Fiche matricule de recrutement

LECLERC Léonard

16/02/1878 - 28/06/1916

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Informations personnelles

Né le 16/02/1878 à Gacogne

Résidant à

Père : Leclerc François

Mère : Guilloux Marguerite

Profession : cultivateur

Résidence familiale : Gacogne


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxnoirs
Yeuxbruns
Frontcouvert
Nezfort
Visageallongé
Taille1.62 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule nr. 996, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1898

Inscrit sous le nr. 21 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 1e partie de la liste


Détail des services et mutations diverses

15-11-1899
Appelé à l’activité pour le 152e Régiment d’Infanterie. Arrivé au corps le dit jour et immatriculé sous le nr. 1952. Soldat 2e classe

20-09-1902
Envoyé dans la disponibilité de l’armée active. Certificat de bonne conduite « accordé »

01-11-1902
Passé dans la réserve de l’armée active.

01-05-1904
Leclerc résidant à Blanc-Mesnil chez Renault

06-03-1905
Leclerc a se marié avec MARC Philomène, né le 18 aout 1885. Elle habite à Domont, commune de Mhère.

21-08-1905 au 17-09-1905
1e période d’exercices au 85e Régiment d’Infanterie.

09-10-1906
Déménagé à St. Denis, 14 Rue Brise Échalas.

15-10-1908 au 31-10-1908
2e période d’exercices au 85e Régiment d’Infanterie.

07-09-1912
Déménagé à St. Denis, 20 Rue Brise Échalas.

03-08-1914
Rappelé à l’activité par suite de la mobilisation générale. Arrivé au corps aux armées au 61e Régiment d’Infanterie Territorial, 7e Cie non combattante.

05-08-1914 au 16-02-1915
Le J.M.O. du 61e RIT n’existe pas en général. On trouve que les J.M.O. des bataillons séparés. La 7e Cie de Leclerc fait partie du 2e bataillon du 61e RIT, mais le J.M.O. du 2e bataillon commence le 14 décembre 1914. Dans le J.M.O. du 1e bataillon on trouve que ce bataillon ensemble avec le 2e bataillon est parti de Cosne à Is-sur-Tille par chemin de fer où les deux bataillons sont mis à la disposition du Commandant d’Étapes de Gare Régulatrice.
Le 2e bataillon cantonne à Thil-Châtel.
Travaux sont installer un dépôt d’éclopés, assurer les escortes des trains de ravitaillement, la police des cantonnements et les escortes de prisonniers.
Le 11 octobre 1914 on trouve dans le J.M.O. du 1e bataillon que le 2e bataillon du 61e RIT cantonne à Creil.
Le 14 décembre 1914 le 7e Cie de Leclerc est encore à Creil, à la disposition du Commissaire Régulateur.
Mais ce n’est pas sûr que Leclerc soit encore à Creil, parce que le 25 novembre 1914 le 1e bataillon a envoyé au dépôt de Cosne 8 sergents, 16 caporaux et 300 hommes appartenant de plusieurs classes. Peut-être on a envoyé aussi un nombre des hommes du 2e bataillon au dépôt de Cosne, pour utiliser ces hommes comme renfort des troupes au front.

16-02-1915
Leclerc est passé au 21e Régiment d’Infanterie Coloniale au dépôt

27-02-1915
Désaffecté du 21e RIC et rejoint le 61e RIT au dépôt

20-06-1915 au 30-06-1915
Leclerc est parti aux armées, unité combattante 285e Régiment d’Infanterie, 5e bataillon 19e Cie.
Le 285e RI cantonne 5e bat. à Gavion, 6e bat. à Petit Sains.
Le J.M.O. du 285e RI note l’arrivé du renfort pour le régiment le 19 juin de 570 hommes.

30-06-1915 au 30-08-1915
Le 285e RI relève en première ligne dans le secteur d’Angres le 256e RI. Les cantonnements de brigade sont Bully-les-Mines et Petit Sains (4 jours) ; celui de réserve de division est Haillicourt (8 jours).
Le secteur est mal organisé et mal entretenu, mais s’est rapidement transformé qu’on y pouvait attendre une attaque. Les cantonnements de réserve sont bons, malgré les bombardements à Petit Sains et surtout à Bully-les-Mines. Le 30 aout le régiment est relevé par le 100e Régiment d’Infanterie Territorial.
Pertes dans ce période : 7 tués, 24 blessés

30-08-1915 au 22-09-1915
Le 285e RI est placé à Bruay en réserve de corps d’armée. Pour les hommes du 285e c’est la première fois depuis 13 mois, qu’on voit des magasins et des rues éclairées et des autos circulant phares allumés. Grace aux immenses bains-douches les totos sont exterminés. Les effets sont nettoyés, réparés, les armes remises en état.
Les hommes sont envoyés aux premières permissions.

