Fiche matricule de recrutement

MEGROT Isidore Joseph

26/02/1895 - 13/04/1919

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Informations personnelles

Né le 26/02/1895 à Mhère

Résidant à Mhère (Douloin)

Père : Megrot Louis

Mère : Graillot Françoise

Profession : cultivateur

Résidence familiale : Mhère (Douloin)


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxchâtains
Yeuxgris clair
Frontlarge et haut
Nezconvexe
Visagelarge
Taille1.81

Recrutement

Fiche matricule nr. 548, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1915

Inscrit sous le nr. 53 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 1e partie de la liste en 1914


Détail des services et mutations diverses

19-12-1914
Incorporé au 29e Régiment d'Infanterie. Arrivé au corps le dit jour. Soldat 2e classe.

01-04-1915
Passé au 408e Régiment d'Infanterie.
C'est évident que Megrot est passé après les instructions militaires.

Le 408e RI est un régiment formé le 1 avril 1915. Les éléments qui allaient former le jeune régiment étaient groupés à Mehun-sur-Yèvre et dans les villages avoisinants.
Venus de tous les points de la 8e région, Berrichons, Bourguignons, Nivernais y rencontrèrent, avec quelques Lorrains, un fort contingent de Parisiens.

12-04-1915 au 30-09-1915
Le 408e RI embarque à la gare de Creil et débarque le lendemain à Tricot (Oise) où l'instruction du régiment se continue.
Le 1 mai le 1e bataillon monte pour la première fois les tranchées dans le secteur de Plessis-de-Roye, sud de Lassigny. Rien de bien saillant pendant cette première période de six jours, en dehors d'un bombardement très violent.
Le 14 juin 1915 la 120e Division est crée et le 408e RI est incorporé dans cette Division. Le 18 juin le régiment est transformé à un régiment mixte avec le 72e RIT.
Le régiment reste dans cette région d'Elincourt-Vandelicourt-Antlieuil-Magny, et, tout l'été, il alterne avec le 409e dans les secteurs C. R. de l'Écouvillon, de Chauffour, et des Boucaudes.
Malgré le calme de cette période, le régiment éprouve des pertes suivantes :
14 tués, 58 blessés, 1 disparu

01-10-1915 au 01-11-1915
le P. C. du colonel s'installe à La Poste, pendant que deux bataillons vont prendre les secteurs de Beuvraignes (C. R. du Cessler et de la cote 97). On amalgame alors la jeunesse avec les vieux R. A. T. que l'on envoie prendre les lignes, pendant que les divisions actives du corps d'armée vont, l'une après l'autre, se remettre à l'instruction dans la région de Montdidier. Le 408e RI, disséminé sur une longue ligne, occupe les
points principaux des secteurs de Dancourt, Popincourt, Tilloloy et Beuvraignes.
Dans la journée du 12 octobre, les unités du 408e RI, des 326e et 342e RIT de service aux tranchées devant Beuvraignes et Tilloloy-Est ont eu à subir un bombardement intense d'artillerie et de minenwerfer. Pertes: tués 13, blessés 61.

01-11-1915 au 01-12-1915
Repos, instructions et manœuvres dans la région de Montdidier.

01-12-1915 au 23-02-1916
Le 408e RI est retour dans la région d'Élincourt et monte en ligne dans le sous-secteur de Beuvraignes, C.R. de la cote 97 et C.R. du Tessier.
Le front est calme et de temps à temps l'ennemi bombarde les lignes ou fait un coup de main sur les tranchées.
Pertes : tués 8, blessés 26

23-02-1916 au 02-03-1916
Le régiment est alerté vers 13 heures et s'embarque à 20 heures à Montdidier. Le 24 l'embarquement continu et les premiers éléments débarquent à partir de 18 heures à la gare de St. Menehould. Le 28 le 408e RI va cantonner à Verdun, casernes Bevaux et le 2e bataillon avec son T.C. à Houdainville.

