Fiche matricule de recrutement

GUDIN Charles

15/09/1890 - 13/08/1916

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Informations personnelles

Né le 15/09/1890 à Mhère

Résidant à Mhère, lieu dit Prélouis

Père : Gudin César

Mère : Desbrosses Catharine

Profession : cultivateur

Résidence familiale : Mhère, lieu dit Prélouis


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxnoirs
Yeuxmarron foncé
Frontvertical
Nezmoyen
Visage
Taille1.66 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule nr. 923 , Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1910

Inscrit sous le nr. 80 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 1e partie de la liste en 1911. « Bon »


Détail des services et mutations diverses

10-10-1911
Appelé à l’activité pour le 155e Régiment d’Infanterie. Arrivé le dit jour. Soldat 2e classe, matriculé sous le nr. 5031

04-03-1912
Reformé nr. 2 pour faiblesse générale et débilité mentale par la commission de reforme de Commercy

08-10-1914
Classé dans le service armé par le Conseil de Révision de la Nièvre.
(Décret du 09-09-1914)

15-11-1914
Incorporé au 10e Régiment d’Infanterie. Matriculé sous le nr. 06929

26-11-1914
Passé au 29e Régiment d’Infanterie. Matriculé sous le nr. 7324
La fiche matricule de Gudin ne mentionne pas son incorporation au 229e Régiment d’Infanterie, le régiment de réserve du 29e RI. Néanmoins Gudin était dans le 229e RI,
6e Bataillon, 23e Compagnie quand il était tué en 1916

Dans le J.M.O. du 229e RI j’ai trouvé à la date de 19 décembre 1914 la notation suivante:
« La 23e Compagnie est arrivé le 18 décembre à 10 heures au Lac Blanc. Le bataillon est disposé comme il suit. »
Il me semble que le 229e RI était parti d’Autun avec un régiment incomplet.

20-12-1914 au 19-03-1915
Le 229e RI fait partie de la 66e Division, 82e Brigade et occupe le secteur de Munster.
Il a des éléments à Rudlin, Habeaurupt, Lac Blanc, Lac Noir, Tête de Faux et Creux d’Argent.
Le 25 décembre, une attaque par un bataillon de chasseurs de la garde allemande se déclenche sur la Tête de Faux ; l’ennemi progresse quelque peu, mais le 229e, aidé par des éléments du 30e BCP contre-attaque et reprend le terrain perdu.
Le secteur est particulièrement agité et les pertes sont sensibles de part et d’autre. Pendant cette période, la température est très basse et la neige abondante. Le brouillard et les chutes de neige empêchent notamment le réglage du tir de l’artillerie. Malgré le très mauvais temps, le service de ravitaillement en vivres et en munitions à fonctionné à dos de mulets, d’une façon très satisfaisante.
Le 18 mars, la C.H.R. et le 6e bataillon quittent le Rudlin à 14h30 et cantonnent, le soir, à la caserne de Fraize.
Le 19 mars, ce détachement s’embarque, en chemin de fer, à La Chapelle et débarque, à 15 heures, à Bussang, où il cantonne.
Pertes dans ce période environ 70 tués et 66 blessés.

20-03-1915 au 05-11-1915
Le 229e RI occupe le secteur de Thann en Alsace. Le 5e bataillon rejoint le régiment le 4 avril. Pendant cette période de plus de sept mois, il exécute des travaux d’organisation défensive très importants. Les bataillons alternent entre eux pour l’occupation des positions. Grâce à leur aménagement bien compris, les bombardements journaliers n’occasionnent que des pertes minimes.
Pertes dans ce période : environ 72 tués

05-11-1915 au 21-12-1915
Le 229e RI est désigné pour aller occuper l’Hartmannswillerkopf, où il relève le 334e RI
Il occupe les tranchées du ravin du Fauxshil à la tranchée de Pierre : le P.C. du 5e bataillon au sommet de la Roche-Sermet, celui du 6e bataillon à la Roche-Moiret.
Les positions occupées par le régiment sont soumises à des violents bombardements qui occasionnent des pertes importantes. Le ravitaillement s’opère très difficilement.
Jusqu’au 15 décembre, les travaux sont poussés activement, en vue d’une attaque française à grande envergure. Le froid est intense et la neige abondante.
Le 20 décembre, les troupes d’attaque sont approchées des tranchées de départ, s’étendant du ravin de Fauxshil au ravin de Bonnegoutte, en passant par le sommet de l’Hartmannswillerkopf.
Pertes environ 42 tués

21-12-1915 au 15-01-1916
L’attaque générale française se déclenche, à 14 heures. Le 229e RI tient les tranchées de départ au sommet de l’Hartmannswillerkopf. Vers 16 heures, l’avance française était de 2 kilomètres en moyenne et plus de 1.500 prisonniers allemands tombaient entre leurs mains.
Le lendemain, l’attaque se heurte à des renforts ennemis considérables, la progression est arrêtée et les troupes sont contraintes de revenir à leur point de départ, sous les poussées incessantes de contre-attaques allemandes.
Le 229e RI reçoit l’ordre de maintenir les tranchées de l’Hartmannswillerkopf à tout prix.
Du 23 décembre 1915 au 13 janvier 1916, il exécute intégralement sa mission et, par des prodiges d’héroïsme, il maintient toutes ses positions et les améliore.
Il repousse sans cesse les contre-attaques allemandes et malgré les lourdes pertes qu’il éprouve par un bombardement presque ininterrompu, il ne cède pas un pouce de terrain.
Le 14 janvier, le régiment est envoyé à Thann pour des travaux de propreté corporels nécessaires.
Le 15 janvier, il se rend dans la vallée de Massevaux pour se reposer et recevoir des renforts.
Pertes dans ce période environ 43 tués

15-03-1916 au 05-05-1916
Après un période de repos et d’instructions le 229e RI se porte dans les Vosges.
Le 15 mars 1916, le 229e R.I. est affecté à la 41e division, 152e brigade.
Embarqué à Bussang le 17 mars, il arrive le 18 à Baccarat.
Le régiment est désigné pour occuper les sous-secteurs de Celles-sur-Plaine et de la Halte, où il reste jusqu’au 5 mai.
Cette région est particulièrement calme.

