Fiche matricule de recrutement

FOURNILLON Gustave

08/06/1883 - 08/11/1916

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Informations personnelles

Né le 08/06/1883 à Mhère

Résidant à Mhère

Père : Fournillon Auguste

Mère : Schneider Clémentine

Profession : charpentier

Résidence familiale : Mhère


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxchâtains
Yeuxbleus
Frontordinaire
Nezrelevé
Visageovale
Taille1.67 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule 445, bureau de Cosne. Classe mobilisation 1903

Inscrit sous le nr. 30 de tirage, canton de Corbigny

Classé dans la 1 e partie de la liste. « Bon »


Détail des services et mutations diverses

15-11-1904
Appelé à l’activité pour le régiment de Sapeurs Pompiers. Arrivé au corps le dit jour. Immatriculé sous le nr. 4481. Sapeur 2e classe.

12-07-1907
Envoyé dans la disponibilité. Certificat de bonne conduite « Accordé »

01-10-1907
Passé dans la réserve de l’armée active.

26-09-1910
1e période d’exercices 26/9 au 18/10 au 1e Bataillon de Chasseurs à Pied.

28-05-1912
2e période d’exercices 28/5 au 13/6 au 1e Bataillon de Chasseurs à Pied.

12-08-1914
Rappelé à l’activité suite de mobilisation. Arrivé au corps le dit jour. Immatriculé sous le nr. 0728
Le 1e BCP à cette date a déjà occupé une zone 10 km de la frontière depuis fin juillet 1914 en couverture.
Ce n’est pas claire que Fournillon est arrivé au front cette date ou au dépôt du 1e BCP à Troyes.

14-08-1914
Premier combat du 1e BCP au Plain Saint-Blaise et la vallée de la Bruche.
A la nuit, le Bataillon a balayé tout le plateau et pousse jusqu'en avant de Diespach.

19-08-1914
Départ de cantonnement à Thomasthal et marche sur Trois-Fontaines suit occupation du terrain 500 m. est de Drei-Brunnen face à Sitifort et Freiwald. Après une attaque allemande le bataillon se replie.

23-08-1914
Combat de Brémenil

24-08-1914
Combat de Pexonne et passage de la Meurthe. Le Bataillon se repli de nouveau direction St. Barbe.

30-08-1914
Attaque au Col de la Chipotte. L’action s’engage à 6h. À 7h le 1e BCP passe en 1e ligne pour remplacer le 17e BCP à court de munitions. Le mouvement s’exécute sous un feu très violent de mitrailleuses. On se fusille à moins de 200 m. Les allemands sont très fortement retranchés. À 18h après une contre attaque à la baïonnette l’ordre est donné de rompre le contact et le 1e BCP gagne le cantonnement de Fraipertuis.
Pertes : tués 45, blessés 118, disparus 15.

31-08-1914 au 04-09-1914
Le 1e BCP attaque de nouveau le Col de la Chipotte. À 17h 2 Cies du bataillon sont engagés. La situation à 20h reste stationnaire et le 1e BCP bivaque sur ses positions. Le 1, 2 et 3 septembre le même dispositif

05-09-1914
Le bataillon quitte à 6h les tranchées qu’il occupe à 200 m des positions allemandes. Le mouvement s’exécute homme par homme sans éveiller l’attention des allemands. Cantonnement à Frémifontaine.

09-09-1914
Après embarquement à Épinal pour la Champagne le 1e BCP pénètre dans le Camp de Mailly et commence la poursuite. Il talonne les allemands à Sompuis, Cernon et Bussy-le-Château sous un bombardement violent de l’artillerie ennemie, resté en arrière-garde.

13-09-1914
Le 1e BCP occupe Suippes et la crête 160 un kilomètre Nord.

15-09-1914 au 01-10-1914
Le bataillon se heurte aux positions solidement retranchées de l'ennemi devant la ferme des Wacques. Au prix de pénibles efforts, le Bataillon s'établit à proximité des lignes allemandes; il les entame au moulin de Souain. Sous le feu de l’artillerie ennemie et les attaques d’infanterie allemande c’est nécessaire de se replier.

03-10-1914
Embarquement à St. Hilaire au Temple en chemin de fer. Trajet par Châlons-Épernay-Paris-Clermont-Amiens-Etaples jusqu'à St. Pol.
C'est la course à la mer, les allemands prolongeant sans cesse leur aile droite ne sont contenus que par quelques éléments de cavalerie.
La Division gagne rapidement la ligne de feu Ablain-Saint Nazaire-Carency. Le 1e BCP s'établit le 6 octobre au Bois de la Haye.

01-11-1914
Une forte offensive allemande est déclenchée depuis quelques jours dans la région d'Ypres. Le 1e BCP est transporté en toute hâte en Belgique.
Dès son débarquement, le Bataillon gagne une position de soutien immédiate à Groote-Verstraet. En avant, la bataille fait rage sans arrêt, l'artillerie allemande est formidable. Le 5 Novembre les Chasseurs établissent la ligne de défense dans le bois de la Kapellerie, face à
Wytschaete. Les conditions sont particulièrement dures, les obus de tous calibres, tombent sans arrêt. Les attaques d'infanterie allemande en unités compactes se succèdent, toutes sont brisées avec des pertes énormes pour l'ennemi.