02-03-1916 et 03-03-1916
Le 408e RI relève avec 2 bataillons le 44e RIT dans le sous-secteur des Hautes de Meuse de Vaux et occupe des positions autour du Fort de Vaux. (Secteur compris entre Damloup inclus au cimetière de Vaux exclus. Le 2e bataillon et la 1e Cie de mitrailleuses montent en première ligne, 7e Cie à Damloup, 6e Cie à sa gauche, 8e Cie puis 5e Cie en liaison avec le 409e RI au cimetière de Vaux.
Le 3e bataillon avec la 2e Cie de mitrailleuses en 2e ligne en avant du fort.
PC du colonel commandant la 303e brigade aux carrières 349. PC du commandant du régiment à l'abri de Damloup. Caissons et cuisines roulantes à la ferme Bellevue. Le bombardement avec suffocants oblige ces échelons à se porter dans le ravin de la ferme du Cabaret. Le 1e bataillon prend position au Tunnel de Tavannes.


Damloup Vaux



À 7h 30 un bombardement très intense sur tout le secteur avec des pièces de gros calibres. (150, 130, 210 et 305). Au cours du bombardement plusieurs obus écrasent un abri ou se tenaient 2 sections de la 10e Cie. Nombreux tués et blessés. Le commandant Guilhemin en cours de visite dans son secteur avec 3 lieutenants sont tués dans un abri où la violence du bombardement les avait se réfugier.
À 16 heures une tentative d'attaque fait par l'infanterie ennemi, dirigée sur les pentes de Vaux est arrêtée par le tir de la 8e Cie. Le bombardement ennemi cesse vers 17 heures.
Pertes : tués 30, blessés 80, disparus 9

04-03-1916 au 07-03-1916
Situation sans changement. Bombardement de Damloup dans la matinée, calme sur les pentes du Fort de Vaux. L'ennemi prépare une attaque. À 23h30 un barrage allemand sur le bois "Le Femilla" et jusqu'au 03h30 l'ennemi arrose les tranchées de façon intermittent. Le 1e bataillon au Tunnel de Tavannes a reçu de nombreux obus lacrymogènes. Le 6 mars continuation des bombardements sur Damloup, le ravin de Damloup, les tranchées en 1e ligne et les batteries arrière.
Le commandant le 408e RI organise le sous-secteur en 2 Centres de Résistance, de façon à obtenir une organisation en profondeur. Les 2 C.R. sont nommés C.R. de Damloup et C.R. du Fort de Vaux. Le C.R. de Damloup est à peine organisé. Le réseau de fil de fer est insuffisant et on travaille à le renforcer. Les tranchées ne sont pas reliées entre elles.
Le 3e bataillon est placé en réserve au Tunnel de Tavannes et le 1e bataillon monte en C.R. du Fort de Vaux avec la 3e C.M. La relève s'effectue sans incident sous un bombardement intense et continue.
Pertes : tués 3, blessés 17, disparus 1

08-03-1916 au 12-03-1916
Dès de 5 heures le bombardement recommence avec la plus grande violence, bouleversant les tranchées, éventrant les abris et, dans la matinée, de sérieuses attaques d'infanterie se déclenchent. Les Allemands s'infiltrent dans le village de Vaux et plusieurs soldats du 409e RI fuient les tranchées ouest de Vaux, provoquant le repli de 3 sections de la 3e Cie du 408e RI. Le 3e bataillon du 408e RI en réserve au Tunnel de Tavannes reçoit l'ordre de fait mouvement sur le PC de la brigade où ordre est donné d'appuyer le 409e RI à Vaux et de repousser les allemands sur leurs lignes. Les combats sont sanglants et corps à corps dans le village. En même temps l'ennemi fait un effort d'encercler les pentes du Fort de Vaux, mais les attaques s'échouent. Pendant ces jours le 408e RI a battu l'ennemi sans support d'artillerie Française, sans ravitaillements et sans eau. Les soldats ont bu l'eau de neige foncée.
Pertes : tués 155, blessés 421, disparus 335

12-03-1916 au 26 avril 1916
Repos pour le régiment à Biencourt et Ribeaucourt, suit Roberval, Rhuis, Villeneuve-sur-
Verberie, Raray. On y pourra tout à son aise remettre le régiment sur pied.

