Fiche matricule de recrutement

JOURDES Pierre

22/10/1885 - 12/09/1916

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Informations personnelles

Né le 22/10/1885 à Mhère

Résidant à Jeaux

Père : Jourdes Philibert

Mère : Petit Jeanne

Profession : cultivateur

Résidence familiale : Jeaux


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxnoirs
Yeuxgris
Frontdécouvert
Nezgros
Visageovale
Taille1.58

Recrutement

Fiche matricule nr. 1064, Bureau de Cosne. Classe de mobilisation 1905

Inscrit sous le nr. 92 de la liste cantonale de Corbigny

Classé dans la 5e partie de la liste en 1906

Classé dans la 1e partie de la liste en 1907


Détail des services et mutations diverses

07-10-1907
Appelé à l’activité pour le 29e Régiment d’Infanterie. Arrivé au corps le dit jour, soldat 2e classe, immatriculé sous le nr. 7067

25-09-1909
Passé dans la disponibilité. Certificat de bonne conduite « accordé »

01-10-1909
Passé dans la réserve de l’armée active

06-03-1910
Jourdes résidant à Livry, Brie et Robert

06-08-1911
Jourdes résidant à Montereau

15-02-1913
Passé au Régiment de Nevers (13e RI) d’ordre de M. le Général Commandant le 8e Corps d’Armée en date 28-12-1912

04-08-1914
Rappelé à l’activité par suite de mobilisation générale. Arrivé au Corps le dit jour.

05-08-1914 au 15-08-1914
Dans la nuit, le 13e RI s'embarquait en gare de Nevers, pour se diriger vers la Lorraine ou il devait prendre part aux opérations offensives de la Ie armée. Le trajet par voie ferrée s'effectuait au milieu de l'allégresse générale; sur tout le parcours, comme à Nevers au moment du départ, les populations accourues aux gares, aux passages à niveau,
acclamaient les combattants s'en allant au front et leur jetaient des fleurs.
Débarqué à Châtel-Nomexy, le régiment gagne les bords de la Meurthe et prend pied dans le foret de Mondon. Le 14 aout, il reçoit le baptême du feu et livre son premier combat qui pou lui est une victoire. Les avant postes ennemis établis sur les hauteurs de Saint-Martin, dans les bois des Haies d'Albe et dans le bois des Prêtres, sont bousculés.

15-08-1914 au 20-08-1914
La frontière de la Lorraine annexée est franchie. L'ennemi se dérobe sur tout le front et sa retraite le conduit au delà du canal de la Marne au Rhin. Le 18 aout, le régiment s'assure des ponts de Hertzing et de Heming. La 16e Division à l'ordre d'attaquer la ligne de hauteur de la rive droite de la Sarre, sur lesquelles l'ennemi a construit de longue date des tranchées renforcées de solides réseaux de fil de fer.

20-08-1914
La bataille de Sarrebourg. Les trois bataillons du régiment vont opérer séparément.
Ni le 1e bataillon, ni le 2e bataillon bataillon, dans leur secteur d'attaque, ne réussissent à franchir la Sarre et ils sont contraints tous deux à la retraite. Le 3e bataillon, réserve de division, protège avec abnégation le repli des troupes de la Division au sud du canal de la Marne au Rhin.

21-08-1914 au 12-09-1914
La bataille de Sarrebourg est perdue. Mais il faut limiter l'insuccès. La consigne est de défendre le terrain opiniâtrement. C'est pour retarder la marche de l'ennemi que le 3e bataillon livre, le 22 aout, le combat du bis de Grandseille. Mais le 8e C.A. tout entier a reçu l'ordre de se porter en arrière pour se refaire et se reconstituer, c'est ainsi que, le 24 aout, le régiment cantonne à Faucon court. Le lendemain, à la suite de nouveaux ordres lui prescrivant de reprendre la marche en avant, la 16e Division attaque sans succès en direction de Mattexey. Le 3e bataillon sort très éprouvé de ce combat.
Le 26 aout, la 32e brigade prend sa revanche: le 13e RI parvient à refouler hors de Clézentaine l'ennemi qui y était entré en force. La poursuite de l'adversaire continue le 27 aout jusqu'à la Mortagne. En première ligne le régiment tient le bois des Aulnes et le bois du Feing, face à Saint Pierremont, occupé par l'ennemi.
Le 12 septembre, l'adversaire ayant entamé un mouvement de retraite devant le front de l'armée, le 13e RI, avant-garde de la Division, se porte devant la Meurthe qu'il atteint à
Glonville; mais la poursuite au delà de la Meurthe est interrompue.
Les pertes du 13e RI ne sont pas connues, dans ce période de presque 3 semaines. Le JMO du 13e RI n’existe pas.
J’ai compté les noms sur les monuments des morts, pour les décès des hommes du 13e RI et j’ai trouvé 137 tués qui sont connus.

