Fiche matricule de recrutement

CAMUZAT Paul

06/06/1882 - 30/10/1918

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Informations personnelles

Né le 06/06/1882 à Mhère

Résidant à Mhère

Père : Camuzat Claude

Mère : Feraud Jeanne

Profession : cultivateur

Résidence familiale : Mhère


Signalement
Données à caractère physique :
Cheveuxchâtains
Yeuxmarrons
Frontordinaire
Nezlong
Visageovale
Taille1.68 m
Poids kg

Recrutement

Fiche matricule 534, bureau de Cosne, classe de 1902

Inscrit sous le nr. 59 de tirage de canton de Corbigny

Classé dans le 1ere partie de la liste: "Bon"


Détail des services et mutations diverses

15-11-1903
Appelé à l'activité pour le 109e Régiment d'Infanterie. Arrivé au corps le dit jour. Immatriculé sous le nr. 7431. Soldat 2e classe.

08-04-1904
Reformé temporairement par la commission spéciale de Cosne pour pleurésie sèche et bronchite suspecte à droite. N'est pas tenu de justifier d'un certificat de bonne conduite

03-03-1905
Congé renouvelé par la Commission Spéciale de Cosne.

07-03-1906
Congé renouvelé par la Commission Spéciale de Cosne.

01-10-1906
Passé dans la réserve de l'armée

15-03-1907
Reformé nr. 2 par la Commission Spéciale de réforme de Cosne pour "bronchite suspect"

19-12-1914
Classé dans le service d'armée par le conseil de révision du département de la Nièvre (décret de 09-09-1914)

19-02-1915
Incorporé à compter de cette date au 156e Régiment d'Infanterie.

21-04-1915
Parti aux armées. Passé au 356e Régiment d'Infanterie. Immatriculé sous le nr. 0034073.

26-04-1915
Paul Camuzat arrive au front avec un détachement de renfort compose de 2 officiers, un adjudant, 5 sergents, 2 caporaux et 118 hommes, venant du D.C. 156/356
Le JMO ce jour signale: "A la suite des cas d'oreillons constaté au 5e bataillon parmi les hommes venant du D.C. 156/356, 430 hommes des renforts précédents et du renfort de ce jour sont isolés à Blenod les Pont-à Mousson, et soumis à une quarantaine sévère.

27-04-1915 au 20-07-1916
A cette date le 356e R.I. occupe les tranchées du Bois le Prêtre, un massif forestier situé sur la commune de Montauville à quelques kilomètres à l'Ouest de Pont-à-Mousson, (Meurthe-Moselle)
La vie existe de violents combats avec les Allemands, attaques, bombardements et essaies de gagne terrain dans les secteurs dit Quart en Reserve, Haut de Rieupt, Carrières et le tranchée de Vilcey. Tous les jours les mines et obus s’écrasent sur les différents secteurs. Les pertes dans ce période sont énormes. Par exemple le 6e bataillon a perdu à un seul jour le 1e Juin 1916 : 250 hommes.

20-07-1916 au 10-08-1916
Le 20 juillet 1916, le 356e est transporté au camp de Saffais où, jusqu'au 10 août, il procède à l'instruction des cadres et de la troupe, à l'amalgame des renforts et à l'entraînement progressif de ses unités par des exercices et des manœuvres fréquents et bien étudiés.

11-08-1916
Le 356e R.I. embarque à Ludres pour la région de Verdun.

28-08-1916 au 01-01-1917
Le 356e R.I. relève les bataillons du 346e R.I. dans le secteur de la Laufée et de la tranchée du Chenois-la-Montagne; la C. H. R. et un peloton forment la garnison de sûreté du tunnel de Tavannes. L'artillerie allemande est très active; elle tire sans arrêt sur la sortie est du tunnel, la fontaine de Tavannes et plus particulièrement sur les premières lignes encore insuffisamment organisées;
Le 11 septembre, le 356e est relevé; il se rassemble à Belrupt. Après un court repos à Combles et Véel, près de Bar-le-Duc, il est transporté par voie ferrée aux environs d'Azerailles, Pettonville et Fréménil.
D'octobre à Noël, il tient le secteur de Blémerey, Domèvre et Marainviller; l'automne finit en pluies glaciales et l'hiver s'annonce rigoureux; pendant près de trois mois, la brume cache sous son suaire les landes immenses couturées de tranchées et, dans ce paysage de misère où toute activité guerrière semble épuisée, le 356e, par un froid très vif, monte la garde en terre lorraine.

