Fiche matricule de recrutement

RENAULT Pierre

12/04/1882 - 14/02/1917

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Informations personnelles

Né le 12/04/1882 à Mhère

Résidant à Mhère hameau de Boux

Père : Renault Claude-Pierre

Mère : Bruandet Jeanne

Profession : sabotier

Résidence familiale :


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxbruns
Yeuxmarrons
Frontcouvert
Nezmoyen
Visageovale
Taille1.65

Recrutement

Fiche matricule nr. 495, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1902

Inscrit sous le nr.19 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 1e partie de la liste "Bon" Dispensé art. 21 "frère au service"


Détail des services et mutations diverses

14-11-1903
Appelé à l'activité pour le 109e Régiment d'Infanterie. Arrivé le dit jour. Soldat 2e classe.
Immatriculé sous le nr. 6683

22-09-1904
Envoyé dans la disponibilité. Certificat de bonne conduite "Accordé"

07-02-1905
Marié avec SADOUL Marie Lucienne, né le 5 janvier 1884 à Paris -14, domestique à Lormes.

18-02-1906
Résidant 6 Rue Porte Bastille à Blois

01-10-1906
Passé dans la réserve de l'armée active

08-10-1906
Résidant St. Lubin en Vergonnais Blois au Château de la Soudière

26-05-1907
Résidant 19 Rue du Poils du Roi à Blois

07-11-1907
Résidant 22 Rue Armengaud à St. Cloud

17-12-1907
Résidant à Mhère

16-06-1908
Résidant 44 Rue des Mathurins à Paris

24-08-1908 au 20-09-1908
1e période d'exercices au 85e Régiment d'Infanterie

15-06-1909
Résident St. Denis le Ferment Rouen chez Mr. De Guincamp

21-11-1909
Résidant 17 Rue de Cronssy à Chatou

19-05-1910
Résidant 30 Rue des Mathurins à Paris

15-05-1912 au 31-05-1912
2e période d'exercices au 85e Régiment d'Infanterie

11-08-1914
Rappelé à l'activité suit de la mobilisation générale. Arrivé au corps 85e RI.
Immatriculé sous le nr. 014096

25-08-1914
Parti aux armées.
Le 85e RI fait partie de la 31e Brigade de la 16e Division du 8e Corps d'Armée. Le régiment à cette date, se replie sur la Mortagne après la bataille de Sarrebourg où il a subi des grosses pertes. Les cadres du commandement et unités perdu, 1150 hommes de troupe tués, blessés ou disparus et le service sanitaire tombé aux mains d'ennemi à Sarrebourg.

27-08-1914
Arrivé du renfort de 3 officiers et 1028 hommes, dont Renault, à Ortoncourt. Ce renfort est dirigé sur Fauconcourt u se trouve les 1e et 3e bataillons du 85e RI. Le 2e bataillon se trouve au cimetière de Clézentaine.
Pierre Renault est incorporé dans le 3e bataillon, 9e compagnie comme brancardier.

28-08-1914 au 02-09-1914
Le 3e bataillon reçoit l’ordre de passer la Mortagne et de s’établir dans le bois du Feing. La 10e compagnie franchit la rivière sous un feu violent. Après un vif engagement sous bois, la compagnie doit se retirer sur la Mortagne. A 18 heures, le 3e bataillon, appuyé par le 2e bataillon attaque le bois du Feing et le village de Saint-Pierremont. La 11e Cie atteint sans trop de pertes son objectif, la 12e Cie essaie de déboucher sur Saint-Pierremont. Les troupes sont accueillies par un feu terrible. Dans leur ardeur, des braves inconnus se jettent dans le ruisseau de Beloitte, qu’ils essaient de franchir et le courant les emporte. D’autres, parviennent jusqu’au pont du village, à quelques mètres des mitrailleuses qui les fauchent.
Au moment où le 2e bataillon atteint la Mortagne, une fusée donne le signal d’un tir de barrage des plus nourris. Une fraction de la 8e compagnie, d’autres de la 6e Cie, sont décimées par l’éclatement malheureux d’un obus de gros calibre.
Après une nouvelle opération sur Saint-Pierremont, le régiment est relevé par le 13e RI, le 2 septembre.
Pertes dans ce période : tués 27, blessés 102, disparus 53