15-11-1914
Après une activité incessante de trois mois et demie, le 1e BCP va pour la première fois connaitre le repos.
Après un passage sans incident aux tranchées de première ligne à Zonnebeke, le Bataillon passant par Popéringhe rejoint la France. Il cantonne à Saint-Sylvestre, Fouquereil et Nœux-les-Mines.

01-12-1914
Commence d’une période alternative de repos et de première ligne aux tranchées de Notre-Dame de Lorette. Les lignes sont calmes, on observe seulement à partir de février l'entrée en action croissante chez l’ennemi, des engins de tranchée (grenades, bombes diverses) auxquels le 1e BCP répond faiblement.

03-03-1915
Les Allemands ont attaqué la première ligne sur le plateau et en ont pris une partie. La contre-attaque est ordonnée immédiatement.
Le Bataillon reçoit sa mission particulière et se porte à proximité de son objectif. Les conditions sont défectueuses: un seul boyau peut servir de cheminement. Pendant deux jours toutes les tentatives sont
arrêtées et rejetées dans le boyau avec de lourdes pertes.

09-05-1915
Début de l’offensive Français sur tout le front. C'est sur les Ouvrages Blancs, fortins solidement organisés par les Allemands à côté d'Angres, qu'aura à agir le 1e BCP.


Ouvrages Blancs



15-05-1915 au 28-05-1915
Le 1e BCP attaque à midi les Ouvrages Blancs avec 2 pelotons. Une fusillade allemande les cloue immédiatement sur place. On a fait quinze mètres à peine, la presque totalité des deux pelotons est fauchée.
Cependant on essaye encore d'avancer. Le 25 mai l’attaque est reprise.
On prend pied dans l'ouvrage. Le terrain conquis n'est pas large,
mais il tenait à cœur aux Allemands et il va couter cher à garder. Les compagnies qui y passent sont sans défense contre un bombardement
incessant de canons et d'engins de tranchées qui les prennent de flanc.
Le 28 mai l’Ouvrages Blanc était perdu.
Pertes dès 15-05-1915 :
Tués 74, blessés 402, disparus 69

16-06-1915 au 19-06-1915
Cantonnement à Barlin. Le 1e BCP relève le 280e RI dans le secteur de Noulette. Le Xe Armée reprendre son attaque d’ensemble sur les positions allemandes, attaque commencé le 9 mai. Le 1e BCP a pour mission de s’emparer de la partie Est de la tranchée des Saules, la tranchée en V et de sauter rapidement le Boyau d’Angres.
L'encadrement était très faible. Des officiers tombent avant le déclanchement de l'attaque, si bien qu'il ne reste même plus autant de sous-lieutenants que de compagnies. Après l'explosion d'une mine, les chasseurs s'élancent avec un entrain superbe, mais ils tombent en
masse avec leurs chefs. L'ennemi ne peut être abordé. Deux heures après, d'autres chasseurs passaient à leur tour le parapet, mais sans plus de succès. Avec l’aide du 10e BCP, 3e BCP et les troupes du 48e Division d’Infanterie s’est possible d’occuper les tranchées des Saules et la tranchée en V.
Le 18 juin au matin un drapeau blanc est aperçu sur la tranchée allemande. Pour communications avec les allemands on a enroulé une lettre autour un caillou qui est lancée dans la tranchée allemande. Le soir vers 20h30 un officier allemand se présente et propose la reddition de la garnison de la tranchée à condition qu’on laisse la vie sauve aux prisonniers et qu’on promette de relever les blessés. Parole est donnée.
Pendent 3 journées très dures le bombardement a été intermittent et très violent. Pertes pendent cette période :
Tués 106, blessés 505, disparus 60



07-07-1915
Un coup de main sur une poste écoute allemande avec grenadiers, la
5e compagnie du 1e BCP et un peloton de cuirassiers a échoué et coute la 5e Cie 1 officier et 50 hommes dont 30 tués et 5 disparus.

08-07-1915
Attaque des allemands sur la 1e ligne par fantassins ensemble avec un barrage d’artillerie de toutes calibres. Ils sont repoussés.
Pertes : tués 27, blessés 51

20-07-1915 au 11-09-1915
Fin de la « Brigade Bleue » Le 1e BCP va ensemble avec le 31e BCP et le 158e RI former la 86e Brigade d’Infanterie.
Le 1e BCP est réorganisé et reçoit deux fois un renfort de 200 hommes.
Le 31 aout l’effectif du bataillon est de 31 officiers et 1591 hommes.
Instruction surtout le lancement de grenades est poussé très activement. Il est formé des groupes spéciaux de grenadiers, 32 dans chaque compagnie.

11-09-1915
Fournillon est passé au 158e Régiment d’Infanterie, 2e Compagnie de Mitrailleuses. Matriculé sous le nr. 014114.
Le 158e RI cantonne, comme le 1e BCP à Barlin. Je n’ai pas trouvé le raison, mais dans les J.M.O. je trouve beaucoup de mouvements personnels entre les unités de la 86e Brigade d’Infanterie.