01-01-1917 au 27-05-1917
le 356e R.I. relève les éléments de la 5e D. C. dans le secteur de Laneuveville-aux-Bois, Croix-Bastien et Grande-Taille, en forêt de Parroy. Il est chargé de tenir les centres de résistance d'Emberménil, des Arrieux, de Gouteleine et les ouvrages des Bouleaux. Il travaille avec une activité inlassable à l'entretien des tranchées, des réseaux
de fils de fer, des boyaux et des voies de communication, à
l'amélioration des abris et des sapes; c'est la période calme où les bombardements quotidiens à heure fixe n'éveillent l'attention et ne provoquent une surveillance plus active que lorsque leur intensité habituelle s'énerve et s'accroît; où les combats d'avions au-dessus des lignes, suivis d'en bas avec des yeux passionnés, rompent la monotonie de la garde au créneau; où les corvées et les relèves se succèdent avec
une exaspérante régularité.
C'est aussi celle des coups de main où, de part et d'autre, les adversaires cherchent des renseignements et veulent des prisonniers que les timides patrouilles sortant chaque nuit ne peuvent ramener.
Après une quinzaine de jours passés au repos à Marainviller, Manonviller et Crion, le régiment reprend ses positions de première ligne en forêt de Parroy.

27-05-1917
Le 356e R.I. est relevé par les régiments de 15e Division d’Infanterie Coloniale et est dirigé sur le camp de Saffais pour une période d’instructions et manœuvres

04-06-1917
Paul Camuzat est promu soldat 1e classe.

20-06-1917 au 01-07-1917
Le 356e R.I. embarque à destination de Verdun; le 24, il fait la reconnaissance du secteur d'Esnes et, le lendemain, il relève les bataillons du 143e R. I. sur les pentes sud du 304. Les Allemands se montrent très actifs sur cette partie du front; chaque jour les tranchées avancées luttent à la grenade, à la torpille et à la mine; l'ennemi est agressif et l'usure des adversaires est grande.
Le 29 juin les Allemands attaquent sur tout le front Mort-Homme--cote 304; devant le régiment, les assaillants débouchent dans leur propre barrage; les premières vagues sont constituées de « Stosstruppen» et de «Flammenwerfer» les Allemands ont submergé entièrement
les tranchées avancées et atteint la ligne de soutien; le terrain a été complètement aplani par le bombardement.
Les pertes sont très lourdes: 30 tués, 227 disparus, 105 blessés.

01-07-1917 au 10-08-1917
Après un court repos à Autrecourt (Meuse) où il panse ses blessures, se reforme et se ré entraîne, le régiment est mis à la disposition de la 63e
D. I. et est employé à des travaux au bois Bourrus et au Mort-Homme. Fin juillet, il est transporté dans la région de Belfort.

10-08-1917 au 19-05-1918
Le 356e R.I. entre en secteur dans la zone de Pfetterhausen, Seppois-le-Bas, Courtelevant dans l’Alcase. L'année s'achève dans l'activité passive des coins calmes: travaux de réfection et d'entretien des terrassements, gabionnage des boyaux que la neige fait ébouler, coffrage des abris en construction, renforcement des réseaux. Les deux lignes, face à face, semblent engourdies par l'hiver et se guettent, haineuses et résignées, en attendant que le printemps revenu sonne le réveil agressif et meurtrier. Au commencement de l'année 1918, le 356e tient encore son secteur d'Alsace et attend la lutte. Chaque jour, des reconnaissances offensives sont poussées sur divers points, jusqu'aux lignes ennemies et rapportent de précieux renseignements. De leur côté, les Allemands gênent les travaux en exécutant nuit et jour des tirs de harcèlement et en bombardant à gaz la région de l'Entre-Largue. Ils font également de la contre-batterie sur le bois de Gobenwald. Le 29 mars, à 11 heures, à la suite d'une violente préparation, ils font un coup de main sur l'Entre-Largue. Pris sous le feu des mitrailleuses et des fusils mitrailleurs, ils sont obligés de refluer en désordre dans leurs tranchées.