22-09-1915 au 03-10-1915
Le 285e RI quitte Bruay et se dirige vers le sud, pour prendre part à l’attaque projetée le 25 septembre en Artois. Après cantonnements à Buneville et Noyelle-Vion il arrive à Mareuil le 27 septembre. Il reste là jusqu’au 3 octobre.

03-10-1915 au 15-12-1915
Le régiment relève aux tranchées de première ligne du « Labyrinthe » le 295e RI sous un bombardement violent.
Les tentatives faites pour progresser dans les boyaux et s’approcher de la « Tranchée des 300 mètres » restent infructueuses et ne donnent pas des résultats en regard des pertes subies : 11 tués et 21 blessés à la 21e Cie, pour progresser de 20 m dans un seul boyau.
Le 11 octobre une attaque de la 131e brigade ne réussit pas à déboucher des tranchées par suite d’un barrage violent d’artillerie et de mitrailleuses. Seuls les grenadiers du 285e réussissent à s’emparer d’un barrage à l’ouest du bastion C.
Le régiment demeure au « Labyrinthe » sous le régime de 4 jours en première ligne, 4 jours au Chemin-Creux, 4 jours aux tranchées de la Moissonneuse ou Maison Blanche et 4 jours en cantonnement à Habarcq, alternant avec les 256e et 295e RI.
Aux barrages les combats à la grenade sont fréquents ; au barrage 571 les grenadiers réussissent à dominer les allemands après avoir brulé plus de 1000 grenades.
Entre le 4 et 10 décembre te terrain fut tellement impraticable qu’une relève dura 6 jours. Dans cette époque ce fut lieu une sorte de « trêve de la boue » qui dura 6 jours. Allemands et Français sortirent de leurs tranchées et travaillèrent à rendre leurs trous occupables, sans s’occuper les uns des autres.
Dans ce période 3 hommes du 285e RI sont disparus et condamné à mort par contumace par un conseil de guerre spécial, pour abandon de poste devant l’ennemi.
Pertes dans ce période : 19 tués, 68 blessés et 3 disparus

15-12-1915 au 19-12-1915
Le régiment est cantonné : 5e bataillon à Habarcq, 6e bataillon au Hameau.

19-12-1915
Le 285e RI va occuper les cantonnements de Deniers, Blavaincourt et Lignereuil.

24-12-1915
La dissolution matérielle du 285e RI s’opère. Le 5e bataillon de Leclerc passe au 256e RI, le 6e bataillon au 295e RI, chacun avec une section de mitrailleuses.
Le 256e RI continue avec deux 5 e bataillons, nommé 5 e bataillon et 5 e bataillon bis, et un 6 e bataillon. Administrativement les hommes du 256e restent incorporés dans leurs régiments d’origine.

07-01-1916 au 28-02-1916
Le 58e Division est débarqué en gare de Bergues et le 256e RI cantonne à Looberghe et Brouckerque jusqu’au 14 février. Il se dirige le 15 février sur Killem, le 21 sur Eikhoeck et West-Vleteren. Du 24 au 28 février il prend possession du secteur de Steenstraate, sous les ordres du 36e Corps d’Armée.

28-02-1916 au 18-05-1916
Le 256e occupe successivement les tranchées d’Het-Sas, Steenstraate et Boesinghe en liaison avec les troupes belges et britanniques.
C’est une période dure. La première ligne est constituée par le talus ouest du canal de l’Yser, dont l’autre rive est occupée par l’ennemi. Het Sas c’est le nom d’une écluse dans le canal. Les hommes doivent rester sans abri et sans feu, piétinant dans l’eau glacée.
Chaque jour, des minens ennemis de gros calibre bouleversent complètement les positions et soulèvent les gerbes énormes d’eau et de vase.
Les secondes lignes ne sont guère plus confortables, ni plus sures. Dans cette plaine aucun abri sérieux, aucun défilement. Toute circulation doit se faire de nuit sur des pistes battues par l’artillerie ennemie. Les hommes améliorent les positions créent des boyaux, des abris légers, posent des défenses accessoires et réparent les tranchées bouleversées.
Chaque manifestation d’activité de l’ennemi amène une réaction par la mousquèterie, l’artillerie et les engins de tranchée.
Le 18 mai la division et le 256e RI quitte le secteur de Steenstraate.
Pertes dans ce période :
Pour toute la 58e division j’ai compté 124 tués et 393 blessés, pas spécifié par régiment.
Pour le 256e Régiment d’Infanterie je comte 21 tués et 60 blessés.