02-09-1914
Le commandant du 85e RI signale ce jour dans le J.M.O. :
« La situation sanitaire du régiment laisse fort à désirer ( fatigue considérable des hommes, nombreux cas de typhoïde et de diarrhée dysentériforme, provenant de la qualité d’eau consommée, de la présence des cadavres et de déjections de toutes sortes, peut-être dans une certaine mesure de la qualité de pain de distribution, qui est fréquemment moisi. »

09-09-1914
Le 2e bataillon soutient une attaque du 98e RI sur Xaffévillers, les 1e et 3e bataillons une action du 95e RI sur Saint-Pierremont.
Pertes : 4 tués, 140 blessés, 41 disparus.

13-09-1914
Le 8e C.A. était rappelé sur la Moselle et le 85e RI embarquait à Châtel-Nomexy pour une destination inconnue. De ceux qui six semaines auparavant avaient débarqués en cette même gare, plus de 1 500 manquaient à l’appel.

18-09-1914
Le 16e DI se porte sur les cotes de la Meuse. Étapes sous une pluie battante et par une nuit des plus obscures. Des guides sont pris à Dompierre. Vers 23h le régiment atteint Thillot-sous-les-Cotes entièrement abandonné. Interdiction d’avoir des feux ou de la lumière. L’ennemi est signalé vers Woël – Doncourt avec postes avancés vers Avillers et ferme à 3 km au nord.

19-09-1914
Le 2e bataillon entre vers 11 heures, dans Woël évacué par l’ennemi. A la même heure, le 3e bataillon occupait Doncourt. Ses objectifs atteints, le régiment reçoit à la nuit, l’ordre de pousser sur Saint-Hilaire.
Le 1er bataillon, resté jusque- là en réserve, en est chargé. Ces mouvements n’échappent pas aux observateurs ennemis. Une batterie ouvre le feu et le premier obus tombe sur le groupe des officiers du 1er bataillon, rassemblés autour de leur chef pour recevoir ses instructions.
Pertes : 6 tués, 14 blessés.

20-09-1914
Le régiment, embarqué à Lérouville, est transporté à Sainte-Menehould. Il cantonne à Rapsecourt, en réserve d’armée; mais, après quarante-huit heures de repos, il est rappelé sur la Meuse.

22-09-1914 au 30-09-1914
L’ennemi était maitre du fort du Camp-des-Romains. Il faut alors l’empêcher à tout prix de passer la Meuse. Tandis que le 2e bataillon s’organise face au fort, le colonel, avec ses deux autres bataillons, se porte dans la direction du bois d’Ailly, pour barrer le passage à un ennemi beaucoup plus nombreux et mieux armé. Le choc est sanglant. Combats dans le Bois d’Ailly. L’ennemi, avec des mitrailleuses, s’est terré dans de petits éléments de tranchée construits à la hâte, dans le fossé nord de la route de Marbotte à Saint-Mihiel, ayant derrière lui le bois d’Ailly. Le 29, le 1er bataillon occupe les tranchées de la Maison-Blanche, où il reçoit l’ordre d’attaquer la route à lisière du Bois d’Ailly. Les hommes délaissent leurs tranchées et, à travers les petits sapins, se ruent sur le bois d’Ailly. Au-dessus de leurs têtes, les shrapnels éclatent; devant leurs poitrines les mitrailleuses crépitent. Mais malgré les pertes, les 3e et 4e (Denis) compagnies progressent toujours. Bientôt elles sautent dans le fossé de la route pour un terrible corps à corps à la baïonnette. L’ennemi se repli.
Pertes dan ce période : 25 tués, 101 blessés, 30 disparus.