12-09-1914 au 23-09-1914
Le 13e RI a reçu la mission de barrer la route de Spada au nord-ouest de Saint-Mihiel, en
s'établissant à Vigneulles-les-Hattonchatel face à la Woëvre, mission de courte durée, puisque le régiment est embarqué bientôt à Lérouville à destination de Sainte-Menehould. Il séjournera dans cette région jusqu'au 23 septembre, le 8e C.A. étant en réserve à la disposition du généralissime. Mais l'ennemi s'est emparé de Saint-Mihiel;
il faut l'empêcher à tout prix d'agrandir la "hernie".
Rappelé à Lérouville, le 13e passe à nouveau sur la rive droite de la Meuse.

25-09-1914 au 13-10-1914
la 16e division attaque Apremont; le 13e RI, qui s'est porté droit sur le village, ne peut briser la résistance de l'ennemi, mais il réussit à prendre position dans une redoute d'infanterie, annexe de la défense de Liouville, établie en lisière de la foret, la "Redoute du Bois Brulé", comprenant deux bastions (bastion nord et bastion Sud ), reliés par une courtine. Cet ouvrage va devenir le pivot de la défense et le point de mire de l'ennemi, qui tire du camp retranché de Metz des ressources inépuisables.
C'est en vain que les bataillons du 13e RI, et aussi ceux du 29e RI, à six reprises, du 26 septembre au 6 octobre, attaquent le bois Jurat (entre la Redoute et Apremont) pour refouler l'ennemi au delà d'Apremont. De son coté, l'adversaire est passé à l'offensive : le 6 octobre, il fait une première tentative infructueuse devant le bastion Sud; puis le 11, il prend à partie le bastion Nord. Son attaque est brisée par le feu des mitrailleuses.
Le lendemain, c'est le bastion Sud occupé par la 11e compagnie, qui se trouve en butte au feu d'une artillerie nouvelle (artillerie lourde autrichienne de calibre 305 mm). Un ouragan d'acier s'abat sur l'ouvrage; tous les abris s'effondrent sous la poussée des projectiles ensevelissant sous leurs décombres, avec le capitaine Tête, la majeure partie de sa compagnie. Le bastion est évacué par les survivants.

13-10-1914 au 03-11-1914
Le 13e RI est relevé et va en repos aux cantonnements à Pont sur Meuse. Il fait partie de la réserve de 8e C.A.

03-11-1914 au 08-11-1914
Le 3e bataillon du 13e RI est pris en partie d’attaquer la redoute du Bois Brulé pour reprendre les tranchées perdues. Le bataillon n’a pas réussi. L’attaque, faite 2 et 3 fois n’a pu aboutir. Le commandant du bataillon, Gésippe, est tué.

08-11-1914 au 27-11-1914
Le régiment continue l’occupation des tranchées sous un bombardement intermittent par l’artillerie allemande. Les troupes, ensemble avec le génie, creusent les boyaux et réparent les tranchées démolis.
Le 25 novembre les allemands attaquent à nouveau. Le 26 au matin pendant une contre-
attaque, le commandant le régiment est blessé grièvement à la jambe d'une
balle qui lui fracasse le tibia et doit passer son commandement. Le 27 novembre nouvelle attaque d l'ennemi dirigée sur la Courtine défendue par le 1e bataillon, dont le chef trouve la mort pendant cette action.



27-11-1914
Le régiment est relevé, il a fait son devoir mais il est épuisé par deux mois de lutte incessante, de durs travaux, de nuits passées sans sommeil. Il a perdu par le feu 35
officiers et 2198 hommes. Ses unités sont désorganisées, certaines compagnies sont commandées par des sous -officiers.
Le régiment va cantonner à Cousances-aux-Bois en réserve d’armée pour se reconstituer.