25-05-1916
Par ordre de Général Commandant en Chef de 17 mai 1916 le 5e bataillon du 285e RI, rattaché au 256e RI est versé au 256e RI par voie de changement de corps ; il y prendra le nr. 4, compagnies 13 à 16
Leclerc est incorporé dans le 256e RI, 4e bat. 16e Cie et immatriculé sous le nr. 4102b

27-05-1916 au 13-06-1916
Après quelques jours de repos dans la région de Rexpoëde le 256e RI, dans la nuit du 27 au 28 mai, est enlevé par chemin de fer en gare d’Esquelbecq et débarquait le 29 mai à Breteuil (Oise). De là il se rendait à Hardivillers et effectuait au Camp de Crèvecœur une période d’instruction.

13-06-1916
Les régiments du 58e Division sont encore une fois réorganisés. Les bataillons des régiments (256 RI, 281 RI et 295 RI) sont formés à 3 compagnies.
Il est constitué un dépôt divisionnaire comprenant qui est formé par les 16e, 20e et 24e compagnies des trois régiments.
Il comprend 10 officiers et 452 hommes du 4e bataillon, 16e Cie du 256e RI.
Le dépôt divisionnaire cantonne à Broyes (Oise)

La 58e division va occuper le secteur de Broyes devant Méharicourt, Maucourt et Rouvroy. Le secteur est devisé en 2 zones : zone avant et zone arrière. Zone avant – Zone arrière séparée par la ligne Vrely, Warvillers, Folies.

La zone avant est devisé en trois sous-secteurs : Nord, Centre et Sud, qui sont aussi appelés sous-secteurs A, B et C. Chaque sous secteur est devisé en 2 segments, donc s/s A = segments I et II, s/s B = segments III et IV, s/s C = segments V et VI (voir carte)


Secteur de Royes



La 58e division, partie du 30e Corps d’Armée et la Xe Armée se prépare dans ce secteur pour la Bataille de la Somme, qui se déclenchera le 1 juillet 1916.
La 58e division n’a aucun part de la bataille de la Somme, mais le but de la division est de faire des fausses attaques avec artillerie, émissions de gaz toxiques, coup de mains et feux de mitrailleuses, pour fixer les réserves allemands sur le secteur.

17-06-1916
Le dépôt divisionnaire se porte de Broyes sur Hangest-en-Santerre (Somme)

20-06-1916
La zone avant est occupée par les 3 régiments de la division, chacun avec un bataillon dans chaque segment et un bataillon en réserve. Le 256e RI occupe la Zone Nord (A) avec les segments I et II

23-06-1916
3 compagnies du dépôt divisionnaire sont mises en réserve de la division à la zone arrière à Beaufort-en-Santerre.

24-06-1916
6 compagnies du dépôt divisionnaire entrent le sous-secteur A, dont 3 compagnies en zone avant en 1e ligne et 3 compagnies sur la ligne intermédiaire.

25-06-1916
Les 3 compagnies du dépôt divisionnaire en réserve à Beaufort viennent stationner à
Le Quesnel.

27-06-1916
L’ennemi bombarde dans la matinée Méharicourt par obus de 150 et de 88, dans l’après midi les segments I et VI par 105 et 150, Méharicourt, le bois de Maucourt et le segment III par 77 et 88


Jour de décès

28/06/1916

Au petit jour, les Allemands envoient sur les tranchées dans le s/s A une grande quantité de grenades à fusil dont une tue le sous Lieutenant Collinet, un sous Officier, un caporal et blesse très grièvement un homme de la 22e Cie du 256e RI.
Les pertes ce jour du 256e RI sont de 6 tués et 10 blessés.

C’est impossible de reconstruire que Leclerc soit compté aux pertes du 256e RI et il est blessé à la 1e ligne, puis porté en zone arrière sur Beaufort-en-Santerre, ou il était déjà en réserve du DD à Beaufort.

Ce jour Léonard Leclerc est décédé à 17 heures des suites de blessures de guerre.
Il avait 38 ans.


Citations

« Brave soldat mort pour la France des suites des ses glorieuses blessures »


Médailles

Croix de guerre, étoile de bronze
Médaille militaire
Médaille de la Victoire
Médaille Commémorative Française


Inhumation

Après son décès Leclerc était enterré au cimetière de Beaufort.

Après la guerre il était inhumé :
80 Somme
Commune d’Albert
Nécropole Nationale
Tombe 1597 bis.


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

- source carte du secteur: SGA­MdH (archives SHDGR GR 26 N 381 001 0089 T 62e DI)
- source photo inhumation : Christian Flammant

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