Fiche matricule de recrutement

LEBLANC Georges-René

03/03/1889 - 14/10/1916

Accès rapide aux sections Informations personnelles | Signalement | Recrutement | Services et mutations | Jour de décès | Citations | Médailles | Inhumation | Retour

Informations personnelles

Né le 03/03/1889 à Paris 8e

Résidant à Paris 10e, 11 Rue Civiale

Père : Edine Leblanc

Mère : Marie Coppin

Profession : Facteur télégraphiste

Résidence familiale : résidant à la même adresse


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxchâtains
Yeuxmarrons
Frontdécouvert
Nezmoyen
Visageovale
Taille1.74

Recrutement

Fiche matricule nr. 146, Paris 1e Bureau. Classe de mobilisation 1909

Inscrit sous le nr. 155 de la liste du 10e Arrondissement Paris

Classé dans la 1e partie de la liste en 1910


Détail des services et mutations diverses

01-10-1910
Incorporé au 4e Régiment de Cuirassiers à Cambrai. Arrivé au corps le dit jour. Cuirassier de 2e classe. Immatriculé sous le nr. 9821

29-09-1912
Envoyé en congé en attendant son passage de la réserve de l'armée active. Certificat de bonne conduite "Accordé"

05-05-1913 au 16-03-1914
Classé dans la non-affectation comme employé de l'Administration des Postes de la Seine.

17-03-1914 au 09-04-1916
Affecté au 2e Régiment de Cuirassiers en sursis d'appel à la mobilisation en qualité de Gardien de la Paix.
Déménagé le 30-03-1914 à Paris, 7 Boulevard du Valois, 4e Arrondissement

18-04-1914
Marié à Clichy (Seine) avec Claire Trotzier

09-04-1916
Affecté au 102e Régiment d'Infanterie par Décision Ministérielle.
Immatriculé sous le nr. 02767

15-04-1916
Rappelé à l'activité. Resté au dépôt.

17-04-1916
Nommé caporal

16-05-1916
Parti pour le front.
Actuellement George Leblanc est affecté au 302e Régiment d'Infanterie, 5e bataillon.
Ce régiment, réserve du 102e RI, occupe le front aux Éparges et est désigné pour être supprimé à la date du 1 juin 1916. Ca indique que le 5e bataillon du 302e RI doit passer au 311e RI pour porter ce régiment à 3 bataillons

01-06-1916
Dissolution du 302e Régiment d'Infanterie.

04-06-1916
Passé au 311e Régiment d'Infanterie, 4e bataillon. Immatriculé sous le nr. 05134.
La date du passage est administrativement. En réel le 4e bataillon du 311e RI s'embarque déjà le 2 juin 1916 à 21.20h à la gare de Jarville, près de Nancy, pour arriver le 3 juin à Bérigny d’où il gagne Laimont où il cantonne trois jours.

06-06-1916 au 12-06-1916
Départ en camions pour Julvécourt dans la Meuse et le 12, le 311e RI va prendre position au Mort-Homme.

15-06-1916 au 18-06-1916
Après une préparation d'artillerie de 12h à 16h, l'attaque se déclenche sur les tranchées Gilbert et Molina (voir carte). En deux vagues ces tranchées sont atteintes et prises. 226 prisonniers son faits.
À 16h30 l'artillerie allemande ouvre un tir de barrage d'une violence extrême sur le centre et surtout sur la gauche de la ligne d'attaque. Les pertes en hommes et officiers sont lourdes. L'ennemi lance une contrattaque sans succès. Les tranchées conquises sont entièrement conservées.

Le 16 juin le régiment occupe les tranchées Gilbert et Molina comme ligne avancée avec 3 compagnies et 3 sections de mitrailleuses, 4 compagnies à la première ligne, ligne 1bis, et 2 compagnies de soutien dans la ligne des ouvrages. Le bombardement est réciproque et violent.
Le 17 juin le bombardement ennemi par gros calibres devient d'une extrême violence sur les tranchées de 2e ligne. De 13h à 18h les compagnies de réserve subissent de très fortes pertes.
Dans la nuit de 17 au 18 le 311 est relevé par le 341e RI sans incidents, malgré de très violents tirs de barrage.

18-06-1916 au 22-06-1916
Le 311e RI arrive à Julvécourt à 16h après avoir une grande halte à la lisière sud du Bois de Sivry au nord de Blercourt.
Séjour à Julvécourt et réorganisation des unités du régiment par égalisation des effectifs des diverses unités.

23-06-1916 au 26-06-1916
Le 311e RI relève le 302e RI au Mort Homme. Le bombardement ennemi continue sur les 1e et 2e lignes. Le 25 juin l'ennemi lance une attaque sur les petites postes et tranchée de Boivin et Sonnais, occupée par unités du 341e RI. Ces unités sont obligées de se retirer un cinquante mètres, mais contrattaquent la tranchée Boivin et prend la partie ouest de cette tranchée.