19-05-1918 au 29-05-1918
Embarquement du 356e R.I. à Fontaine (Alsace) à destination de la Somme. Il arrive à Serqueux le 21 mai et se porte, par étapes de nuit, à Fourdrinoy et Saisseval. Jusqu'au 27 mai, l'instruction est poussée à fond dans les unités qui s'exercent aux manœuvres en liaison avec les chars d'assaut.

30-05-1918 au 26-07-1918
Le régiment est enlevé en camions et transporté rapidement dans la région de Château-Thierry. Après un voyage harassant de près de vingt heures, il est débarqué en pleine nuit, à la ferme Paris, à 10 kilomètres à l'ouest de Château-Thierry. Les Allemands lancent une grande offensive.
Placé immédiatement sous les ordres du général commandant le 21e C.A., il est jeté dans la bataille; la ruée allemande doit être endiguée coûte que coûte. Le 6e bataillon reçoit mission de tenir à tout prix le bois des Brulits; le 5e bataillon défend le village de Vaux et le 4e bataillon se bat dans Château-Thierry. Le 1er juin, les Allemands déferlent vers la Marne à la faveur des champs de seigle et des fermes abandonnées. Le 356e fait front alors sur la ligne ferme du Triangle–Vaux–Château-Thierry. L'ennemi, non contenu, poursuit sa marche et vient se heurter à ce nouveau front. Il s'est emparé du village de Bouresches défendu par des détachements du 5e bataillon qui lui ont causé des pertes sévères. Pendant deux jours, la bataille fait rage et les Allemands ne peuvent percer les lignes du régiment. Ils stoppent et se terrent devant la résistance désespérée des trois bataillons.
Le 1e juillet, le régiment bivouaque aux environs de Montreuil-
aux-Lions; du 2 au 14, il est placé en réserve d'armée, au sud de Château-Thierry. Le 356e est alerté depuis le 13 et se tient prêt à intervenir; dans la matinée du 15, il marche sur Condé-en-Brie. Le repli allemand commence sous la pression des reconnaissances que le régiment lance dans le bois de Condé. Le 19, les villages de Saint-Agnan et de Saconnay sont délivrés. Le 20, les 5e et 6e bataillons, par une action énergique, enlèvent la totalité du bois de Condé et débouchent sur les pentes sud de la Marne. Le 23 juillet, le régiment attaque la ferme de La Boulangère et le carrefour du Gros-Chêne. Les Allemands se sont solidement retranchés; leurs groupes de mitrailleurs se sont implantas au terrain et créent autour d'eux une zone continue de mort. Les compagnies de première ligne sont arrêtées par un réseau complet et profond de feux et ne peuvent chasser l'adversaire de sa position inabordable. A 14 h 30, un nouvel assaut est ordonné, après une préparation de quinze minutes, par les batteries de gros calibre, mais l'élan des unités assaillantes se brise devant une résistance fanatique. A 20 heures, une troisième tentative est faite. Le bataillon FROMÀNTIN essaie par infiltration et en utilisant au maximum les cheminements favorables de bousculer l'ennemi, mais ses patrouilles sont clouées au sol par des tirs meurtriers. Les pertes du régiment sont élevées, la fatigue des hommes est extrême. Le 24 juillet, à 8 heures, après une nuit énervée et fatigante, les 5e et 6e bataillons renouvellent leur attaque, l'impétuosité est telle que les Allemands cèdent et se replient en abandonnant des prisonniers et des mitrailleuses. L'exploitation de ce succès est alors poussée à fond et les compagnies de première ligne atteignent leurs objectifs: la ferme de La Boulangère et le carrefour du Gros-Chêne sont dépassés. Des détachements sont poussés en avant sur tous les chemins et layons de la forêt, à la poursuite de l'ennemi.

26-07-1918
Le 356e est relevé et se rend à Fontenelle, Villemoyenne et Bailly, où
il est placé en réserve d'armée. Les pertes du période 30 mai à 26 juillet sont :
Tués : 124, Blessés : 705, Disparus : 190

25-06-1918 au 19-09-1918
le 356e occupe le secteur de Vauquois. Il relève, le 26 août, le 18e R. I., dans le G. R. de Florimont et harcèle chaque jour par ses patrouilles la garnison ennemie. Le 9 septembre, à 4 heures, par une obscurité complète, les Allemands tendent une embuscade dans le boyau Couffinal, un groupe de la 17e compagnie l'évente, la met en fuite et lui capture des prisonniers.