25-09-1915 au 27-09-1915
Le 158e RI attaque le Bois en Hache à 2h15. Après avoir enlevé trois lignes de tranchées et capturé de nombreux prisonniers, il obéissait à l'ordre de s'arrêter. Cependant sa situation devenait critique : les corps voisins n'ayant pu progresser, il était lui-même très en flèche et menacé d'être
encerclé. Obligé de céder du terrain, il le fit pas à pas, avec un calme et une discipline admirables. Le 2e bataillon se fit particulièrement remarquer : pendant 50 heures, réduit à une poignée de braves, il défendit la tranchée des fils de fer contre les assauts les plus furieux.
Pertes dans 3 jours :
Tués 54, blessés 342, disparus 99

09-03-1916 au 17-03-1916
Le 158e RI est engagé à Vaux dans la bataille de Verdun. Du 12 au 16 mars, le bombardement augmente sans cesse d'intensité: dans la journée du 16, 10000 obus de tous calibres tombent sur la première et 2 e ligne. Les maisons du village de Vaux s'écroulent : des officiers et des soldats sont écrasés dans leurs abris. Enfin, dans la nuit du 16 au
17 à 20 h35 et à 0h15 deux attaques sont lancées par l’ennemi
tendant à encercler le village de Vaux. Elles sont repoussées par le 1e et le 3e Bataillon.
Les pertes du Régiment, pendant cette période :
20 officiers et 618 hommes. i

31-03-1916 au 05-04-1916
Après une courte période de repos relatif, le 158e RI remontait en
ligne. Pendant la relève, fut tué le Chef de Btn qui commandait provisoirement le Régiment. Cette période fut marquée par de nouvelles et plus furieuses attaques dans Vaux. Un bataillon s'y défendit jusqu'à la mort.

13-08-1916
Le 158e RI débarque à St-Omer-en-Chaussée, non loin de Beauvais. Quelques jours sont nécessaires à l'instruction: car des engins
nouveaux sont mis en action, des méthodes nouvelles sont
appliquées (fusil-mitrailleur, liaison par avions, barrage roulant.) et il importe de les bien connaitre.

04-09-1916 au 06-09-1916
Le 158e RI attaque entre Soyécourt et Vermandovillers, à gauche le 1e bataillon enlève les tranchées ennemies sur une profondeur de 1500
Mètres. À droite le 3e bataillon progresse également en dépit d'une
résistance acharnée. La nuit du 4 et la journée du 5 se passent en furieuses contre-attaques, mais le 158e RI tient.
Le 6, attaque en liaison avec le 1e BCP, le 3e Bataillon prend le Bois du Page. Le 2e Bataillon, malgré de violents feux de flanc, fait une progression de 600 mètres des tranchées N. E. de Vermandovillers.
Bilan : 400 prisonniers, 9 mitrailleuses, 1 lance-bombes et un matériel énorme.
Pertes : 17 officiers et 537 tués ou blessés.

11-10-1916 au 07-11-1916
Après quelques jours de repos et d'instruction, le 158e RI reprend le
secteur à Ablaincourt Sucrerie, 1 bataillon en 1e ligne, 1 bataillon de soutien et 1 bataillon à Fauconcourt en réserve.
Le 7 novembre il attaque le Cimetière d'Ablaincourt. L’attaque se déclenchait à 9h55. Malgré un violent tir de contrepréparation exécuté
sur les tranchées de départ, le 2e et le 3e Bataillon enlèvent d'un seul bond leur premier objectif. La lutte est particulièrement âpre aux abords du Fort de Crimée et dans le Cimetière. Les pertes sont lourdes.


Jour de décès

08/11/1916

Source : le JMO du 158e Régiment d’Infanterie
« La journée du 8 novembre fut particulièrement pénible. Dès le matin l’artillerie lourde ennemie déchainait sur nos nouvelles positions, un feu épouvantable sous les rafales de 105 et 150. Les tranchées sont presque complètement nivelées. Beaucoup d’hommes enterrés et les compagnies perdirent la moitié de l’effectif en ligne. La 7e et la 5e particulièrement éprouvées furent relevées dans la nuit du 8 au 9. La 7e par la 6e et la 5e par la 3e.
Un peloton de mitrailleuses de la 1e Cie vient relever un peloton de la 2e Cie qui avait été décimé. »

C’est aussi Fournillon qui était dans ce 2e Cie de Mitrailleuses décimé. Il tombe sur le champ de bataille à Ablaincourt (Somme) le 8 novembre 1916 à 20h30 à l’âge de 33 ans.

Pendent les journées des 7, 8 et 9 novembre 1916 le 158e RI a perdu
9 officiers et 361 hommes de troupe tués ou blessés.


Citations

« Soldat brave et dévoué. Mort pour la France le 8 novembre 1916 à Ablaincourt. » J.O. du 29-05-1921


Médailles

Croix de guerre avec étoile de bronze.


Inhumation

Lieu d’inhumation pas trouvé


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

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