Fiche matricule de recrutement

PIERRE Marcel

15/04/1891 - 12/12/1916

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Informations personnelles

Né le 15/04/1891 à Paris 4e arrondissement

Résidant à Mhère, Haut de la Chaux

Enfant assisté, domicilié chez Brot Étienne

Profession : domestique agricole

Résidence familiale :


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxchâtains
Yeuxgris
Frontgrande
Nezpetit
Visageovale
Taille1.75 m
Poids kg

Recrutement

Par erreur nommé MARCEL, Pierre sur le monument



Fiche matricule nr. 1110, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1911

Inscrit sous le nr. 67 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 1e partie de la liste en 1912 "Bon"




Détail des services et mutations diverses

09-10-1912
Appelé à l'activité pour le 37e Régiment d'Artillerie à Bourges. Arrivé au corps le dit jour. Immatriculé sous le nr. 3366. Canonnier Conducteur 2e classe.

02-08-1914
Aux armées, 37e RA, 1e groupe, 3e batterie.

03-08-1914 au 16-08-1914
Artillerie de corps du 8e corps d'armée, le 37e Régiment d'Artillerie était mobilisé à Bourges le dimanche 2 aout 1914. Les opérations de la mobilisation étaient terminées
le 6 aout et, dès le 7, commençait à Port-Sec l'embarquement des batteries; elles arrivaient le surlendemain dans la région de Charmes, où se concentrait le corps d'armée.
Alertés dans la soirée du 9, les groupes se placent en queue de la 16e Division qui, par une marche forcée de nuit, courait à l'ennemi. La Meuse était franchie sans incident le 10 au matin. L'avance se poursuivait par une chaleur accablante pendant les journées des 11, 12, 13 aout.
C'est le 14, devant Domèvre, que le régiment reçoit le baptême du feu; il appuie la 31e brigade. Les Bavarois sont obligés de lâcher pied et le 16, vers sept heures du matin, les troupes passaient la frontière.

16-08-1914
Le 1e groupe reçoit l'ordre d'occuper la cote 330, 1 km sud du St. Georges, pour le cas d'une contre-attaque sur les hauteurs au Nord de St. Georges, occupées par les troupes Françaises. Le 1e groupe occupe le croup à 800 m. sud de la cote 330. Les 1e et 3e batteries ouvrent le feu sur les batteries ennemies, signalées par le colonel. Vers 16h30 le groupe est survolé par un avion allemand et à 17h50 un feu violent d'une batterie d'obusiers de 15 cm. est ouvrit. Les projectiles atteignent successivement au centre la 2e batterie, puis vers la droite la 3e batterie et enfin l'échelon située à 700 m à droite et à 300 m. en arrière de la batterie, où il cause un très grand désordre.
Le groupe rentre cantonner le soir à Frémonviller, ayant inhumé les morts sur la position, ramené les blessés sur voiture de réquisition, ainsi que tout son matériel.
Pertes: tués 7, blessés 13, disparus 1.
Chevaux: tués ou abattus 32, blessés évacués 29

17-08-1914 au 20-08-1914
À Frémonviller le 1e groupe est reconstitué par la 7e SMA qui fournit le personnel, les chevaux et les remplacements nécessaires. Mouvement du Frémonviller à St. Georges puis Heming et Bebing.

20-08-1914
La bataille de Sarrebourg. Le 1e groupe a beaucoup de problèmes de s'installer en batterie parce que les officiers sont partis pour faire des reconnaissances, laissant les batteries sous le commandement des sous-officiers. Enfin établies aux environs de la côte 322, dans l'Oberwald et à cheval sur la route de Sarrebourg, elles ne tardent pas à être en butte à un tir intense de front et d'enfilade d'artillerie ennemie; sans arrêt, pendant plus d'une heure, elles exécutent les barrages. Mais le tir ennemi a atteint quelques pièces. Sept hommes sont tués à leurs postes alors que, sans se soucier de la violence du feu, ils continuent à servir leur canon. Les commandants, aidés de leur personnel, font des prodiges pour déplacer à bras et mettre en batterie un peu plus en arrière les pièces qui peuvent encore tirer. Mais l'ennemi les suit; le matériel disparait bientôt sous un encombrement d'arbres renversés et au milieu des entonnoirs.
En raison l'artillerie ennemie concentrant surtout son feu sur les batteries du 37e RA, la 31e brigade peut plus aisément effectuer sa retraite de Sarrebourg.
Pertes: tués 10, blessés 24, disparus 11 dont le médecin et tout le personnel du poste de secours, qui tombait au pouvoir de l'ennemi.
En matériel le 1e groupe a perdu 11 canons, 18 arrière trains de caisson, 2 avant trains de caisson et 1 voiture médicale. Chevaux tués ou disparus 41.
À la fin du jour le 1e groupe se repli et va cantonner à Domèvre.