20-09-1918 au 05-10-1918
Le 20 septembre, le régiment est transporté en Champagne où la bataille est acharnée; le 3 octobre, il arrive à Sommepy où l’ennemi résiste éperdument; après une marche pénible, les bataillons prennent leur dispositif d'attaque à 1.500 mètres au nord de la localité; le 6e bataillon, à 9 h 30, bondit sur les positions adverses, malgré un feu roulant d'artillerie et de mitrailleuses. Il enlève des tranchées de haute lutte, mais son mouvement ne peut être continué, en raison des pertes trop lourdes. Le 4 octobre, l'engagement est repris avec une vigueur nouvelle; l'ennemi inonde le terrain de gaz vésicants; le bombardement redouble de fureur et empoisonne le sol d'ypérite dont la vapeur sournoise et invisible s'attache aux vêtements et brûle les poumons, les yeux et la peau; dans cette atmosphère infectée, les compagnies d'assaut se battent énergiquement; la crête d'Orfeuil est conquise; sans trêve, obus explosifs et toxiques s'abattent sur les premières vagues; héroïquement, elles font tomber l'un après l'autre tous les centres de résistance sur le terrain ravagé par la mitraille et arrosé d'une pluie de balles.

05-10-1918
Source J.M.O. du 356e R.I. :
Nuit relativement calme.
En exécution de l’ordre général nr. 71, le 4 e bataillon quitte à 4 h 45 l’emplacement qu’il occupe pour ce porter en renforcement du 345e R.I. et à la disposition du Lt. Colonel Rozier. Le reste du régiment se porte de nouveau à l’attaque à 11 heures après une courte préparation d’artillerie. L’ennemie résiste toujours avec la dernière énergie et de nombreux feux de flanquement provenant notamment de R34 et R36 rendent notre progression des plus pénibles. Néanmoins le 6e Bataillon parvient jusqu’à la voie ferrée. A 12 heures la 22me Cie a capturé à elle seule, 39 prisonniers dont 8 sous-officiers.
L’attaque est arrêtée par un réseau de fil de fer intact au Nord de la route Orfeuil-Médeah. La 18me Cie est toujours en liaison avec le 367e R.I. Sous les coups trop courts de notre artillerie, elle a du se reporter légèrement en arrière. Le dispositif du 6e Bataillon est le suivant : la 23me Cie à droite se trouve dans la tranchée boche au nord de la route. La 21me Cie est arrivée à la voie ferrée. La 22me Cie est établie en liaison entre la 23me et la 21me.
A 15 h 40 un violent bombardement par obus de gros calibre sévit sur nos lignes. A 19 heures une contre-attaque boche, cherchant à déboucher de R35 est arrêtée net par nos feux d’infanterie sans avoir pu aborder nos lignes. Le 4e Bataillon a été très éprouvé par un tir ennemi d’enfilade en rejoignant le 346e R.I.

Les pertes de ce jour sont : 18 tués, 82 blessés et 2 disparus.
Un des blessés est Paul Camuzat de la 23me Cie.



Paul Camuzat est atteint par une balle au flanc droite. Il est évacué sur Souain (poste de triage) par La Groupe de Brancardiers du 73e Division d’Infanterie.

06-10-1918
Camuzat est transporté par ambulance 10/13 et arrive au Ambulance 2/22 H.O.E. à Vatry. Diagnostic d’entrée : plaie flanc droit. Cause : balles.

25-10-1918
Dirigé à l’hôpital de Troyes.


Jour de décès

30/10/1918

Ce jour Paul Camuzat est décédé à treize heures à l’Hôpital Complémentaire nr. 1 à Troyes. Agé de 36 ans, célibataire.


Citations

Néant


Médailles

Néant


Inhumation

Pas trouvé un lieu d’inhumation. Probablement à Mhère


Crédits & Sources

Informations sur les sources :

Archives SHDGR GR 26 N 760 013 0086 T

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