26-06-1916
À 3h dans la nuit les 341e RI et 311e RI attaquent les tranchées Sonnois et Boivin après un tir de barrage Français. Ils sont immédiatement accueillis par des coups de fusil et de mitrailleuses. Les unités sont obligés de ralentir son mouvement. Ils progressent néanmoins et arrivent presque sur la tranchée Boivin. Les grenadiers lancent leurs engins, mais sont décimés par le tir violent des mitrailleuses.
L'attaque échoue, causé par le violent barrage allemande sur le boyau Avenue 4 qui était le seul accès vers la e ligne et la mauvaise préparation de l'artillerie Française qui a déclenché son tir de barrage à 0h20, croyant l'attaque à 0h30.
Relève du 311e RI dans la nuit de 29 au 30 juin en raison de fatigue des unités de 1e ligne.

Attaques sur le Mort Homme le 15 et 25 juin 1916



Pertes du régiment au Mort Homme:
Tués 121, blessés 462, disparus 344

02-07-1916 au 22-07-1916
Repos pour le 311e RI à Triaucourt et Rosières-devant-Bar.
Pendant ce période le 311e RI est réorganisé et formé à 3 bataillons à 3 compagnies. Les 16e, 20e et 24e compagnies vont formée le dépôt divisionnaire du 65e DI.
Reprise de l'instruction des troupes.

21-07-1916 au 24-07-1916
Le 311e RI retourne à Julvécourt et aux Clairs-Chênes N du Blercourt.

25-07-1917 au 31-07-1916
Le régiment relève le 339e RI au Mort Homme. Il occupe les 1e et 2e lignes avec la 17e Cie en réserve à Fromereville.
Pertes: tués 5, blessés 20

31-07-1916 au 05-08-1916
Après relève le régiment cantonne à Jouy-en-Argonne et Clairs-Chênes.

06-08-1916 au 11-08-1916
Le 311e RI relève le 341e RI dans le sous-secteur de droite de la 129e brigade. Occupation: 5e bataillon tranchée de gauche, 4e bataillon tranchée de droite. 6e bataillon à Fromereville, Bois Bourrus et aux ouvrages Laborderie.
Pertes: tués 6, blessés 27

12-08-1916 au 17-08-1916
Relève du régiment par le 341e RI. Après relève le 311e RI cantonne à Jouy-en-Argonne et aux Clairs-Chênes.

17-08-1916 au 24-08-1916
Séjour en avant-postes.
Pertes tués 5, blessés 20

24-08-1916 au 28-08-1916
Après relève le régiment cantonne à Jouy-en-Argonne et le 5e bataillon par ordre particulier du Cdt Général à Sivry-la-Perche.

28-08-1916 au 22-09-1916
Le 311e RI est désigné pour tenir garnison dans le sous-secteur dit du "Bec". La tranche du "Bec" est délimitée à l'est par le Ravin de la Hayette et Ouvrage du Confluent et à ouest par la ligne Boyau Farnier, tranchée Guinard, Moulin d'Esnes, patte d'Oie à Vignéville et Béthelainville.
Les bataillons travaillent 6 jours aux 1e et 2e lignes, avec toujours un bataillon en repos à Jouy ou Sivry.
Pertes: tués 16, blessés 57

22-09-1916
Leblanc est passé au 313e Régiment d'Infanterie. Immatriculé sous le nr. 6123bis. Rattaché à la 22e compagnie, 6e bataillon.
Le 313e RI fait partie de la 9e Division, 18e Brigade d'Infanterie et cantonne à ce jour à Trois Fontaines et alentours. La 22e compagnie cantonne à Ferme Bruant.

02-10-1916
2 bataillons du 313e RI s'embarquent à Trois Fontaines à 8h en autos-camions pour être transportés à "Moulin Brulé" (2 km au N.E. de Nixéville) où ils sont mis à la disposition de Général Commandant le Groupement DE, comme bataillons de travailleurs.

03-10-1916 au 14-10-1916
Moulin Brulé est le point d’arrivée de la Voie Sacrée en 1916. C’est ici que les camions déposaient les soldats et le matériel. C’est ici aussi, que les camions récupéraient les soldats quittant le front, et les ambulanciers les blessés.
Moulin Brulé était en effet le point externe de la Voie Sacrée hors d’atteinte des canons allemands.
Les derniers 8 kilomètres reliant Moulin Brulé (commune de Nixéville) à Verdun était en effet « sous le feu du canon ».
Après avoir quitté les camions, les « poilus » montaient sur le champ de bataille de Verdun à pied.
Les 2 bataillons du 313e RI travaillent dans le secteur de Marceau près de Fleury devant Douaumont.
Les bataillons de travailleurs préparent le terrain pour la grande offensive prévue par le général Mangin pour fin octobre. Les préparatifs comprennent la liaison téléphonique avec les 1e lignes par câbles enterrés, l'approfondissement des tranchées et leur transformation en parallèles de départ, la création d'abris et de P.C.
Partout, la pioche s'enfonce dans les cadavres, les travailleurs se mettent des gousses d'ail dans les narines pour échapper à l'odeur épouvantable.

14-10-1916
George Leblanc est blessé grièvement. Un éclat d'obus a amputé ses deux jambes. Il est transporté à l'ambulance 1/55 à Verdun.


Jour de décès

14/10/1916

À 23 heures George Leblanc succombe de ses blessures à l'ambulance 1/55 à Verdun.
Il avait 27 ans


Citations

Néant


Médailles

Médaille Militaire


Inhumation

Le corps de George Leblanc est restitué à la famille et inhumé le 12 juin 1922 au cimetière communal de Mhère.


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

- archives SHDGR GR 26 N 747 003 0012 T

Retour