Fiche matricule de recrutement

JEANGUYOT Claude Alexandre

15/12/1878 - 04/08/1918

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Informations personnelles

Né le 15/12/1878 à Mhère

Résidant à Bilbarteaux (Seine et Marne)

Père : Philibert Jeanguyot

Mère : Claudine Boulandet

Profession : domestique

Résidence familiale : Mhère


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxchâtains
Yeuxgris
Frontdécouvert
Nezmoyen
Visageovale
Taille1.71 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule nr. 1022, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1898

Inscrit sous le nr. 50 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 2e partie de la liste. Dispensé art. 21, fils ainé d’une famille de 10 enfants.


Détail des services et mutations diverses

14-11-1899
Appelé à l’activité pour le 152e Régiment d’Infanterie. Arrivé au corps le dit jour. Soldat 2e classe. Immatriculé sous le nr. 1837

22-09-1900
Envoyé dans la disponibilité. Régiment de Cosne (85e RI) Certificat de bonne conduite accordé.

01-11-1902
Passé dans la réserve de l’armée. Régiment de Cosne

12-02-1905
Résidant à Blandy-les-Tours

21-08-1905 au 17-09-1905
1e période d’exercices au 85e Régiment d’Infanterie

06-02-1906
Marié à Montigny-en-Morvan avec Taché, Françoise.

04-11-1906
Résidant à Rumigny

23-06-1907
Résidant à Crisenoy, (Seine et Marne) ferme de Vert St. Père

15-10-1908 au 31-10-1908
2e période d’exercices au 85e Régiment d’Infanterie

01-11-1912
Passé dans l’armée territoriale 61e RIT.

03-08-1914
Rappelé à l’activité par suite de mobilisation générale. Arrivé au corps (61e RIT) armées 6e Compagnie non combattante. Immatriculé sous le nr. 3465
Le JMO du 61e RIT n’est pas complet. Le JMO du 2e bataillon avec la 6e Cie, commence le 1 mars 1915.
Mais dan ce JMO j’ai trouvé quelques notes sur la 6e Cie avant le 1 mars 1915.

14-12-1914
Le 2e bataillon du 61e RIT est comme détachement affecté au service des étapes de la 2e Armée et est réparti aussi qu’il suit :
1e, 2e, 4e, 7e et 8e Compagnies à Creil à la disposition du Commissaire Régulateur
3e Compagnie à St. Just en Chaussée, avec une section détachée à Montdidier.
5e Compagnie à Dury à la disposition du Général D.E.S. de la 2e Armée.
6e Compagnie à Montdidier à la disposition du Commandant d’Étapes de cette ville.

16-12-1914
La 6e Cie se rend de Montdidier à Amiens à la disposition du Commandant d’Étapes de cette ville.

05-01-1915
La 6e Cie, qui occupe à Amiens la caserne Dejean, est transférée à la Citadelle pour assurer le service d’un dépôt d’éclopés.

15-02-1915
Passé au 21e Régiment d’Infanterie Coloniale (RIC) dépôt. Immatriculé sous le nr. 01811.
Le dépôt du 21e RIC est à Ivry.

08-08-1915
Aux armées, 21e RIC, 23e Compagnie combattante

04-11-1915
Passé au 3e Régiment d’infanterie Coloniale. Immatriculé sous le nr. 021213.

16-11-1915
Passé au 21e Régiment d’Infanterie Coloniale. Immatriculé sous le nr. 01853.
À cette date le 21e RIC cantonne à Cempuis et s’occupe d’instruction.

07-12-1915
Le 21e RIC cantonne à Meaux ou il reste en repos et y passe les jours de fête de Noël et du Nouvel An.

06-01-1916 au 12-01-1916
Mouvement par voie de terre. Itinéraire: Dammartin-en-Goële, Luzarches, Neuilly-en-Thelle, Abbecourt et Froissereux pour gagner le camp de Crèvecœur-le-Grand.
Jusqu'à la fin de janvier, sous la direction du général Pétain, l'instruction se poursuit intensive sur les plateaux balayés d'un vent glacial. Les exercices de bataillon, de régiment et de division se succèdent, redonnant aux diverses unités du corps d'armée toute leur valeur combattive.