21-08-1914 au 16-09-1914
Le repli se poursuivait au cours des journées suivantes; les 31e et 32e brigades venaient s'établir sur la Mortagne aux environs de Mattexey, Domptail et Clézentaine; les groupes chargés de les appuyer mettaient en batterie et, du 28 aout au 11 septembre, luttant tantôt contre l'artillerie, tantôt contre l'infanterie ennemie, contribuaient à briser toutes les attaques de cette dernière.

16-09-1914 au 11-10-1914
Les batteries étaient embarquées à Charmes et transportées dans la région de Saint-Mihiel. Elles y arrivent le 17, remontent immédiatement vers le Nord, traversant les
villages de Vaubécourt, Rembercourt, Triaucourt, systématiquement incendiés par les allemands. Brusquement, elles faisaient ensuite face à l'Est, mettaient en batterie pour
protéger éventuellement le 5e corps d'armée. Finalement, elles étaient ramenées vers le sud, entre Mécrin et Sampigny, face au camp des Romains, pour barrer à l'ennemi le passage de la Meuse.
Les attaques de l'Allemand n'ont aucun succès.

11-10-1914 au 02-10-1915
Tandis que le 2e groupe est laissé sur place, le 1e groupe du 37e RA reçoit, l'ordre de se mettre en route sur la Woëvre, Il y sera à la disposition du corps d'armée provisoire (CAP) formé par la 44e division active et la 64e division de réserve, et, plus particulièrement des 128e et 135e brigades dont il appuie les attaques. L'AD64 comprend de 4 groupes: 1e du 2e RAC, 1e du 14e RAC, 1e du 33e RAC et le 1e du 37e RA.
Le 1e groupe du 37e RA se met en batterie le long la route de Bernécourt à Seicheprey. La 3e batterie à 2,5 km N.O. de Bernécourt. Elle prend aussi en subsistance un détachement de 14 hommes du 6e Régiment d'Artillerie à Pied, affecté au service d'une pièce de 80 de montagne, qui prend position dans le Bois du Jury.
D'ici le 1e groupe bombarde les positions allemandes et est bombardé par les allemandes.
La 3e batterie appuie plusieurs fois les attaques sur le Bois de Mort Mare et du bois de Reimières.
Pertes: 13 blessés

02-10-1915 au 08-01-1916
Le 1e groupe quitte la région de Bernécourt et s'installe dans la même région qu'elle a quitté le 11-10-1914: la région de Sampigny. La 3e batterie se met en batterie 1,5 km N.O. de Sampigny. Sa mission est de battre normalement la zone Ailly – Bois d'Ailly et éventuellement les presqu'iles de Han et de Bislée. Une pièce fait du tir contre-avions.
Pertes: néant

08-01-1916 au 01-02-1916
La 3e batterie quitte ses emplacements et vient occuper une nouvelle position: batterie de tir à environ 500 m. N.E. de Mécrin. Le 14 janvier un violent bombardement de la batterie par des pièces allemandes de gros calibres (82 coups) au cours auquel 1 obus est tombé sur la batterie.
Pertes: 1 tué et 1 blessé

01-02-1916 au 17-09-1916
La batterie prend une autre position environ 2 km. N.E. de Courcelles-aux-Bois, puis le 7 mars une position à lieu dit de Barmont, 1,5 km. N.O. de Koeur-la-Grande
La batterie quitte les différentes positions le 17-09 et part pour Triconville. Dans ce changement de position un canonnier-conducteur est blessé mortellement par accident.

17-09-1916 au 28-11-1916
En différents étapes la 3e batterie gagne son cantonnement à Benney (Meurthe et Moselle) où elle cantonne jusqu'au 28 novembre 1916.

28-11-1916 au 04-12-1916
Départ de la batterie de Benney et embarquement par chemin de fer en gare d'Einvaux à 23 heures. Débarquement le 30 novembre à Grandvilliers (Oise). Après quelques étapes la batterie arrive le 4 décembre à Cappy (Somme) où la batterie bivouaque en plein champs à environ 1,5 km au sud de Cappy.

05-12-1916 au 12-12-1916
Reconnaissance de la position de batterie par les officiers et les chefs de pièce. La position de la 3e batterie est située à 250 m. au sud de Flaucourt (Somme) Le 6 décembre commencement de l'aménagement de la position de batterie.


Jour de décès

12/12/1916

Source: JMO de la 3e batterie

Départ de la 1e pièce pour la position de batterie à 4 h 10; départ également du capitaine et du S/lieutenant Salmon. Les avant-trains et l'échelon quittent la bivouaque qu'ils occupent et se rendent dans un champ aux abords immédiats de Cappy.
Dans le courant de la journée, vers 16h30 les 2 canonniers Coffin Michel et Pierre Marcel sont tués sur la route d'Herbécourt à Flaucourt, pendant l'exécution d'une corvée transport des matériaux et aménagement de la position.

Pierre Marcel est tué aux Saules, Est d'Herbécourt. Il avait 25 ans.


Citations

Néant


Médailles

Néant


Inhumation

80 - Somme
Dompierre-Becquincourt
Nécropole nationale
Tombe 2247


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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