28-12-1914 au 15-01-1915
C'est en pleine période des combats que le 13e RI est appelé à nouveau en ligne, à la fin du mois de décembre. Il vient garnir les tranchées du Bois Brulé, en face de la Redoute, occupée tout entièrement maintenant par les Allemands depuis le 21 décembre. Jusqu'au milieu de mois de janvier 1915, il va s'employer à de rudes travaux d'organisation du terrain.

15-01-1915 au 29-01-1915
Repos aux cantonnements de Cousances-aux-Bois et Dagonville.

29-01-1915 au 30-03-1915
Le 13e RI quitte ses cantonnements de repos, vient occuper la tranche de la Tête à Vache. L'hiver est maussade et pluvieux; la classe 1914 qui est arrivée depuis peu sur le
front, ne peut résister aux intempéries et la maladie éclaircit ses rangs. Pendant la période du 30 janvier au 30 mars, le régiment fera à la Tête à Vache trois séjours coupés par de courts repos. A plusieurs reprises sont entendues des explosions souterraines qui laissent supposer que l'ennemi construit des abris profonds ou des galeries de mine.

31-03-1915 au 09-04-1915
Le régiment est mis à disposition de la 145e brigade qui opère une offensive dans le bois Le Prêtre. Tour à tour, les bataillons du 13e RI participent aux attaques qui se déroulent dans le "Quart en Réserve", montrant une fois de plus qu'on peut compter sur eux.

09-04-1915 au 15-12-1915
Le régiment fait retour au 8e C.A. et va rejoindre la 15e division. Placé sous les ordres du général Blazer, il doit avec le 29e RI prendre part aux actions offensives qui vont avoir lieu dans le bois d'Ailly, sur un terrain d'allure chaotique. Les 11 et 13 avril ont lieu des attaques des 1 e bataillons et 2e bataillon qui ont pour but de fournir une base de départ en vue de l'occupation de la corne nord-ouest du bois d'Ailly. Puis c'est le 29e RI qui, le 22 avril, exécute une attaque en avant du front tenu par le régiment.
Le régiment à rejoint la 16e division ; il monte en ligne à la Tête à Vache. La guerre de mine bat son plein. Le 10 mai, une explosion se produit devant notre front sans occasionner de dégâts aux tranchées. Par contre le 12, un fourneau de mine explose dans les lignes, bouleversant les tranchées et ensevelissant bon nombre d'hommes de la 12e compagnie du 3e bataillon. La 10e compagnie, qui est en soutient, se porte aussitôt en avant et occupe l'entonnoir
Explosions de mines et camouflets se succèdent jusqu'au 6 juillet 1915
Le 8 juillet 1915 le régiment est relevé par le 29e RI et va successivement occuper la tranche du Bois Brulé et de la Tête à Vache. Mais le bois d'Ailly l'attend à nouveau et, le 15 octobre, le 13e RI est en ligne dans la tranche du bois Mulot qui appuie sa gauche à la Meuse. L'ennemi n'a pas abandonné la guerre de mine et il continue à gratter sous les pieds de nos guetteurs pendant qu’il les harcèle chaque jour par des tirs de grosses torpilles.

Pour le période que Jourdes était avec le 13e RI à Apremont et ses environs, j’ai compté
985 hommes de troupes tués. On peut additionner les plus nombreux blessés.

15-12-1915
Jourdes est passé au 1e Régiment de Zouaves immatriculé sous le nr. 013127. Le JMO du 1e RIZ, 2e bataillon, donne ce jour un renfort d’un lieutenant, 6 sous-officiers, 10 caporaux et 142 zouaves.

16-12-1915 au 01-02-1916
Le régiment occupe le secteur de Canny-sur-Matz. Tout l'hiver 15-16 se passe en travaux dans un terrain difficile. Le Régiment lutte beaucoup plus contre l'eau et la boue que contre l’ennemi peu actif dans ce secteur. En Janvier le Régiment est relevé et cantonne pendant plusieurs jours à Montdidier et environs. Les jours sont utilisés pour instructions au niveau de division, brigade et les cadres du régiment.