28-01-1916 au 15-02-1916
Le régiment quitte le camp de Crèvecœur-le-Grand. Son mouvement, commencé par voie de terre, le porte à Fransures, Rogy et Lawarde-Mauger d'où, alerté, il est enlevé en camions et conduit à Caix-en-Santerre. Il y arrive le 30 et reste en réserve derrière le 7e RIC.

15-02-1916 au 05-05-1916
Le régiment prend, au sud de la Somme, le sous-secteur de Cappy, en liaison à gauche avec le 13e corps britannique. La relève, dans les boyaux emplis d'une boue épaisse
et gluante où l'on enfonce jusqu'à la ceinture, dure 2 jours et 3 nuits.
Le 17 une attaque allemande sur la tranchée de première ligne dans le Bois de la Vache, elle aussi emplie de boue et sans abris utilisables, est repoussée par le 1er bataillon.
Jusque fin avril, le régiment prendra une large part à l'occupation des positions reprises aux Allemands vers Frise. Des travaux importants de réfection se poursuivent sans arrêt, cependant que l'ennemi est très agressif.
Pertes dans cette période : tués 100, blessés 274

05-05-1916 au 01-07-1916
Le 21e RIC arrive à Hangard et Demuin, il y incorpore et répartit d'importants renforts de 600 hommes, venus de l'intérieur.
Le 11 mai le régiment occupe les tranchées dans le secteur de Fauconcourt et le 16 juin il se rend dans le secteur de Dompierre pour l’attaque de la bataille de la Somme.
Pertes : tués 5, blessés 24

01-07-1916
Après une préparation d’artillerie qui avait commencé le 26 juin, de 7h à 7 h30 l'artillerie exécute un simulacre de préparation immédiate d'attaque.
À 9 h30, les vagues s'élancent, franchissent le « no man's land» et atteignent les premières lignes ennemies, profondément bouleversées. A 9 h45, la première vague occupe la tranchée Heinrich et Dompierre nivelé par nos canons.
Pendant que la troisième vague nettoie le village, les unités d'assaut, toujours en ordre, marchent sur Becquincourt, le Moulin et Bussus, objectifs de fin de journée, qui est atteints vers 11h, presque sans pertes.
A 15h45, l'ordre arrive d'attaquer la tranchée Brunehilde, 2e position allemande, avec une présence d'épais réseaux non détruits et dont le régiment sépare un glacis de
600 mètres sans défilements ni abris. Après une préparation d'artillerie de 20 minutes
l'infanterie s’élance. A gauche, on a décidé de donner l'assaut à la grenade par le boyau de la Faim, la progression est irrésistible et la tranchée Brunehilde est enlevée sur une longueur de 150 mètres.
Menée par le terreplein, l'attaque de droite se trouve prise sous le feu terrible des mitrailleuses d'Assevillers et ne peut atteindre la tranchée.
Pertes : tués 63, blessés 156, disparus 5.

02-07-1916
Au petit jour, sans nouvelle préparation d'artillerie, l'attaque est reprise. Les compagnies sont maitres de toute la tranchée et y maintiennent, repoussant une violente
contre-attaque partie de la tranchée de doublement. La lutte pour la conquête de celle-ci commence aussitôt, bientôt transformée en un sanglant corps à corps à la suite du déclanchement d'une nouvelle contre-attaque ennemie qui vient heurter les éléments
en progression. Les pertes sont lourdes. Les contre-attaques se multiplient sur Brunehilde, chaque fois plus violentes. Toutes sont repoussées.
Pertes : tués 27, blessés 142, disparus 3

03-07-1916
Dans la nuit l'ennemi se replie, évacuant Assevillers et Flaucourt. L'attaque
préparée pour le 3 au matin se change en poursuite.
A 11h, le Bois Victor est enlevé, et le chef de bataillon pousse de sa personne jusqu'au carrefour des routes Flaucourt-Belloy et Assevillers-Barleux.
Dans l'après-midi, ordre est donné de ne pas continuer la poursuite et de s'organiser sur la ligne: cheminée de Flaucourt-tranchée Verden.
Pertes : tués 7, blessés 18.

