Fiche matricule de recrutement

GAUTHEREAU Paul

19/07/1893 - 23/03/1917

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Informations personnelles

Né le 19/07/1893 à Mhère

Résidant à Mhère (Domont)

Père : Gauthereau François

Mère : Tissier Marie Louise

Profession : cultivateur

Résidence familiale : Domont


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxnoirs
Yeuxgris bleus
Frontbombé
Nezmoyen
Visageovale
Taille1.70 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule nr. 439 Bureau de Cosne. Classe de 1913

Inscrit sous le nr. 43 de la liste Cantonale de Corbigny

Classé dans la 5e partie de la liste en 1913 : « Faiblesse »

Maintenu ajourné en 1913 par la commission de reforme de Cosne, classé dans la 5e partie de la liste en 1914 : « Faiblesse »

1er conseil de révision maintenu ajourné en 1914 par la commission de reforme de Cosne. Classé dans la 5e partie de la liste en 1914 : « Faiblesse »

2e conseil de révision classé dans la 1e partie de la liste en 1915 : « Bon »


Détail des services et mutations diverses

09-09-1915
Incorporé au 109e Régiment d’Infanterie.

10-09-1915
Arrivé au corps. Matriculé sous le nr. 12429. Soldat 2e classe.
Probablement Gauthereau reçoit ses instructions militaires au dépôt du 109e RI à Chaumont (Haute-Marne) du 10-09-1915 au 21-01-1916

21-01-1916
Le 109e RI reçoit un renfort du dépôt de Chaumont à l’effectif d’un officier et 67 hommes.
Le régiment cantonne à Humerœuille, Blangy-sur-Ternoise et Eclimeux, attendant les mouvements et actions des allemands. Dans ce période on fait des exercices et manœuvres.

02-02-1916 au 01-03-1916
Le régiment se porte dans ses cantonnements à Domvast, Gapennes et Marcheville. (Somme) Continuations des exercices et manœuvres avec troupes du Corps d’Armée au Camp de Riquier. Le Général Pétain dirige la critique.

01-03-1916
Après quelques cantonnements, le 109e RI fait mouvement dans la direction générale de Verdun

04-03-1916
Le régiment va cantonner à la caserne Bevaux au S.E. de Verdun. À la nuit il relève à l’est du fort de Douaumont le 1e Régiment mixte de Tirailleurs et de Zouaves.

07-03-1916
Pour le 109e RI la bataille de Verdun est partie. Dès 6h l’ennemi commence un bombardement d’une intensité croissante qui devient extrêmement violent à partir de midi. La première ligne souffre peu. Le bombardement cesse entre 18 et 19h. Dans la soirée les 9e, 10e et 11e Cie relèvent les 1e, 2e et 3e Cie en 1e ligne. La 12e Cie vient occuper une tranchée de soutien, 250 m arrière la 1e ligne.
Pertes : tués 20, blessés 62.

08-03-1916
Après une nuit calme, vers 6h le matin l’ennemi reprend le bombardement dont la violence augmente sans cesse et devient d’une extrême intensité à partir de 9h. Entre 11h et 11h30 l’infanterie allemande déclenche son attaque sur tout le front du 109 e RI avec jets de liquides enflammés sur les 9 e et 10 e Cies. Les tranchées sont par suite envahies par le liquide enflammée ce qui amène un moment de désordre dans la 2 Cies précitées et dans la 4e Cie de droite du groupement Hucker
À midi les défenses sont réorganisées et le 109e RI possède une ligne de défense continue devant laquelle l’attaque de l’ennemi ne peut pas progresser. Entre midi et 13h 3 Cies du 1e bataillon se portent à la contre attaque qui n’arrive pas à reprendre la tranchée perdue.
Pendant le reste de la journée il y a seulement échange de coups de fusils de patrouilles à patrouilles et continuation du bombardement dont la violence van en décroissant pour cesser complètement vers 19h.



Ligne rouge : ligne occupée dès le 4 mars
Ligne noir : ligne occupée à partir de 16 mars
Le bleu indique le terrain perdu le 8 mars

Pertes de cette journée :
Officiers : 5 tués, 16 blessés, 10 disparus
Hommes : 53 tués, 214 blessés, 511 disparus

10-03-1916
Nuit et matinée calmes. Vers 14h le bombardement reprend avec beaucoup d’intensité et dure jusqu'à 18h. En ce moment l’ennemi déclenche une attaque d’infanterie assez vigoureuse mais qui échoue complètement devant le feu de notre infanterie et de nos mitrailleuses.
Pertes : 9 tués, 48 blessés

11-03-1916
Relève du régiment et repos à Haudainville.

12-03-1916
Les pertes du 109e RI s’élèvent pour ces dernières journées à 956 hommes et 28 officiers dès le 4 mars 1916. Néanmoins le régiment doit être prêt à occuper un secteur d’un moment à l’autre. Le commandant du régiment décide, au point de vue tactique de se former le 109e RI à 2 bataillons.