01-10-1914 au 12-02-1915
Le 1e et le 3e bataillon vont cantonner à Sampigny. Dans le mois d’octobre et de novembre, ils sont engagés dans différents secteurs de la forêt d’Âprement, Croix Saint-Jean, Bois Brulé, la Louvière, où peu à peu, la guerre de rase campagne fait place à la guerre de position.
Jusqu’au 3 décembre, le 2e bataillon tient Han et les passages de la Meuse, puis, après un court repos à Vignot, rejoint le régiment au Bois Brulé. C’est le commencement d’une longue et pénible période d’occupation en forêt d’Âprement. Notre ligne est maintenant continue, des boyaux sont creusés, des réseaux de fil de fer sont posés; toute une organisation défensive, minutieusement étudiée, apparait.
Néanmoins la vie du secteur reste très dure et plus particulièrement pendant les mois d’hiver. C’est la boue qui envahit la tranchée où veillent les guetteurs; c’est le froid rendu plus difficile à supporter par suite de l’immobilité; les mains se crevassent, les pieds gèlent; c’est le ravitaillement difficile pendant la nuit; c’est la vermine qui s’attaque à l’homme et le ronge; c’est, les lignes se touchant, la lutte continuelle à la grenade de tranchées à tranchées; ce sont les nombreuses et petites attaques locales.
Pertes dans ce période : 105 tués, 652 blessés, 27 disparus

12-02-1915
Après avoir été au repos à Lignières-Levoncourt- Lavallée, le régiment était remonté à la tranche Bois Brulé où l’ennemi, supérieur en artillerie et en engins de tranchée, entretenait depuis novembre une lutte sévère, causait de lourdes pertes et, bastion par bastion, tranchée par tranchée, enlevait la redoute du Bois Brulé et ses abords. Le 15 février, il faisait sauter quatre mines et s’emparait de la première ligne.

22-02-1915
Attaque pour reprendre le terrain perdu le 15. L’attaque est sans succès. Les allemands contre attaquent en masse. L’artillerie enfin déclenchée ouvre le feu, mais trop tard. Les compagnies et sections du 1e bataillon plient et se retirent pied à pied sur les emplacements du matin.
Pertes : tués 18, blessés 106

23-02-1915 au 22-01-1916
Le 85e RI reste dans les tranchées de Louvière et du Bois Brulé. Les hommes travaillent les tranchées, abris et boyaux. Tous les jours ils sont bombardés par obus et grenades.
Le 22 avril le régiment fait une attaque sur les lignes allemandes au Tête à Vache, avec des sévères pertes.
Le 21 janvier 1916 le régiment est enlevé et va cantonner à Commercy.
Les pertes dans ce période: tués 157, blessés 815, disparus 17.

22-01-1916 au 22-02-1916
Le 85e RI est en repos, suit fait mouvement au Camp Belrain pour instructions, travaux et exercices.

22-02-1916 au 25-02-1916
Le régiment reçoit l'ordre de se mettre en route direction Verdun. En marches forcées le 85e RI gagne le 24 février le ravin sud de Fleury devant Douaumont où il bivouaque.

25-02-1916
Le 85e RI quitte le bivouac à 4 heures pour aller se rassembler au ravin situé à l'ouest de la Ferme Thiaumont. De là les 2e et 3e bataillons se portent au bois 378 à Louvemont pour occuper un secteur défensif entre Louvemont et le cote 378. Le 1e bataillon se porte au ravin près de Bras sur Meuse en réserve.
A 15 heures les 2e et 3e bataillons fait mouvement direction Louvemont, pour y relever le 3e régiment de Zouaves. Ce mouvement est exécuté sous un violent bombardement d'obus de tous calibres. Les pertes sont importantes, surtout au 2e bataillon qui perd son commandant.
Le 1e bataillon, en réserve subit des pertes importantes par un obus de 240 qui éclat dans un arbre, tuant ou blessant une cinquantaine d'hommes.
Pendant la relève l'ennemi attaque violemment à gauche du régiment vers Louvemont. Craignant d'être débordé le commandant du régiment fait exécuter une contre-attaque à la baïonnette. Il se place en tête de la 6e Cie et l'entraine à l'assaut. Il tombe mortellement blessé. Tous les officiers de la 6e Cie sont tués et en raison de ces faits la contre-attaque échoue.
Pertes ce jour: tués 43, blessés 141, disparus 127

