Fiche matricule de recrutement

LEFIOT Auguste

16/08/1887 - 10/04/1915

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Informations personnelles

Né le 16/08/1887 à Ouroux-en-Morvan

Résidant à Choisy (Seine)

Père : Lefiot Pierre

Mère : Buteau Pauline

Profession : facteur des télégraphes

Résidence familiale : Choisy, 109 av. de Paris


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxchâtains foncé
Yeuxgris
Frontbas
Nezlarge
Visageovale
Taille1.61 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule nr. 2003, 3e Bureau de Paris. Classe de mobilisation 1907

Inscrit sous le nr. 309 de la liste cantonale d’Ivry

Classé dans la 1e partie de la liste


Détail des services et mutations diverses

07-10-1908
Dirigé sur le 130e Régiment d’Infanterie. Arrivé le dit jour. Immatriculé sous le nr. 8598

25-09-1909
Nommé caporal

25-10-1910
Envoyé dans la disponibilité de l’armée active. Certificat de bonne conduite accordé.

01-10-1910
Passé dans la réserve de l’armée active, 25e Bataillon de Chasseurs à Pied

05-09-1911 au 25-09-1914
A été classé dans la non-affectation sous le nr. 48, comme sous-agent à l’administration des Postes de la Seine.

17-08-1914
Rappelé à l’activité en exécution du décret de mobilisation générale. A rejoint le 25e Bataillon de Chasseurs à Pied.

22-08-1914 au 25-08-1914
Le bataillon se porte vers le Nord pour prendre part à l'offensive générale des armées françaises. Il est engagé le 22 aout à Pierrepont, près de Longuyon. Là comme partout, on se heurte à des forces supérieures et on doit se replier.
Le surlendemain 24, une nouvelle attaque est ordonnée à Rouvruis-sur-Othain pour couvrir la retraite du 6e Corps d'Armée: la lutte est acharnée au Bois Deffoy et la violence du feu de l'ennemi empêche de relever beaucoup de blessés. L'ordre arrive enfin de battre en retraite.
Pertes : tués 25, blessés 286, disparus 246

25-09-1914 au 07-09-1914
La Meuse est franchie à Charny, au nord de Verdun, et le bataillon se reforme à Cumières où il reçoit le 30 aout du dépôt à Épernay ses premiers renforts.

Je suppose que Lefiot joint le front avec ce renfort en vue le décret de 17-08-1914 et le fait que le 25e BCP était partie complet. Il était immatriculé sous le nr. 0593
La retraite du 25e BCP continue par des combats d'arrière-garde d'abord près de Montfaucon, puis à Souilly-Saint-André, jusqu'à la Vaux-Marie.
Pertes : blessés 13, disparus 2

07-09-1914 au 10-09-1914
Le bataillon occupe la ferme et la gare de la Vaux-Marie. Pendant trois jours, il se cramponne à ses positions, en dépit des efforts désespérés de l'ennemi. La ferme est perdue dans la nuit du 9 au 10, mais l’ennemi doit l'évacuer à son tour.
Pertes: tués 3, blessés 97, disparus 23

12-09-1914 au 20-09-1914
L’ennemi se retraite sur tout le front après la bataille de la Marne, gagné par les français. Le 25e BCP commence la poursuite, on traverse Verdun et on retrouve enfin le 16 septembre les allemands en position au nord de Maucourt (12 kil. N.-O. de Verdun). On reste là aux avant-postes jusqu'au 21.
Le 17, 18 et 19 septembre le 25e BCP reste en réserve dans le Bois de Breuil.
Pertes : 3 blessés

21-09-1914 au 28-09-1914
Le bataillon est porté ensuite à Spada, où il reçoit le 22 septembre l'ordre de reprendre
Senonville et le Bois du Gilaumont. Le Bois de Gilaumont est pris aux combats à la baïonnette.
Après des alternatives de succès et d'échecs partiels, il fallut se replier légèrement, le 26 à Spada et à la Côte 269 et le 28 à Rouvrois-sur-Meuse où se fixait définitivement la défense. La guerre de tranchées et la vie de secteur étaient commencées.
Pertes : tués 17, blessés 198, disparus 64

28-09-1914 au 20-03-1915
L'ennemi lance à plusieurs reprises des reconnaissances offensives, cependant que le bataillon creuse ses premières tranchées.

Les 16 et 17 novembre, en liaison avec une attaque générale sur Saint-Mihiel, il a pour
objectifs la Côte 322 (3 kil. nord de Saint-Mihiel), puis la Côte Sainte-Marie. Le combat
est très dur. Les deux commandants de compagnie qui mènent l'assaut sont tués; on n'obtient au total aucun résultat.

La vie de secteur recommence, avec d'incessantes rencontres de patrouilles et de violents bombardements.
Pertes : tués 67, blessés 188, disparus 42

20-03-1915 au 26-03-1915
Le 25e BCP quitte le secteur de Rouvrois et se porte à Rupt-en-Woëvre, s'entrainant à des exercices d'attaques pendant que les officiers font des reconnaissances.
Le 26 mars le bataillon reçoit l’ordre de gagner la crête des Éparges et d’attaquer le point X de la position allemande.

