Fiche matricule de recrutement

RENAUD Antoine

18/02/1897 - 16/07/1918

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Informations personnelles

Né le 18/02/1897 à Mhère

Résidant à Mhère, hameau de Chassy

Père : Renaud Dominique

Mère : Valé Victorine

Profession : cultivateur

Résidence familiale : Mhère, hameau de Chassy


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxchâtains
Yeuxbleus
Frontdécouvert
Nezconvexe
Visageovale
Taille1.63 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule nr. 1567, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1917

Inscrit sous le nr. 98 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 1e partie de la liste en 1915


Détail des services et mutations diverses

11-01-1916
Incorporé au 95e Régiment d'Infanterie. Immatriculé sous le nr. 14665. Soldat 2e classe.

11-01-1916 au 11-11-1916
Instructions et exercices militaires

11-11-1916 au 23-12-1916
Envoyé au 9e bataillon d'Instruction pour les instructions de perfectionnement ou des stages de spécialistes.

21-12-1916
Le 265e Régiment d'infanterie reçoit un renfort d'un caporal et 67 hommes, ancien blessés et récupérés de diverses classes.

23-12-1916
Antoine Renaud est passé au 265e Régiment d'Infanterie. Immatriculé sous le nr. 19045
Le 265e RI est un régiment de réserve du 65e RI et fait partie de la 61e Division d'Infanterie.
Le régiment occupe la zone d'Elincourt, N.O. de Compiègne sur le front devant Thiescourt. (Oise)

23-12-1916 au 17-03-1917
Il prend aussitôt les lignes dans les bois de Thiescourt, ouest de Ribécourt. Le 265e RI passe une partie de l'hiver 1916-1917 dans ce secteur. Tout en tenant les tranchées, il y est employé à des travaux importants ayant pour but de l'aménager en secteur d'attaque pour l'offensive prévue pour le printemps.
Régulièrement les lignes sont bombardées par l'artillerie ennemie. On fait les coups de main sur les lignes allemandes. Quelques fois par semaine on fait des patrouilles de reconnaissances.
Après deux périodes de repos dans la région de Grand-Fresnoy, entrecoupées seulement par quelques jours d'occupation dans le secteur des Boucaudes.
Le 17 mars une grande nouvelle arrive : les formidables retranchements que le régiment doit attaquer, l'ennemi a abandonné. Couvert par de simples arrière-gardes, l'ennemi a se replié sur la fameuse Ligne Hindenburg.

18-03-1917 au 01-04-1917
A marches forcées, le régiment se met à la poursuite. Le 18 mars il franchisse les lignes ennemies et le 19 mars il passe Noyon et atteint Chauny. Le 265e RI est en avant-garde de la division et a hâte d'atteindre La Fère où l'ennemi semble vouloir tenir. Mais la nuit tombe et les abords de Tergnier semblent encore défendus. Le régiment a fait plus de
40 km en deux jours. Le contact est repris ; il faut se préparer et se retrancher pour la bataille, d'autant que la 61e division, en avance sur ses voisines, est contrainte à se garder de trois côtés.
Le 20 mars, le régiment commence donc, à Viry-Noureuil, des tranchée ; mais le 21 mars sans que le travail soit interrompu, la progression recommence. Le 4e bataillon s'empare de Tergnier le 22 mars, franchit le canal Crozat, (canal de St. Quentin) tient Fargniers par ses avant-postes et repousse, en infligeant à l'ennemi de lourdes pertes, une contre-attaque violente. Du 23 au 25 mars, enfin, le 6e bataillon, achève de refouler les Allemands sur leur ligne principale. La rive droite de l’Oise et les abords de La Fère sont dès lors en pouvoir Français.
Pertes pendant la poursuite: tués 6, blessés 48