04-07-1916
Pendant la nuit, l'ennemi s'est ressaisi et deux fortes reconnaissances, envoyées, l'une sur Barleux, l'autre sur le Bois de Belloy, constatent que ces deux points sont à nouveau tenus par l'ennemi.
Au matin, le régiment reçoit la mission d'enlever le Bois de Belloy, sous la protection d'une puissante concentration d'artillerie masquant Barleux. L'attaque aura lieu le soir, elle sera menée par deux compagnies fraiches du 1e bataillon
Toute la journée, le Bois est soumis à un bombardement systématique de tous calibres.
À 16h30, l'artillerie allonge son tir et les compagnies abordent le Bois. À 19h le Bois est occupé. De grandes quantités de mitrailleuses et de munitions y sont trouvées.
Pertes : tués 7, blessés 57.

12-07-1916 au 01-08-1916
Âpres un petit repos en arrière le 21e RIC remonte à la 1e ligne entre Barleux et Belloy-en-Santerre. Les tranchées sont violements bombardées chaque jour. Le 15 le dépôt de munitions fait explosion et brule pour deux heures.
Pertes dans cette période: tués 59, blessés 184.

01-08-1916 au 01-09-1916
Mouvement du régiment en étapes sur Souain où il relève le 66e RI dans le quartier de la Cabane. 1e bataillon subdivision Victor, 2e bataillon subdivision Sidi-Brahim, 3e bataillon en réserve au Camp les 2 Tombes.

01-09-1916 au 07-10-1916
Même emplacements pour le 21e RIC. Le 12 septembre extension du front à l’est. La subdivision Victor devient les Vampires. Presque sans pertes (21 hommes hors de combat), le 21e RIC tient le secteur jusqu'au 7 octobre, date à laquelle il est relevé par le 201e RI, il passe en réserve d'Armée à Suippes et au camp du Piémont.

08-10-1916 au 24-11-1916
Du 8 au 20, une période d'instruction de 15 jours familiarise les compagnies avec les nouvelles méthodes de combat.
Du 21 au 27 octobre, repos dans la région de Condé-sur-Marne et Aigny, puis le régiment gagne St-Hilaire-au-Temple et s'y embarque à destination de Grand Villers (Oise), où est ramenée la 3e DIC. Il cantonne jusqu'au 24 novembre à Grez et Cempuis où il continue intensivement son instruction.

24-11-1916 au 03-03-1917
En vue d'une offensive franco-anglaise entre Arras et l'Oise, le 21e RIC se porte à Godenvillers et Dompierre, d'où il repart le 5 décembre pour aller relever le 256e RI dans le secteur à cheval sur l'Avre, compris entre L'Échelle-Saint-Aurin et Andechy.
Jusqu'au 3 mars, il organise le terrain en vue de l'offensive. Durant les longues nuits de ce rude hiver, les travaux se poursuivent activement, malgré le froid terrible qui provoque plusieurs cas de congestion.

04-03-1917 au 16-03-1917
Le Régiment, dont les pertes ont été heureusement à peu près nulles (12 blessés) cantonne successivement: le 4 mars à Saint Martin-au-Bois.
Montgerain et Vaumont, le 5 à Noroy et Erquinvillers. Le 6 à Fay, Agny et Auvillers, du 7 au 13 à Cires-les-Mello, le Tillet et Cramoisy, puis Foulangues et Maysel, le 14 à Bresles.

16-03-1917 au 20-03-1917
Les indices d'un repli de l'ennemi au Nord de la Somme, sur la fameuse ligne Hindenburg, signalés depuis le début du mois se sont changés en certitude. Le 16 mars le régiment commence sa marche en poursuit d’ennemi. L’axe de marche: Amy,
Avricourt, Beaulieu, Nord de Fréniches, Nord de Flavy-le-Meldeux, Ferme Montalmont, Sud d'Ollezy, Saint-Simon. La marche en avant commence le 17 à 5 h. A 6h Amy est atteint et la progression continue vers Avricourt, que les patrouilles signalent à 14h comme étant évacué. Le 20, sous un feu d’artillerie, le régiment atteint le village de St. Simon qui est pris après un combat aux mitrailleuses.
Pertes : tués 7, blessés 46

06-04-1917 au 05-05-1917
Le 21e RIC relève dans le secteur du Bois de Quincy des unités du 93e RI et un escadron du 2e Chasseurs. Son front s'étend de Landricourt au canal de l'Oise à l'Aisne. Le régiment forme des groupements avec le 62e Bataillon de Tirailleurs Sénégalais et le 23e RIC. Le secteur est transformé à une zone d’attaque et est bombardé par obus allemandes, dont obus toxiques. Le 16 avril les groupements attaquent le Bois de Mortier qui n’est pas entièrement pris.