26-02-1916
Le 85e RI, encore les 2e et 3e bataillons en ligne reçoit support du 1e bataillon de réserve. Toute la ligne est réorganisée à l'aide d'autres troupes, surtout les Tirailleurs Marocains.
A 8 heures le commandant du 2e bataillon signale qu'il n'a plus rien à sa gauche. Le 273e RI est parti, la section de mitrailleuse également et à sa droite le 3e bataillon se retire en arrière pour se reformer, sans être remplacé. Il reste tout seul avec son bataillon découvrant complètement la gauche du 85e RI jusqu'à la Cote du Poivre. Le bataillon est enveloppé par l'ennemi et la liaison avec ce bataillon devient impossible. Aucun agent de liaison ne peut franchir le barrage de mitrailleuses et d'obus.
A 10 heures le commandant du 3e bataillon envoie le renseignement que le 2e bataillon, en partie, fait prisonnier. Il emporte de masqué le trou causé par la disparition du 2e bataillon et le 273e RI. Il se place en tirailleurs à la lisière du petit bois au sud de la Ferme d'Haudromont, la 9e Cie (de Renault) en échelon à gauche pour parer à un enveloppement possible.
Pendant la journée l'ennemi attaque violemment et en nombre, débouchant de la Ferme d'Haudromont et de la crête. De nombreux corps à corps se produisent. Les unités restantes descendent dans le ravin et s'arrêtent sur le versant sud où elles trouvent le 160e RI qui creusait une tranchée. Le régiment, très éprouvé, se met en marche pour aller se rassembler dans le ravin ouest de Fleury.
Pertes: tués 12, blessés 61, disparus 534

27-02-1916 au 08-03-1916
Le 85e RI est relevé et part pour Verdun, caserne Marceau, pour s'y réorganiser à un régiment de 2 bataillons. Le 1 mars le régiment se porte à Lahaymeix. Au passage du village de Villers-sur-Meuse un obus tombe sur la queue de colonne, tuant un caporal et deux hommes et en blessant trois autres. Repos et exercices au cantonnement.

08-03-1916 au 21-03-1916
Le 85e RI relève à Paroches le 13e RI. Il reste là jusqu'au le 13 mars et va cantonner à Sommedieue et environs pour repos et réorganiser le régiment à 3 bataillons.

22-03-1916 au 15-05-1916
Le 1e bataillon relève un bataillon du 13e RI à Trésauvaux les Hures partie sud. Le 23 mars le 3e bataillon relève le III/13e RI sur la partie nord des Hures. Le commandant le régiment prend son PC dans la zone I sur le sommet Coté des Hures. Tous les jours Trésauvaux et le Cote des Hures sont bombardé par obus de tous calibres.
Pertes: tués 21, blessés 42, disparus 3.

15-05-1916 au 28-05-1916
Reformé à trois bataillons, le régiment monte dans la tranche des Éparges, zone 2, où le 1e bataillon relève le 3e bataillon du 95e RI. Il occupe cette terrible zone des entonnoirs, sans tranchées. Que de petites postes isolées et mal ravitaillées. L’artillerie ennemie bombarde consciencieusement le ravin de la Mort et le Trottoir; ce sont des tirs de harcèlement continuels.
Le 22 mai à 1 heure 30, une forte secousse ébranle les plus profonds abris, accompagnée d’une détonation terrible; l’ennemi vient de faire sauter une mine à la droite du bataillon, près de la 1e compagnie. Un tir d’obus et de torpilles, d’une violence extrême, s’abat alors sur la position. Mais les fusées rouges ont été comprises de nos artilleurs et notre barrage se déclenche, tandis que les gradés rassemblent avec peine les survivants et s’apprêtent à repousser toute attaque. Le bombardement diminuait d’intensité, quand une deuxième mine, plus importante que la première, explose à 2 heures 15 au centre du bataillon, sous la 4e compagnie. A nouveau l’ennemi concentre sur cette zone de la tranche des Éparges, déjà fortement ébranlée, le tir de ses minenwerfer et de son artillerie lourde; à nouveau, les 75 établissent un barrage infranchissable. Cette fois-ci, les pertes sont sévères, le bombardement encore plus violent; cependant la 1ère et la 4e compagnie réussissent à occuper les lèvres nord des nouveaux entonnoirs. Le bombardement se maintient jusqu’au jour.
Le régiment reste aux Éparges jusqu'au 28 mai et est relevé par le 29e RI. Le 85e va en repos à Sommedieue.
Pertes aux Éparges: tués 32, blessés 72, disparus 45