01-04-1917 au 06-04-1917
La 61e DI est portée au nord où l'ennemi recule plus lentement. Après quelques petits combats, la ligne parait pourtant se stabiliser. Le 4e et 5e bataillon du 265e RI relève 5 compagnies du 352e RI en 1e ligne sortie sud de Benay, cote 112, ferme Caponne et la lisière sud-ouest de Ly-Fontaine.
Le 2 avril le 4e bataillon à droite marche sur le cimetière de Moy. A gauche le 6e bataillon s'avance vers Alaincourt. Les bataillons sont exposés de tous cotés aux vues et aux coups et, des lisières de Cérisy, les mitrailleuses battent le terrain d'attaque.
Le soir les bataillons tiennent la grande route de La Fère à Saint-Quentin et bordent le lendemain la position Hindenburg.
Le 5 avril une erreur des troupes qui avoisinent le 265e RI avait pour effet de placer une section de gauche dans la plus fâcheuse posture. Presque enveloppée, guettée tout le jour, violemment assaillie le soir, mais, resté le dernier, accablé par le nombre, il tombe aux mains de l'ennemi.
Pertes : tués 29, blessés 108, disparus 10

06-04-1917 au 21-06-1917
Les troupes s'organisent sur leurs positions. Trous de tirailleurs, abris légers, ligne de couverture d'artillerie sur le front Foret La Folie- La Guinguette-Moy de l'Aisne.
Peu à peu, la lutte s'apaise et, si les bombardements restent nombreux, leur importance,
lentement, décroit à mesure que les organisations progressent. Les hommes consacrent à les compléter le plus grand nombre des nuits ; car, dans, ces vallons et sur ces coteaux découverts, le travail de jour est presque partout impossible.
Le 13 avril le régiment reçoit un renfort de 323 soldats dont 150 de la classe 1917.
Les 20 et 21 juin le régiment est relevé par le 417e RI
Pertes : tués 16, blessés 88

21-06-1917 au 14-07-1917
Après relève le 265e RI fait mouvement à diverses étapes dans la région d'Hombleux et Esméry-Hallon, non loin d'Ham. (Somme)
Temps passés aux exercices, instructions, permissions, sports et repos.

14-07-1917 au 18-09-1917
Le 265e RI fait mouvement vers Saint-Quentin et entre le secteur aux vallons de Francilly et de Selency. Dans ce secteur sur un front de 5 km où n'existaient que deux ou trois boyaux et par endroits quelques ébauches de tranchées. Le régiment organise dans ce période un système complet de défenses et de communications, sous un bombardement régulièrement d'ennemi.
Pertes : tués 6, blessés 25

18-09-1917 au 23-10-1917
Mouvement en étapes sur le Camp Retranché de Paris. Le régiment arrive le 25 septembre aux cantonnements définitifs à Fontenay-en-Parisis, Louvres et Chatenay-en-France.
Ces journées sont consacrées aux soins de propreté corporelle, remise en état des armes, munitions etc. Le 28 septembre commencent les permissions du tour d'octobre à un taux de 8% d'effectif du régiment.
Heures de service: réveil à 7 h, visite à 9 h, repas 11 h et 18 h, appels 10h45 et 21 h, extinction des feus 21h45.
Chaque jour exercices et école.

24-10-1917 au 19-11-1917
Embarquement du 265e RI par chemin de fer en gare de Louvres. Débarquement à la gare de Longpont. En étapes le régiment arrive à la creute de la Champignonnière près de Chassemy où il cantonne. Reconnaissance du secteur par les officiers.
Le 30 octobre le régiment monte en sous-secteur Montparnasse, le 4e bataillon Creute du Projecteur, le 5e bataillon Creute de Pingouin et le 6e bataillon Vailly. Le régiment est en réserve de la division. Travaux d'installation des creutes. Les bataillons fournissent compagnies pour réparer les routes détruites pendant la bataille du Chemin des Dames.
Bombardements d'ennemi sur les entrées des creutes et l'arrière.
Dans la nuit du 6 au 7 novembre le régiment relève le 219e RI dans la 1e ligne. L'artillerie ennemie est très active. Par jour plus de 1500 obus sur le secteur.
Le 12 et 14 novembre un bombardement violent avec obus de gaz.
Pertes: tués 6, blessés 19, intoxiqués 34

19-11-1917
Antoine Renaud est passé au 264e Régiment d'Infanterie et immatriculé sous le nr. 14645
Un raison peut-être pour ce passage est une note dans le JMO du 265e RI du 18 novembre 1917 que Mr. le Capitaine Baumann, adjudant major au 4e bataillon du 265e RI est désigné pour prendre le commandement du 6e bataillon du 264e RI.
Dans le JMO du 264e RI c'est noté que le Capitaine Baumann rejoint le 264e RI déjà le 15 novembre 1917.
Le 264e RI fait aussi partie de la 61e division et le 6e bataillon cantonne dans la creute St. Jean à Ciry-Salsogne.