Pertes dans ce période : tués 50, blessés 129, disparus 19, intoxiqués 52.

04-05-1917 au 11-05-1917
Dans la nuit du 4 au 5 mai, les unités prennent leur dispositif de départ pour une attaque sur le plateau de Moisy. Pendant que s'effectue cette mise en place, l'artillerie,
puissamment renforcée et qui met un groupe d'appui à la disposition immédiate de chacun des groupements d'attaque, exécute de grosses concentrations par toxiques sur les batteries allemandes.
Le 5 mai, à 4h45 les vagues d'assaut bondissent en avant et gravissent les pentes abruptes du Plateau de Vauxaillon, objectif assigné au régiment. Les blockhaus de mitrailleuses non détruits, ouvrent sur eux un feu d'enfer. Deux groupements atteignent la tranchée de l'Entrepont, mais les autres se heurtent, devant la Ferme Moisy, à de puissantes organisations, dont la résistance opiniâtre arrête la progression.
Pendant quatre jours, les contre-attaques ennemies se renouvèlent. Mais ancrées dans la boue, sous les violents orages des 6 et 8 mai, les unités se maintiennent accrochées au terrain insouciant de la fatigue et des privations. Malgré le bombardement incessant d'artillerie lourde, malgré les difficultés formidables du ravitaillement, elles conservent
leur conquête.
Pertes : tués 98, blessés 336, disparus 56

11-05-1917 au 14-07-1917
Repos du 21e RIC dans la région Vesoul-Villersexel. Puis mouvement dans l’Alsace le 10 juin ou le régiment occupe dans le secteur des bois de Carspach les centres de résistance du Schonholz, du Bahnholz et du Lerchenholz.
Pertes dans ce période 12 blessés.

14-07-1917 au 29-07-1917
Le régiment part d’Alsace et est transporté par chemin de fer dans la région Dormans-Château Thierry.

29-07-1917 au 31-07-1917
Combat du Poteau d’Ailles au Chemin des Dames. L'attaque doit avoir lieu par surprise, mais les vagues sont, à 30 mètres à peine de la ligne, de départ, accueillies par un formidable barrage. La surprise est manquée: devant la tranchée de Winterberg elles se
heurtent à des réseaux hâtivement posés par l'ennemi. Mais la nuit tombe, les efforts offensifs restent infructueux, les pertes atteignent la moitié de l'effectif. L'attaque se cristallise sur place. Les bataillons sont relevés le 31 juillet par le 24e RIC.
Pertes : tués 65, blessés 248.

31-07-1917 au 26-10-1917
La 3e D. I. C. doit attaquer sur la crête d'Hurtebise, mais, en raison du mauvais temps qui interdit toute observation aérienne, l'attaque est remise de jour en jour. Le régiment cantonne au Village Nègre et les creutes de Vassogne.
L’attaque avec quatre groupements des 21e RIC, 7e RIC et 62e BTS se déclenche le 15 aout à 16h45.
Elle a pour objectif la reprise de nos anciennes positions du Monument d'Hurtebise.
Les groupements atteignent le Doigt et le Monument d'Hurtebise où les Sénégalais enlèvent deux éléments de tranchée puissamment défendus. Mais, dans la soirée, une série de contre-attaques violentes rejettent les troupes sur leurs positions.
Enhardi par l'échec de l’offensive, l'ennemi tente d'enlever les positions Français du saillant des Dames. Il est repoussé par les grenadiers.