05-05-1916 au 24-06-1916
A cette date le 229e RI est envoyé dans la région de Saint-Dié, où il fournit des détachements de travailleurs dans le secteur de La Fontenelle pour exécuter des travaux en vue d’une opération offensive. Il reste dans cette situation jusqu’au 9 juin 1916.
Du 10 au 15 juin, il se rend, par voie de terre, dans la région de Bayon, et, le 16 juin 1916 est formé à trois bataillons par l’adjonction d’un bataillon du 373e R.I. qui devient le 4e bataillon.
Du 17 au 24 juin 1916, le régiment stationne au camp de Saffais et exécute des exercices et des manœuvres.

25-06-1916 au 30-07-1916
Le régiment est transporté, par voie ferrée, de Bayon à Gannes (Oise) et gagne les cantonnements de Tartigny et Le Mesnil-Saint-Firmin. Il reste jusqu’au 15 juillet.
Du 16 au 22 juillet, il gagne, par voie de terre, les cantonnements de Suzanne et de Laneuville ; il est dirigé sur la Somme, où se déroule l’offensive.

30-07-1916 au 07-08-1916
Les 30 et 31 juillet, le 229e RI occupe les tranchées près de Curlu (Chapeau de Gendarme, tranchées des Cariatides et carrières d’Eulembourg ), où il a particulièrement à souffrir de violents bombardements.
Le 30 juillet, le 5e bataillon qui s’était rapproché par échelons de Feuillières, dans la matinée, reçoit l’ordre de faire porter une compagnie et une section de mitrailleuses, à hauteur de la ferme de Monacu, de chercher à franchir la Somme au pont de Feuillières pour tenter à la nuit une surprise sur la ferme. Après une reconnaissance très bien menée, la 19e compagnie parvenait à enlever, par un coup de main heureux, la ferme de Monacu et la mettait en état de défense, aidée par une section de mitrailleuses.
Le 31 juillet, la 19e compagnie supporta sans broncher un bombardement très violent et subit des pertes sévères.
Le 1er aout, à 18 heures, les grenadiers des 17e et 19e compagnies reçurent l’ordre d’enlever le boyau au nord de la ferme de Monacu. Les grenadiers furent obligés de se retirer en emmenant plusieurs blessés.
Le 3 aout, vers 3 heures, la 19e compagnie, qui occupe la ferme de Monacu, repousse une attaque allemande venant du bois Gachette. Aussitôt après, le 5e bataillon est relevé par le 2e Zouaves et va occuper les carrières d’Eulembourg.

07-08-1916 et 08-08-1916
Le 7 aout, le régiment attaque les bois n° 2 et n° 3 et les positions comprises entre ces deux bois, nord du bois de Hem
Les deux bataillons s’élancent brillamment sur leurs objectifs, mais il leur est impossible de progresser sous la violence des tirs de barrage d’artillerie et de mitrailleuses.
Le 8 aout, le régiment est renforcé par un bataillon du 79e R.I. et renouvèle l’attaque de la veille, qui réussit pleinement, malgré des pertes sérieuses. Dans cette affaire, la 22e compagnie, qui a pris une partie de la tranchée de la Lipa et le bois 3, résiste à de fortes contre-attaques.



Le 8 aout Gudin est grièvement blessé au Combat du Bois de Hem, atteint à la fesse droite par éclat d’obus.
Il est transporté de la poste de secours du bataillon, sur la Ferme de Monacu avec l’aide des brancardiers. De là il est transporté par voiture hippomobile à la Grenouillère où se trouvait le relai automobile. Ensuit il est porté par auto à l’ambulance d’Etinchem par Cappy – Bray sur Somme.
Après inspection, pansements et injections de sérum antitétanique, Gudin, être transportable, est transporté par le SSA 91 (Service Sanitaire Automobiles) sur le Hôpital d’Évacuation (HOE) 15 à Gailly.



Jour de décès

13/08/1916

À 1 heure 30 Charles Gudin est décédé à l’Hôpital d’Évacuation à Cérisy-Gailly (Somme) des suites de blessures de guerre en service sur le champ de bataille.
« Mort pour la France »
Charles Gudin avait 25 ans.


Citations

Inscrit au tableau spécial de la médaille militaire à titre posthume avec la citation suivante : « Brave soldat. Mort pour la France le 13-08-1916 des suites de ses glorieuses blessures. »


Médailles

Croix de Guerre avec étoile bronze.


Inhumation

Inhumé après son décès au Cimetière de Cérisy-Gailly tombe 401, situé arrière l’hôpital.

Exhumé et transporté le 3 décembre 1921

Inhumé le 9 décembre 1921 au Cimetière Communal de Mhère


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

- Combats du bois de Hem0
- archives SHDGR GR 26 N 722 006 0029 T

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