24-11-1917 au 07-01-1918
Le 264e RI relève dans le sous-secteur Montparnasse le 265e RI.
Continuation des travaux de défense.
Pertes: tué 1, blessés 15, disparus 4, intoxiqués 14

08-01-1918 au 26-05-1918
La 61e division exécute un mouvement à l'ouest avec ses 3 régiments.
Le 264e RI se trouve dès lors en ligne dans la forêt de Pinon. Le secteur est partout rapidement mis en état de défense. Mais, chaque jour, les Allemands deviennent plus calmes et ce silence ne laisse pas d'être inquiétant. Il faut à tout prix des renseignements pour lesquels plusieurs opérations sont tentées en vain. Un coup de main plus heureux tenté le 26 mai 1918 par le 264e RI permet de ramener 2 prisonniers. Des renseignements de prisonniers faisant prévoir une attaque dans la nuit du 26 au 27 mai.
Pertes dans ce période: tués 11, blessés 26, disparu 1, intoxiqués 6

27-05-1918
Les unités sont préparées à l'attaque, qu'un bref message téléphonique est venu leur annoncer dans la soirée du 26. La consigne est formelle : tenir sur place.
A une heure du matin, commence un bombardement inouï de violence. Au même instant s'abat sur les lignes et venant de toutes parts un vrai déluge de fer et de feu.
Il dure ainsi trois heures. Puis, surviennent les vagues d'assaut, suivant de formidables nappes d'obus. Une forte brume les favorise dans leur marche et l'ennemi rapidement s'infiltre à travers des groupes de combat, hélas, trop essaimés. Les garnisons n'en sont pas fortes car, depuis quelques jours, la fièvre des marais les décime, nécessitant l'envoi de nombreux malades à l'arrière. Mais les rares qui restent et tous les survivants de la nuit tragique se dépensent partout sans compter. Certaines unités font de véritables prodiges. La 15e Cie, tient le coup jusqu'à dix heures du matin, subissant plusieurs assauts répétés. Un deuxième bombardement de la petite garnison s'impose et les Allemands doivent remettre en batterie leurs minenwerfer. La 23e Cie défend avec un courage admirable les pentes du Bois des Dames, sur lesquelles les Allemands n'ont accès qu'après avoir tué ou blessé la faible garnison qui l'occupe. Dans cette unité, presque tout le monde est mis hors de combat : deux officiers sont tués, et un lieutenant est grièvement blessé.
Les combats durent trois jours. Le 264e RI a été submergé. Le JMO du régiment tombe en main d'ennemi. Les pertes sont notées dans le JMO de la 61e division à la date de 30 mai.
Pertes : officiers tués 5, officiers blessés 5, officiers disparus 22 hommes tués 18, blessés 113, disparus 1201

Antoine Renaud est un de ces disparus. Il est blessé et fait prisonnier suit transporté à Darmstadt, Allemagne.


Attaque du 27 mai 1918


Jour de décès

16/07/1918

Ce jour Antoine Renaud est décédé à 1h 15 suite de blessures de guerre en captivité à l'hôpital de prisonniers de guerre, au camp d'instruction à Darmstadt, Allemagne.
Il avait 21 ans.


Citations

Néant


Médailles

Néant


Inhumation

57 Moselle
Commune de Sarrebourg
Nécropole Nationale des Prisonniers de Guerre
Tombe 1065


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

- archives SHDGR GR 26 N 380 005 0088 T : plan de l'attaque du 27 mai 1918 (source SGA­MDF) 

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