Après cette attaque sur Hurtebise le 21e RIC reste dans le secteur pour des travaux aux tranchées sous un bombardement intermittent des obus, dont les obus toxiques.
Pertes dans ce période :
Tués 90, blessés 207, disparus 8, intoxiqués 136

26-10-1917 au 01-04-1918
Jeanguyot quitte le front et va à Crisenoy.
« Mis en sursis d’appel au titre des battages jusqu’au 31-12-1917 » Décision du Général Commandant de la 5e Région du 26 octobre 1917.
Sursis prolongé jusqu’au 31-01-1918
Sursis prolongé jusqu’au 28-02-1918
Sursis non rénouvable valable jusqu’au 31-03-1918
Jeanguyot rentre au dépôt le 31-03-1918.

01-04-1918
Jeanguyot rentre au front. Le 21e RIC cantonne à Chigny-les-Roses.

02-04-1918 au 18-06-1918
À cette date le 21e RIC occupe le secteur est de Reims. Les troupes travaillent pour organiser la défense de Reims. L’ennemie est très active avec son artillerie.
Pendant tout le mois d’avril, Reims est violemment bombardé. La zone d'occupation du régiment reste très agitée. L'aviation et l'artillerie ennemies sont très actives. Cette dernière exécute de véritables arrosages de toxiques et de vésicants sur les lignes et bombarde violemment les arrières.
Pertes : 43 tués ou blessés.
18-06-1918
Les Allemands lancent une violente attaque sur le Fort de Pompelle. L’attaque commence avec un bombardement toxique sur les batteries et les arrières, exécute par obus et minen de tous calibres. Les stosstruppen sont repoussés 4 fois. Les lignes françaises restent intactes.
Pertes : 30 tués ou blessés.

19-06-1918 au 04-08-1918
Après un repos à Chigny-les-Roses le 3e bataillon du 21e RIC relève le 2 juillet un bataillon du 23e RIC dans le centre de résistance de Cormontreuil. Les journées et nuits sont calmes. L’artillerie française est très active. Il prépare le grande contre offensive de l’armée du Général Mangin, qui va se déclencher le 15 juillet.
Le 3e bataillon monte en 1e ligne à droite du centre de résistance de la « butte de tir » avec 1 Cie en 1e ligne, 1 Cie en réserve au sud du canal de l’Aisne à Marne à Cormontreuil et 1 Cie dans les abris du Château et du Parc de Vrilly. (voir carte)

Le 15 juillet l’offensive de l’armée Mangin se déclenche sur tout le front. Dans le secteur du 3e bataillon la situation reste relativement calme. On entend les canonnades ouest de Reims et à l’est de Cormontreuil, mais le secteur n’est pas atteint.
Dès le 18 juillet l’ennemi commence de bombarder par avion les passerelles du canal et les avions mitraillent le ravitaillement sur les routes.
Du 3 aout au 10 aout c’est noté dans le J.M.O. : »journées et nuits calmes, sauf le harcèlement sur les points habituels – Cormontreuil – Taissy – passerelles et ponts du canal et Chalet-Minet. »


Jour de décès

04/08/1918

La 3e Cie de Mitrailleuses de Jeanguyot est monté en première ligne le 15 juillet dans le centre de résistance Cormontreuil (voir carte)
On ne trouve pas le décès de Jeanguyot nominative dans le J.M.O. du 21e RIC.
Le J.M.O. de la 3e Division d’Infanterie Coloniale mentionne le jour du 04-08-1918
18 heures à 05-08-1918 18 heures un bombardement de milliers d’obus sur tout le secteur. Pour le 21e RIC c’est noté 2 pertes, 1 blessé et 1 tué par éclat d’obus.

Ce jour Claude Jeanguyot est tué à Cormontreuil. Il avait 39 ans.


Citations

Cité à l’ordre du Régiment nr. 117 du 10 aout 1916 « Soldat très courageux a donné au cours des combats des 1 et 2 juillet 1916 un bel exemple de bravoure »

J.O. du 16-02-1920 : « excellent soldat. Est tombé glorieusement au champs d’honneur le 4 aout 1918 à Cormontreuil (Marne) »


Médailles

Croix de Guerre étoile de bronze
Médaille Militaire à titre posthume
Médaille de la Victoire (loi du 20-07-1922)
Médaille commémorative Française de la Grande Guerre (loi du 23-06-1920)


Inhumation

51 Marne
Nécropole Nationale de Sillery
Tombe 3729


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

- archives SHDGR GR 26 N 865 003 0013 T
- archives SHDGR GR 26 N 472 001 0392 T 3e DIC

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