26-04-1916 au 20-08-1916
Le 408e RI relève le 319e RI dans le secteur de Quennevières. Le secteur est calme ; le 17 mai font une sérieuse attaque locale, sans aucun résultat. L'été va se passer dans cette région, coupé par des périodes de repos passées aux alentours de la forêt de Compiègne, puis on prend successivement les secteurs d'Ecafaut et des Peupliers. Malgré leur calme trompeur, on a chaque jour des pertes à y déplorer en raison de la multiplicité des engins de tranchées, dont les bombes et grenades à ailettes pleuvent sur les points de friction, au saillant Béthan, au Jambon et au Poulailler.
Pertes dans ce période : tués 38, blessés 135, disparus 1

09-09-1916 au 26-10-1916
Après des cantonnements diverses le 408e RI débarque à Harbonnières. C'est la bataille de la Somme qui gronde. Dans la nuit du 11 au 12 septembre, le 1e bataillon est envoyé au bois Etoile, en soutien immédiat du 86e RI qui va bondir en avant. le 17, à 4h 45,
L'attaque se déclenche pour enlever le village de Vermandovillers. Ensuite le régiment monte en ligne dan le secteur pour préparer les tranchées du départ pour la prochaine attaque.
Enfin le 10 octobre, la préparation est complète et, à l'heure H (11 heures), les 1e et 2e bataillons partent pour atteindre d'un seul élan, en une demi-heure, leur objectif,
la tranchée de l'Inoubliable Grand-père et d'Ablaincourt, à près de 1500 mètres de la base de départ. Malgré les pertes faibles, la lutte a été dure; dans le boyau Sonore, la tranchée Scaramouche et particulièrement dans le boyau de la voie ferrée, les corps sont entassés les uns sur les autres. On essaye malgré tout de consolider la position d'Ablaincourt, mais en dépit de l'ardeur déployée par le 3e bataillon monté en ligne après l'attaque, le 408e RI n'arrive plus à progresser et une reconnaissance hardie poussée le
20 octobre par la 10e compagnie ne donne pas de résultat.
Pertes: tués 102, blessés 319, disparus 4

26-10-1916 au 31-12-1916
Relève du 408e RI et le régiment va se refaire dans les séjours calmes de Montreuil-sur-Brèche et du Quesnel-Aubry. Il quitte ces cantonnements pour gagner, par étapes, Nanteuil-le-Haudouin, où le régiment s'embarque le 28 novembre pour gagner la région de Neufchâteau, où la 120e DI va passer au détachement d'armée de Lorraine.
Dans le camp de Neufchâteau, tandis que le régiment prend part à de nombreuses manœuvres, la 120e division est reconstituée à trois régiments, les 38e, 86e et 408e régiments d'infanterie.

03-01-1917 au 03-05-1917
Le 408e RI occupe le secteur de L'Ecouvillon avec les centres des résistances d'Attichy et La Cormoy puis prend les tranchées de la ferme de Canny, secteur dans lequel le régiment va travailler aux préparatifs de l'attaque qui se monte en ce point.
Pendant tout le mois de février et le début de mars, on travaille sans répit, car il faut préparer les tranchées de départ, les parallèles et les boyaux pour s'élancer lors de l'attaque prochaine.
Mais les Allemandes se sont déjà repliées à la ligne Hindenburg. Le 408e RI entre les zones libérées.

03-05-1917 au 27-06-1917
L'ennemi est maintenant solidement enterré dans leur fossé Hindenburg et le 408e RI va reprendre la vie de tranchée. Tout le régiment est en ligne à la porte de Saint-Quentin, en liaison à gauche avec les Anglais. On revient au bout d'un mois en réserve d'armée à Muille-Villette et Esmery-Hallon où, malgré le peu de confortable des villages, en grande partie détruits, on jouit d'un bon repos qu'on occupe en fêtes et divertissements de toutes sortes.
Quinze jours après, c'est le retour en ligne dans l'ancien secteur anglais de Gricourt-Fresnoy, avec comme arrière la jolie forêt d'Holnon. Nos alliés y ont fort peu travaillé
depuis l'avance du printemps et c'est dans un véritable système
d'avant-postes de fin de combat que l'on s'installe; aussi quelles communications précaires pendant le jour et quel programme de travaux pour la nuit. On l'exécute à
force de travail, mais l'ennemi est hardis et ne ménagent pas leurs coups de main; et c'est sur une belle résistance locale dans le point d'appui de Gricourt, fortement attaqué
avec large emploi de grenades suffocantes, que le régiment quitte le secteur pour venir se rassembler en arrière dans la région de Languevoisin.