01-02-1916
Le régiment quitte brusquement Montdidier pour Coeuvres et Lavercine, en vue de préparations des allemands pour attaquer Verdun en février.

06-2-1916
Jourdes est passé au 2e bis Régiment de Zouaves et immatriculé sous le nr. 018637.
À mon avis c’est une incorporation administrative, parce qu’à cette date le 2 e bis de Zouaves est au front d’Orient à Salonique.
Dans le JMO dus 75e Brigade, c’est noté : « Embarquement à Crepy en Valois des 2 Cies de corps de 1e Zouaves et du 9e Tirailleurs, à destination d’Estrée St. Denis pour y recevoir leur matériel et leurs animaux. Depuis le mois d’octobre le principe était posé par le commandement, de la formation d’une 2e Cie de mitrailleuse de corps par régiment d’infanterie. À la date du 15 décembre 1915, la brigade avait reçu l’ordre de commencer la constitution en personnel de ces compagnies par prélèvement sur les 4 Cies précédemment formez et en demandant au besoin de renforts en spécialistes. Les Cies du 1e Zouaves et du 9e Tirailleurs étaient donc formez en tant que personel. »

Note la date de l’ordre de 15-12-1915 pour commencer la constitution. C’est la même date que Jourdes est incorporé au 1e Zouaves et peut-être il est choisi pour son expérience dans la Foret d’Apremont, ou il était déjà connu avec la mitrailleuse ?

12-02-1916
Jourdes rejoint le 1e Zouaves. Probablement après être instruit à la mitrailleuse. Il est immatriculé sous le même nr. qu’il avait déjà : 013127.

13-02-1916 au 21-03-1916
Le 1e Zouaves cantonne à Laversine, Dommiers, Cutry et Courtanson.
Lorsque le 25 Février l'ennemi déclenchiez son offensive sur Verdun, le Régiment embarqué précipitamment à Villers-Cotterêts, est amené dans la région de SOUILLY.
Le 8 Mars il bivouaque à Fromereville, reçoit quelques bombes d'avions, passe dans le bois Bouchet et Bourrus la nuit du 8 au 9 mars.
Le 9 mars au soir le régiment monte en 1e ligne à Cumières. Ils manquent les abris, tranchées et boyaux. La circulation est presque impossible du jour. malgré la fatigue et le froid les Zouaves organisent sérieusement leurs positions sous un bombardement d’obus.
Jusqu'au 21 mars il se maintient aux lisières Sud du bois des Corbeaux et de Cumières la droite appuyée à la Meuse.
Pertes : tués 78, blessés 227.

29-03-1916 au 08-06-1916
Après un repos à Sermaises-les-Bains le 1e RIZ s’embarque à la gare de Blesmes et débarque le 30 mars à Crépy-en-Valois et va cantonner à Crépy-en-Valois et Rouville.
Le régiment reste là jusqu’au 21 avril.
À cette date le régiment se porte à la lisière sud de la Foret de Villers-Cotterêts et une Cie de mitrailleuses à Haramont.
Le 24 avril le 1e RIZ traverse l’Aisne au pont de Roche pour relever les troupes de la 121e division dans les secteurs 9 et 10 près de Nouvron. Les troupes commencent les travaux d’organisations et de réfections, chaque jour sous un bombardement d’obus de tous calibres. Début juin on commence d’envoyer patrouilles direction les lignes allemandes, pour reconnaitre les travaux d’ennemis.
Pertes : 8 tués, 62 blessés, 2 disparus.

08-06-1916
Jourdes est passé au 1e Régiment de Tirailleurs de Marche et immatriculé sous le nr. 04678.
Le 1e RTM cantonne à Azerailles et Glonville. Depuis le 11 mai le régiment a 1.945 hommes hors de combat, parmi lesquels 13 officiers tués et 20 blessés dans la bataille de Verdun.

09-06-1916 au 09-08-1916
Le régiment va occuper le secteur de Badonviller (Meurthe et Moselle). Le secteur est calme et le régiment reçoit des renforts pour se reconstituer.
Le 1e juillet le 1e RTM est complètement reconstitué et est réorganisé de la façon suivante : 3 bataillons avec chacun 3 compagnies et 1 compagnie de mitrailleuses.
Pertes dans ce période : Tués 21, blessés 95, disparus 1

09-08-1916 au 05-09-1916
Le régiment est relevé et va cantonner dans la région de Baccarat, puis près du camp de Saffais pour les instructions. Manœuvres de régiment, de brigade et de division.
Le 25 aout, le régiment s'embarque à destination de Fouilloy (Oise), puis il est transporté en auto au camp de Célestins, près de Bray-sur-Somme.