16-03-1916
Le régiment remonte à la 1e ligne

18-03-1916
Dès 6h un violent bombardement sur les lignes des 109e et 140e RI. À midi une vigoureuse attaque d’infanterie avec jets de liquides enflammées. Cette attaque échoue sous le feu violent de notre infanterie. À 12h30 une deuxième attaque qui est arrêté par notre feu dès sa sortie des tranchées. La reste de la journée un bombardement intermittent. Un obus de gros calibre tombe sur le poste de secours du régiment au Fort de Souville a blessé mortellement le médecin major Chef de service et le médecin-aide major.
Pertes : 30 tués, 97 blessés.

19-03-1916 au 21-03-1916
Même emplacements. Toute la nuit bombardement intermittent mais pas très violent. le 20 mars, sans incident, un bataillon du 109e RI est relevé par un bataillon du 237e RI avec 2 Cies de mitrailleuses. Ses effectifs sont fortement supérieurs à ceux du 109e RI. Après le relèvement le régiment va bivaquer dans les prairies entre la caserne Bevaux et le canal latéral de la Meuse.
Pertes les 19 et 20 mars :
Tués 4 officiers et 11 hommes ; 30 hommes blessés.

21-03-1916 au 06-04-1916
Le 109e RI cantonne à Bazincourt, Montplonne et Lavincourt (Meuse) et consiste encore de 2 bataillons. On attend l’arrivée des renforts. Le 25 le régiment reçoit un renfort d’un officier et 214 hommes. Le 26 un renfort d’un officier et 408 hommes. Le 3e bataillon est reconstitué.
Le 27 on reçoit un renfort de 200 hommes. Ce période est utilisé pour l’instruction, repos et réorganisation du régiment.

06-04-1916 au 11-06-1916
Le 109e RI fait mouvement sur un autre théâtre d’opérations. Il débarque à St. Hilaire-du-Temple (Marne) où le régiment cantonne.
Arrivée d’un renfort de 26 officiers et 64 hommes le 15 et 16 avril.
Le 21 avril le régiment cantonne à Somme-Suippes et monte dans le secteur de Tahure.
Le secteur est calme, mais les premières lignes sont très proches de l'ennemi et exposées aux grenades et aux torpilles. Des grondements
sourds entendus la nuit font croire à l'existence de mines qui rendent la situation inquiétante.

11-06-1916 au 10-09-1916
Gauthereau est passé au 151e Régiment d’Infanterie. Il arrive là, le
12 juin avec 53 hommes du 21e RI, 49 hommes du 152e RI et 39 hommes du 109e RI. Gauthereau est immatriculé sous le nr. 16985 et affecté à la 11e compagnie (3e bataillon)
Le régiment cantonne à Laneuveville-au-Bois, Emberménil et le 3e bataillon est en réserve à la cote 274.
C’est un front calme avec fussilades, patrouilles, travaux aux tranchées, sapes et boyaux. Et les tirs d’artillerie quotidiens. Dans ce période il y a peu de pertes.
Le régiment fait des mouvements et utilise ce période pour l’instruction, surtout l’instruction pratiques d’attaques de tranchées.

20-09-1916
Le 151e RI est transporté en camions à Maricourt. À la nuit il monte en ligne dans le secteur face au village de Rancourt. Toutes les unités s’emploient à l’organisation des tranchées en vue de l’attaque de Rancourt et des tranchées d’occupation, sous un bombardement violent.
Pertes : 17 tués, 86 blessés

25-09-1916
Attaque sur Rancourt et le régiment succède d’occuper le cimetière et la sortie Sud de Rancourt. La sortie sud-ouest de Rancourt est tenue par la 11e Cie de Gautherau avec un canon de 37 et un peloton de la Compagnie Mitrailleuses nr. 3. Au Nord de Rancourt 2 Cies sont pris par un feu de barrage d’artillerie allemande et les coups de 75 d’artillerie française trop courts. Dans la nuit l’ordre est donné au bataillons de remettre de l’ordre dans les unités et de se retrancher sur place. La défense de Rancourt fut organisée.
Pertes : 47 tués, 323 blessés, 21 disparus.

26-09-1916
Attaque sur la lisière du Bois St. Pierre Vaast avec objectif d’établir une ligne d’occupation entre Arbre Signal et point 1566 (voir carte)
Pertes : 32 tués, 135 blessés, 11 disparus

27-09-1916
Continuation d’attaque de faire tomber toute la lisière du Bois St. Pierre Vaast et de pénétrer dans l’intérieur du bois à une certaine distance. Malgré une préparation d’artillerie très forte, les mitrailleuses de la cote 148 ne furent pas assez atteintes pour permettre la réalisation du but indiqué.
Pertes : 18 tués, blessés 89, 11 disparus

29-09-1916
Le régiment est transporté par camion auto au repos au Camp nr. 12 (Bois des Célestins) Il reçoit des renforts du dépôt et d’autre régiments.