27-03-1915 (voir carte)
À 4 heures le bataillon venant de Rupt, occupe les positions suivantes : Cies d’attaque 2e, 3e et 4e dans les abris du petit bois. 2 Cies du 54e RI dans les abris du 132e RI. Les Cies à la disposition de la brigade sur les pentes nord de croupe Montgirmont.
Le 132e RI occupe les tranchées de première ligne.
Des le lever du jour, les allemands commencent un bombardement systématique et violent de la tranchée O" O' H et la position du bois, occupé par les chasseurs. Des pertes sont éprouvées. Pendant les préparatifs, l'artillerie prépare l'attaque, tir en général trop court, sur la garnison de notre tranchées.



À 18 heures l'attaque se déclenche. À gauche les premiers chasseurs franchisant la tranchée sont tués à 1 mètre en avant de cette tranchée. Un moment d'hésitation chez les autres. La gauche de la 2e Cie ne peut déboucher de la crête intermédiaire situé entre
O" O' et S', arrêtée par les feux d'infanterie et de mitrailleuses ennemies et par les 75 françaises, qui tir trop court, bien que les fanions ne cessent de l'indiquer.
La section de droite a atteint la tranchée S' mais est mitraillée de flanc et elle rentre au boyau O' où elle est renforcée.
Le 54e RI débouche sans difficulté et s'arrête à I E. Les défendeurs sont tués et l'on y compte 150 cadavres y compris ceux faits par l'artillerie. Renforcé par des sections de chasseurs le 54e RI continue sur K E'
À 21 heures l'ennemi prononce une contre-attaque très violente sur toute la partie conquise (I E). Le terrain, complètement bouleversé rend de travail difficile. Les travailleurs ne peuvent tenir dans leur tranchée et doivent se replier.
La nuit continue très agitée dans une tiraillerie continuelle et un échange perpétuel de grenades. 3h 35 la 6e Cie reçoit l'ordre d'enlever X K.
En fin d'attaque l'avance faite est insignifiante.
Pertes : tués 58, blessés, 151 blessés et 58 disparus.

28-03-1914
Le 25e BCP reçoit à 19 heures l'ordre de se retirer sur Sommedieue.

29-03-1914 au 07-04-1915
Repos et cantonnement à Sommedieue, puis Dieue et Rupt.

07-04-1915 au 10-04-1915
L'ordre reçu d'abord de monter en ligne le 7 avril dans la journée ne peut être exécuté
en raison du barrage d'artillerie aussitôt déclenché par l'ennemi. De nombreux blessés
moururent enlisés dans la boue, dans cette boue qui, profonde d'un mètre par endroits, avançait dans les boyaux abrupts comme une coulée de lave en charriant des cadavres.
Le 8 avril, à 9 heures, le signal est donné. Malgré les obus et les mitrailleuses, sur ce sol
bouleversé et détrempé, d'un seul bond la crête est atteinte et largement dépassée. Toute la garnison des tranchées allemandes est tuée jusqu'au dernier homme. Une violente contre-attaque est rejetée dans la nuit. Le 9 avril, à 15 heures, une nouvelle attaque à la baïonnette permet le 25e BCP d'atteindre la crête militaire.
Pendant ces deux journées l'enlèvement des blessés légers a pu s'effectuer malgré de grandes difficultés. Les blessés graves ne sont enlevés qu'avec peine. Il faut plusieurs heures aux brancardiers pour parcourir un kilomètre.


Jour de décès

10/04/1915

(source JMO)
Toute la journée le bombardement continue, démolissant les tranchées que refont inlassablement les chausseurs malgré la fatigue qui se fait durement sentir et l'absence d'eau et de vivres.
Le 8e RI engage une nouvelle action sur X mais sans résultat
20h : Le commandant se rend par ordre de sa personne à la tête de sape 13 pour recevoir un bataillon du 301e RI qui doit le relever. Le terrain est toujours détrempé, la relève s'exécute avec une grande lenteur, elle n'est pas terminée à 3h30.

Les pertes du 25e BCP pendant les 4 jours, sont de 78 tués, 289 blessés et 107 disparus.

Auguste Lefiot est un des chasseurs, déclaré disparu ce 10 avril 1915 à la cote 346 aux Éparges. Il avait 27 ans.

Son décès était fixé à la date de 10 avril 1915 par jugement rendu le 24 décembre 1920, par le Tribunal de Paris et l'acte transcrit le 24 janvier 1921 à Choisy-le-Roi (Seine)


Citations

"Sous-officier énergique et brave. A trouvé une mort glorieuse, le 10 avril 1915, aux Éparges" (J.O. du 1 aout 1922)


Médailles

Croix de guerre avec étoile de bronze


Inhumation

Lieu d'inhumation pas trouvé


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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