28-05-1916 au 28-06-1916
Le 85e RI relève le 13e RI dans la Tranche des Hures. Ce Tranche est partagée en 3 zones. Le secteur est calme. De temps en temps les liges sont bombardées par obus. On fait de patrouilles et travaille à l'organisation défensive.
Le régiment est relevé le 28 juin 1916 et va cantonner à Sommedieue.
Pertes dans ce période: tués 2, blessés 10

29-06-1916 au 12-07-1916
Cantonnement du 1e bataillon à Génicourt et les 2e et 3e bataillons à Ambly.
Le 4 juillet le 85e RI est réorganisé à un régiment de 3 bataillons avec chacun 3 compagnies. Les 4e, 8e et 12e compagnies deviennent compagnies de dépôt et sont groupées au Dépôt Divisionnaire. Exercices pour le régiment.
Pertes: deux officiers blessés par une explosion prématurée d'une grenade.

12-07-1916 au 30-07-1916
Le 85e RI reçoit l'ordre de se porter à Haudainville, où il arrive le 13 juillet le soir. Le régiment va relever dans le secteur de Tavannes aux Bois du Chênois et de La Montagne des éléments du 217e RI et du 22e RIT, qui ont été fortement éprouvés par l'attaque du 12 juillet (217e a 1300 hommes hors de combat) Le régiment part d'Haudainville à 17 heures avec des guides. La relève commence vers 21 heures et se poursuit avec beaucoup de difficultés pendant toute la nuit. Seuls le 1 e bataillon (Bois de Chênois) et le 3e bataillon (position intermédiaire) terminent leur mouvement avant le jour. Des éléments des 5e et 7e Cies surprises par le jour, vont chercher un abri dans le tunnel de Tavannes. Pendant les jours dans le secteur de Tavannes, les bataillons avancent dans les nuits les lignes ennemies sous une pluie d'obus. La sortie Est du Tunnel de Tavannes est bombardée d'une façon continuelle.
Le 29 juillet le 85e RI est relevé par le 4e Régiment Coloniale auquel est amalgamé un bataillon de tirailleurs Sénégalais. La relève continue très lentement et avec beaucoup de difficultés, en raison du bombardement, du manque de cohésion des unités blanc et Sénégalais et les gros effectifs des Cies (250 hommes). L'opération de la relève augmente le nombre des pertes. La relève est enfin terminée le 30 juillet.
Pertes: tués 41, blessés 112, disparus 1.

07-08-1916 au 01-09-1916
Après un repos à Marats-la-Grande et Erize-la-Grande et un mouvement à Sommedieue le 2e bataillon du 85e RI va relever dans la zone II des Éparges un bataillon du 140e RI. Dans la nuit du 8 aout les 1e et 3e bataillons relèvent dans les zones I et III 2 bataillons du 140e RI.
La vie dans le secteur des Éparges est comme d'habitude. Duels des deux artilleries, travaux aux tranchées et boyaux et patrouilles deux fois par jour vers les lignes allemandes. Les allemands commencent de détruire tout les travaux par torpilles, minenwerfer et obus.
Fin d'aout l'ennemi fait sauter une mine sous la petite poste nr. 6. L'entonnoir mesure environ 40 mètres.
Pertes: tués 19, blessés 71, disparus 7 (patrouille et mine)

04-09-1916 au 15-09-1916
Après quelques jours de repos à Sommedieue, le régiment monte dans la zone de Sonvaux où il relève le 13e RI. Même situation qu'aux Éparges. Une fois l'ennemi tente un coup de main sur la 6e Cie du Quartier 2. Le régiment est relevé par le 274e RI et part pour le Camp de Saffais.
Pertes: tué 1, blessés 12, disparu 1.