17-10-1916 au 23-10-1916
Le 151e rentre dans le secteur de Rancourt en première ligne avec la limite à gauche le carrefour de la Route de Béthune et à droit le point 1566. Les unités s’emploient à l’organisation complète du secteur défensif. Une ligne de doublement est créé en arrière de la 1e ligne et le fil de fer est posé. Pendant ce période les allemands montrent une nervosité et reprisent de violents tirs de barrage, aussi avec obus suffocants. En même temps le 151e et 162e RI attaquent la tranchée de Reuss.
Pertes : 3 tués, 24 blessés

23-10-1916
Attaque sur la tranchée de Reuss. l’Heure H est 15h. être prêt à partir de 14h30. La 6e Cie est arrêtée par des feus de mitrailleuses et la 5e Cie, prise sous un feu violent d’artillerie ne peut déboucher et est immobilisé sous les tirs de barrage. À la tombe de la nuit et avec l’aide du génie la 6e Cie a fait une tranchée sur sa position d’arrêt sur un front de 50 m.
Pendant toute la nuit l’artillerie allemande canonne violemment les travailleurs qui organisent le terrain où se sont accrochés les éléments du 6e Cie.
Pertes : 12 tués, 16 blessés

24-10-1916 et 25-10-1916
L’artillerie française bombarde avec précision les tranchées Forestière, St. Vaast et de Reuss. l’ennemi réagit violemment en bombardant notre 1 e ligne

26-10-1916
Une attaque du nouveau sur la tranchée de Reuss par le 3e bataillon et autre unités de deux cotés, sur les points A et B et d’établir rapidement 2 barrages en point V et E pour arrêter tout contre attaque allemande dans les tranchées St. Vaast et Forestière, puis de se diriger vers le point P dans la direction du point D (corne Nord-ouest du Bois St. Pierre Vaast – 1472)



L’attaque se compose de beaucoup de grenadiers et grenadiers spéciaux, avec appareils Schildt en lances fusées.
L’attaque commence à 5h45 mais la défense allemande réagit violente avec mitrailleuses. Les unités n’atteignent pas leurs objectifs pour différent raisons, dont l’artillerie française insuffisante. Vers 10h30 la progression n’était plus possible. L’attaque est arrêtée.
Pertes : 5 tués, 25 blessés.

28-10-1916 au 13-11-1916
Après une attaque de surprise sans succès sur le Bois St. Pierre Vaast les unités du 151e RI restent sur place dans les tranchées sous un bombardement violent d’artillerie ennemie. Ainsi les allemands sont bombardés par l’artillerie Française et de grenades à fusil. La situation reste inchangée.

13-11-1916 au 30-11-1916
Le régiment est embarqué en chemin de fer à Gaucourt et est débarqué à Épernay le 14 ou il cantonne enfin à Le Baizil et Mareuil-en-Brie.
Reprise de l’instruction, d’après un tableau de travail fixé par le colonel. Le matin exercice des spécialités, le soir exercice principal. Le 151e RI reçoit ses renforts et change de la 42e Division à la nouvelle 165e Division d’Infanterie.

05-12-1916 au 28-02-1917
Le 151e RI occupe la 1e et 2e ligne dans le secteur Cholera-Miette. Continuation des travaux. Approfondissement des boyaux et tranchées.
Reprise de l’instruction, Exercice d’attaque du régiment. Les dimanches sont pour un repos complet avec concert, jeux et séances récréatives.

01-03-1917
Le 151e RI va relever les troupes occupant le secteur Choléra - Berry-au-Bac et fait mouvement à nouveau pour se rapprocher du front.

02-03-1917 au 15-03-1917
La 11e Cie de Gauthereau relève la 5e Cie du 131e RI en 1e ligne à Tarbes, quartier de Choléra. Le secteur est calme. L’artillerie Allemande bombarde les passerelles sur l’Aisne et le canal. Travaux d’entretien des tranchées et boyaux dans la nuit. Chaque jour les allemands bombardent les secteurs de travaux avec obus de 77, 105, 150 et 210 et cherchent visiblement à les détruire.
Le 9 mars le 3e bataillon est relevé et va cantonner à Cormicy.

15-03-1917 au 23-03-1917
Dans la nuit le 3e bataillon et la 3e Cie relèvent sans incident le bataillon de droite du 162e RI dans le quartier de Sapigneul. Présent au quartier de Sapigneul sont les 3e, 9e, 10e et 11e Cie.
Le 19 mars vers 21 h l’ennemi bombarde le P.C. Marine avec des obus à gaz. Toutes les unités s’emploient au nettoyage et l’assèchement des boyaux inondés par les eaux.


Tranchées sapigneul


Jour de décès

23/03/1917

Ce jour Gauthereau est blessé au quartier de Sapigneul, commune de Cormicy. Plaies cuisses et jambes par éclats de grenade. Il est transporté à l’Ambulance 15/3 à Jonchery-sur-Vesle, ou il a décédé à 15 heures. Il avait 23 ans.


Citations

Néant


Médailles

Croix de guerre étoile en bronze JO 27-06-1921


Inhumation

51 Marne
Commune de Cormicy
Nécropole Nationale « La Maison Bleue »
Tombe 3957


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

- 08-03-1916 109 douamont
- archives SHDGR GR 26 N 697 010 0038 T

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