06-09-1916 au 12-09-1916
Le 1e RTM arrive dans le secteur du Forest. Le 1e bataillon à la tranchée du Petit Bois, le 3e bataillon organise 2 lignes de tranchées à l’ouest de la tranchée des Cloportes, le 2e bataillon à la tranchée de la Pestilence.
Le 8 septembre le 1e bataillon progresse à la ligne qui sera parallèle de départ au sud-est de la Ferme d’Hôpital en face de la tranchée allemande du Mamelon qu’il devra attaquer le jour J à l’heure H. Distance entre la ligne du départ et la tranchée du mamelon est environ 400 m.
Le 9 septembre le 3e bataillon prolonge à gauche le 1e bataillon en face de la tranchée allemande de Greiz qu’il devra attaquer le jour J à l’heur H.
Les allemandes bombardent continu les tranchées françaises et quelques dépôts de munitions sont détruits.
Pertes : tués 27, blessés 113


Jour de décès

12/09/1916

À 12h30 les premières vagues sortent résolument et en ordre des tranchées de départ (tranchées de la Marne et Guynemer) et marchent droit sur leur premier objectif tranchées de l’Hôpital, Mamelon et Greiz. Elles parcourent une centaines de mètres sans recevoir trop coups de feu, mais tout à coup en s’approchant des réseaux de fils de fer, elles sont prises sous un violent tir de barrage et sous un très meurtrier tir de mitrailleuses. Les pertes sont élevées. La plupart des officiers et beaucoup d’hommes sont mis hors de combat. Mais les pertes n’arrêtent pas les gradés et les hommes restant. Ils traversent les fils de fer et arrivent sur le 1e objectif : tranchée Greiz et du Mamelon.
Après avoir laissé les nettoyeurs de tranchées, le mouvement en avant est repris.

Déroulement de l’attaque du 12-09-1916
À 13 h 30 le 2e bataillon de réserve reçoit l’ordre de suivre le mouvement de la 1e ligne. 2 compagnies marchent derrière le 1e bataillon, 1 compagnie derrière la droite du 3e bataillon.
Un nid de mitrailleuses dans les abris 0047 arrête la marche du 3e bataillon. Le chef de bataillon masquant de centre de résistance avec une compagnie de réserve appuis à gauche et avec le reste de son bataillon continue à progresser. Il arrive au 2e objectif et sans arrêt gagne le 3e objectif : 1252-1252-1154. Il y arrive à 15 heures.
Le 2e bataillon est pris sous des tirs de barrage et est très éprouvé. Il arrive à la tranchée de Mamelon s’y organise et repart sans perdre trop de temps, pour rejoindre la 1e ligne vers 1252.
À 18 heures la route de Béthune- Château Thierry est atteinte et nettoyé des nids de mitrailleuses.
Les résultats de cette journée du 12 septembre : percer le front ennemi sur un front de 800 mètres et sur une profondeur de deux kilomètres.
Les pertes sont lourdes pour le 1e RTM.
Officiers tués 12, blessés 23
Hommes de troupe tués 392, blessés 784

Ce jour Pierre Jourdes est tué à Bouchavesnes. Il avait 30 ans


Citations

Ordre du régiment nr. 61 du 1 mai 1922
« Brave tirailleur d’un dévouement absolu. Tué glorieusement le 12 septembre 1916 à Bouchavesnes en se portant courageusement à l’attaque des positions ennemies, fortement organisées »


Médailles

Croix de Guerre avec étoile d’argent


Inhumation

80- Somme
Commune de Dompierre-Becquincourt
Nécropole Nationale
Tombe 4505

Jourdes est inhumé avec un militaire française inconnu


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

- Archives SHDGR GR 26 N 505 001 0044 T 32e BI novembre 1914
- Plans : SGA-MdH (Base de données du Ministère de la Défense)
- Photographie du lieu d'inhumation : Christian Flammant

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