relevés et le régiment fait mouvement pour des différents cantonnements à Hescamps, St. Thibaut et Poix. Dans ce période l'armée au niveau des brigades, et divisions est réorganisé. Le 27e RI quitte la 30e brigade et est incorporé dans la 16e division d'infanterie avec les 85e et 95e RI.
Le 19 et le 20, le 27e embarque à Saint-Omer-en-Chaussée pour se rendre à Sainte-Menehould.

25-01-1917
Pillavoine est évacué sur l'hôpital à Amiens pour fièvre typhoïde.


Jour de décès

31/01/1917

Ce jour Pillavoine Félix est décédé à 14 heures à l'hôpital temporaire nr. 10 à Amiens.
Mort des suites de maladie contractée en service. Mort pour la France
Il avait 34 ans


Citations

Néant


Médailles

Néant


Inhumation

Lieu d'inhumation pas trouvé. Probablement à Mhère


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

- archives SHDGR GR 26 N 601 002 0078 T

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