21-09-1916 au 30-11-1916
Instructions, exercices et manœuvres au Camp de Saffais. Le régiment reçoit ses premiers fusils- mitrailleurs et s’initie aux nouvelles formations de combat. Désormais chaque section comprendra des fusiliers, des grenadiers, des voltigeurs, avec chacun un armement particulier et un rôle distinct.

30-11-1916 au 27-12-1916
Embarquement du régiment à Pont-St.-Vincent. Le régiment est transporté dans l’Oise. Le 14, les camions-autos viennent le chercher à Hétomesnil. Après une longue journée par les routes, il débarque à la Sucrerie de Proyart sur la route Amiens - Estrées et le 16 il occupe les parallèles de départ, Secteur Est, en avant de Berny. Le terrain est préparé pour une offensive et on est prêt pour attaquer l'ennemi.
Le 17 décembre l'ennemi exécute un coup de main. Il réussit à pénétrer dans la tranchée après avoir tué ou blessé les occupants.
Dans la nuit du 26 au 27 décembre le régiment est relevé par le 57e RI
Pertes: tués 13, blessés 27

27-12-1916 au 21-01-1917
Le régiment quitte le secteur de Berny et, dans de longues marches, revient à l’arrière. Le 20 janvier, après un repos de plusieurs jours dans la région d’Aumale, il débarque à Sainte-Menehould et remonte en ligne à la fin du mois dans les tranchées de la Gruerie, commune de Vienne-le Château.

22-01-1917 au 11-02-1917
Le 1e bataillon monte en 1e ligne dans le sous-secteur Condé, Quartier des Pommiers, où il relève un bataillon du 287e RI. Le 3e bataillon remplace le 1e bataillon sur l'emplacement de réserve, nommé La Sapinière. Le 2e bataillon relève un bataillon du 287e RI dans le Quartier de la Tour d'Auvergne.
Le 30 janvier le 3e bataillon quitte La Sapinière et monte en 1e ligne dans le Quartier des Pommiers où il relève le 1e bataillon.
Pendant les journées l'ennemi manifeste une grande activité d'artillerie et de minenwerfer sur tout le sous-secteur. L'artillerie Française riposte trop faiblement.
Il semble que l'ennemi croitre causant des dégâts matériels importants. Les ouvrages Teychèné, Mamey et Prévost sont bouleversés.
Pertes: tués 5, blessés 26

11-02-1916 au 14-02-1917
À la tombée de la nuit, la 9e Compagnie avec Pierre Renault, relève dans le front 3 du Quartier des Pommiers la 11e Compagnie. L'opération est terminée à 20h 30 sans incident.


Jour de décès

14/02/1917

À 10 heures l'ennemi commence à bombarder violemment la gauche du Quartier des Pommiers. (..) Le tir continue devant le 3e bataillon et surtout sur l'Ouvrage Etchebarne. À 18h15 les petits postes de gauche croient voir une patrouille ennemie devant-eux; ce fait, coïncidant avec un allongement du tir ennemi, fait craindre un coup de main. Le chef de P.P. 30 demande le tir de barrage par fusées. Cependant, aucune attaque n'a lieu et le calme est rétabli à 19 heures.
Pendant le bombardement un obus de 150, tombé sur le Poste de Secours du Rondinage en blesse les occupants, dont le médecin auxiliaire Steinmetz.

Ce jour, Paul Renault est tué par l'ennemi dans le Bois la Gruerie à Vienne-le-Château, pendant le bombardement, quand il voulait relever un camarade blessé. Il avait 34 ans.


Citations

"A toujours fait preuve, comme brancardier, d'un grand courage et d'un entier dévouement. A été mortellement blessé le 14 février 1917, en allant relever un blessé sous un violent bombardement." A été cité.
J.O. du 6 mai 1920


Médailles

Médaille militaire à titre posthume.


Inhumation

58 – Nièvre
Commune de Mhère
Cimetière Communal


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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