23-07-1917 au 21-08-1917
Le 408e RI relève le 303e RI dans le secteur du bois d'Avocourt (secteur des Rieux). On n'y passa que huit jours, mais huit jours rendus très pénibles par l'énervante activité des Allemandes qui, sentant venir une offensive, cherchèrent à en gêner les préparatifs.
Puis c'est l'entrée en secteur à Esnes sous un marmitage impressionnant qui, dès le début, le régiment cause des pertes sérieuses, La mission du régiment: le dégagement de la fameuse cote 304, et l'on supporte vaillamment ces terribles journées de préparation où artillerie française et ennemie se rejoignent sur nos premières lignes du Bec et du Peigne. Malheureusement, le mauvais temps aussi bien que les très violentes réactions de l'ennemi retarde le jour J tant désiré et le régiment épuisé, fourbu, malade, va se sacrifier sans gloire en tenant le secteur jusqu'à la nuit qui précèdera l'assaut. Le 21 aout, on quitte la région de Verdun en automobile et cinq jours après on est déjà en ligne à Saint-Mihiel.
Pertes : tués 25, blessés 72, disparu 1.

26-08-1917 au 25-10-1917
Le 408e occupe le secteur de Saint Mihiel, un secteur très calme. On y a bien quelques frictions de patrouilles, particulièrement dans la presqu'île de Han, mais sans trop de pertes.
Pertes: tués 4, blessés 14.

25-10-1917 au 09-12-1917
Le 408e RI retourne pour la troisième fois dans la région de Verdun où il s'installe dans les secteurs désolés de Louvemont-Beaumont. Les pertes sont nombreuses et les effectifs fondent vite ; c'est que les gaz asphyxiants empoisonnent tous les ravins, causant des intoxications sans nombre et les brumeuses journées d'automne rendent intenables ces boyaux mal installés. Le 1e bataillon a souffert tout particulièrement, ayant dû s'installer en pleine action dans les trous d'obus, seuls vestiges des lignes du bois Le Chaume.
Pertes: tués 25, blessés 235

09-12-1917 au 28-12-1917
Repos dans les nombreux campements dans la région de Clermont-en-Argonnes.

29-12-1917 au 15-05-1918
Le 408e RI occupe le secteur de Vauquois. L'armée Française attend une grande offensive du coté des allemands prévue pour le printemps. Le régiment fait beaucoup de coups de main pour faire des prisonniers et trouver des renseignements. L'offensive allemande se déclenche le 21 mars au Chemin des Dames. Le 408e RI reste au secteur de Vauquois et est relevé le 15 mai par le 75e RI Italien, la Brigade de Naples.

03-08-1918
Proposé pour la reforme avec gratification de 4e catégorie 50% par la Commission Spéciale de Reforme de Nevers, pour tuberculose pleuro pulmonaire, caractérisée par un hydro-pneumothorax droit. Bacilles de Koch.

C'est pour cette raison, j'ai arrêté suivre le parcours du 408e R.I. le 15 mai 1918.
Je n'ai pas trouvé une date que Megrot est tombé malade, mais un certain jour il faut être évident pour le service santé du régiment, qu'il était inapte pour la vie dure d'un soldat au front.

20-12-1918
Admis à la réforme nr. 1 avec gratification de 500 francs par décision Ministérielle du
2 décembre 1918 nr. 215.558 au contrôle central. Rayé des contrôles.


Jour de décès

13/04/1919

Ce jour Isidore Megrot est décédé à sa maison à Douloin, commune de Mhère, suite sa maladie, contractée en service. Il est Mort pour la France à l'âge de 24 ans.


Citations

Néant


Médailles

Néant


Inhumation

Mhère


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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